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CHAPITRE VI

FAÇONNAGE

Avant de décrire les différents procédés de façonnage nous ferons remarquer que, pour réaliser une copie d'un modèle de dimensions données, il est nécessaire de connaître quelques renseignements préliminaires.

Par suite du retrait de la pâte, une copie d'un objet pris comme type sera plus petite que l'original, si la copie a les mêmes dimensions que lui. Il est donc nécessaire de tenir compte, dans le façonnage, de la diminution de grandeur des pièces après dessiccation et cuisson. Il faut construire alors un modèle qui puisse servir à contrôler la fabrication et qui soit de dimensions telles que les pièces crues, de même grandeur que lui, aient après cuisson les proportions désirées.

Quand le retrait est connu, il est facile, au moyen d'une construction graphique simple, de déterminer les dimensions à donner au modèle destiné à élablir la fabrication d'un objet de grandeur donnée. Par exemple, prenons un point A sur une ligne droite horizontale, élevons en ce point une perpendiculaire AC et menons par un point I) de cette nouvelle droite une parallèle à AB. Portons maintenant sur AB une longueur AE, représentant la hauteur d'un cylindre de pâte crue, et une longueur I)F, figurant la hauteur du môme cylindre de pâte, mais cuit. La ligne EF prolongée coupe AC en 0. De 0 toute sécante, comme on le sait, déterminera sur les parallèles AB, DF des segmenis proportionnels aux longueurs AE et AF. Si l'on veut connaître maintenant la hauteur à donner en cru à un objet devant avoir une hauteur déterminée /«, une fois cuit, il suffit de porter sur

l58 CIlAl'JTltE VI. — FAÇONNAGK.

AD, DG==i/i et de joindre GO. Le point H, obtenu sur AB en prolongeant OG, détermine un segment AH donnant la longueur convenable.

Fig. 37.

Comme le retrait dans le sens vertical se trouve supérieur au retrait dans le sens horizontal, on devra tenir compte de ce fait et faire deux séries de déterminations. Avec un cylindi c dont on mesure, avant et après cuisson, la hauteur et le diamètre, on obtient aisément la valeur du retrait dans ces deux directions.

Les propriétés des sécantes, des triangles semblables, des faisceaux anharmonif|ues permettent de trouver d'autres solutions graphiques sur lesquelles nous n'insisterons pas.

On peut aussi calculer les dimensions naturellement. La détermination du retrait devient plus compliquée quand il s'agit d'une forme présentant des courbures. Il faut alors se faire une idée de la déformation de la courbe en prenant les tangentes en certains points et en examinant les points d'inflexion. Ce résultat ne s'obtient qu'à la suite d'essais.

Pour donner à une pâte la forme désirée on a recours à divers procédés que nous allons successivement examiner : le tournage, le moulage, le calibrage, le modelage au colombin, le pressage, le passage à la filière et le coulage.

TOUlîKAGE.

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