‹ La céramique industrielleChapitre 51 sur 182 · V. — COULAGE · texte numérisé non relu

V. — COULAGE

Quand on verse de la barbotine dans un moule de plâtre sec, on voit se former un dépôt le long des parois. C'est de la barbotine qui a pris une consistance pâteuse par suite de l'absorption de l'eau par la paroi poreuse. Si l'on prolonge le séjour de la barbotine dans le moule, la coucbe de pâte s'épaissit et, quand on fait écouler la barbotine en excès, on trouve alors les parois du moule recouverts d'une couche de pâte qui en a épousé tous les détails. Au bout de quelques minutes, le retrait de la pâte continuant sous l'action desséchante du plâtre, la pièce se détache d'elle-même du moule. Toutes les barbotines ne se comportent également bien, et, pour obtenir un bon coulage, il faut tenir compte d'un certain nombre d'observations.

Avec une même pâle l'épaisseur de la couche déposée augmente avec le temps. Dans un même temps, une barbotine donnera des dépôts d'autant plus épais qu'elle sera plus concentrée. Enfin, à égalité de temps et de concentration, les barbotines très argileuses donneront des épaisseurs plus faibles que les barbotines maigres, l'argile diminuant l'action de la porosité. Il est évideni, en outre, que la porosité des moules et leur degré de dessiccation auront leur influence, autrement dil qu'un moule fait avec du plâtre gâché tendre sera très absorbant, et que le moule deviendra moins actif avec l'usage.

M. Marc Larchevôque (*) recommande d'établir, lorsqu'on doit employer le coulage, tout un groupe de déterminations très utiles pour le réglage des opérations.

On doit faire avec chaque barbotine une série de coulées dans des moules identiques comme forme et comme genre de plâtre. On verse la barbotine dans les moules et on la laisse séjourner pendant des durées différentes. Les pièces sont abandonnées à la dessiccation, puis démoulées; au moyen du palmer on dé-

(') Fabrication industrielle de la porcelaine dure, p. 8G et siiiv.

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