‹ La céramique industrielleChapitre 103 sur 182 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

ÏIÎUUES CUITES.

pesant .\oo^s. Un jeu de cames produit l'élévation et la chute des moutons, une autre combinaison conven;ible détermine l'emplissage et le mouvement automatique des moules.

Cerlaines terres à briques peuvent être directement pressées sans aucune préparation ni addition d'aucun élément. La plasticité de ces terres est faible, la texture est lâche; frottée entre les doigts la masse ne manifeste pas d'adiiérence, elle s'émietle facilement au contraire. Néanmoins, pressée convenablement, elle donne des briques suffisamment solides pour être manœu-

vrées à l'état cru. La presse employée est du même type qu(> celle que nous avons précédemment décrite (/^^. 91). L'équijie comprend un ouvrier qui, armé d'une lame, analogue à une plane, fait tomber la terre devant lui. Dans sa chute la terre, dont les molécules sont peu adhérentes, tombe à l'étal de poudre; un deuxième ouvrier charge à la pelle les moules de la presse et un troisième donne la pressée. Un gamin emporte les briques et les dispose en haie. La cuisson se fait à la volée.

Une équipe, composée comme celle que nous venons d'indiquer, fait de 75oo à 8000 briques dans une journée de 10 heures.

Le pressage à sec, qui a rencontré pendant longtemps de

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sérieuses difficultés, semble être maintenant au point voulu pour bien se comporter. Nous preiulrons, comme exemple de fabrication, le procédé, imaginé par M. Czerny et appliqué par lui à Unter-TIiemenau (Autriche).

L'argile est d'abord laminée dans une paire de cylindres garnis de pointes. A la sortie de l'appareil un élévateur emporte la terre dans un séchoir où elle se sèche complètement en 8 à lo minutes. Du sécboir l'argile sèche, mais encore chaude, passe dans un réfrigérateur. L'argile refroidie est additionnée de quelques centièmes d'eau et cette quantité de liquide à ajouter est dosée de manière à obtenir un mélange convenable pour le façonnage. L'argile mouillée est transportée mécaniquement au moyen d'une vis limaçon dans un désintégrateur

Fig. 112.

qui détermine un mélange complet de la terre avec l'eau et donne à la masse de l'homogénéité. Il sort du désintégrateur une poudre homogène qu'un élévateur entraîne dans un blutoir rotatif. La poudre que laisse passer ce dernier appareil est introduite alors dans des presses hydrauliques pour le façonnage. La cuisson peut êlre effectuée immédiatement après le façonnage La presse employée par M. Czerny travaille automatiquemeni,

elle donne à peu près looo briques à l'heure. Celle presse est placée au-dessous d'un silo dans lequel vient tomber l'argile pulvérisée. Pour obtenir la pression nécessaire à ce genre de fabrication, il faut une presse hydraulique (').

Le succès de l'opération dépend de quatre données qu'il faut connaître pour chaque sorte d'argile employée : humidité, dimensions des grains, intensité de la pression à exercer et durée pendant laquelle elle doit être maintenue. Si l'on a soin d'étudier les conditions à remplir, on peut avoir une fabrication régulière et très satisfaisante sous le rapport de la forme et de la structure des produits.

Le procédé de pressage à sec a l'avantage, sur le façonnage en pâte plus ou moins molle, de permettre d'employer des terres à briques telles qu'on les trouve sans addition de corps amaigrissants. Cette adjonction de corps antiplastiques dans la pâte diminue les qualités des produits, les briques à base d'argile seule étant préférables.

Les frais d'exploitation pour le pressage à sec sont moins élevés qu'avec le façonnage en pâte molle.

Il n'y a d'avantage à employer le pressage à sec que pour une production annuelle d'au moins trois millions de briques. Toujours d'après l'auleur on peut évaluer les frais des deux procédés à 8900 marks (iii25f') pour le façonnage en pâte molle et 6800 marks (85oof'-) pour le pressage à sec, soit une économie de 2100 marks (2625^' ).

Il est difficile de se prononcer encore sur la valeur de ces affirmations; entons cas, dans les congrès de fabricants de terre cuite tenus depuis quelques années, le représentant de ce procédé en Allemagne, M. Matern, est venu donner de bons renseignements sur le fonctionnement du pressage à sec.

Pour toute la fabrication de 10000 briques par jour une équipe de 4 ouvriers suffirait.

La durée de la transformation de l'argile depuis la glaisière jusqu'à l'entrée dans le four est de 4 heures.

(') Pour la description de cotte presse, on peut consulter Dummler, Ziegelfabrihation, p. 249.

TUILES

Le procédé a été appliqué avec succès à des argiles grasses et à des limons sablonneux.

Briques poreuses. — On obtient des briques légères de grande porosité en ajoutant à la terre à briques des débris de charbon, de la sciure de bois, de la tourbe, en résumé des matières combustibles. Pendant la cuisson ces substances se consument et laissent des vides naturellement.

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