SÉCHAGE
chaleur cédée, ne peut pas être considérable. Examinons ce qui se passe pour une brique qui vient d'être façonnée. Une brique pèse dans ces conditions elle peut contenir le quart de son poids d'eau; pendant la dessiccation toute l'eau ne disparaîtra pas, les dernières quantités ne s'évaporeront que dans le four. On peut évaluer ce résidu que contient la brique à aS pour loo. Le séchage enlèvera donc seulement 700?. Si la vaporisation s'opère à la température ambiante, à i5°, il faudra empruntera l'air environnant 4o2^-''i. gj température de l'air s'abaisse de i°, pour fournir ces 4o2'^»i il faudra un volume d'air de i355«' correspondant à lôgôks d'air. En comptant i5 jours pour la dessiccation, on trouve qu'il faut fournir i*^---', 116, soit faire passer 3"'', 7.55 par heure.
En résumé, l'évaporation variera proportionnellement à la différence (F — /), expression dans laquelle F reprpsente la tension maxima de la vapeur d'eau et /la tension df^ la vapeur d'eau à la température de l'air ambiant; l'évaporation sera d'autant plus rapide que la surface sera plus grande et la température plus élevée.
§ 1. — Dessiccation a l'air libke.
La dessiccation des produits façonnés s'effectue parfois à l'air libre. C'est le moyen le plus fréquemment employé pour sécher les briques. Les briques restent exposées à l'air jusqu'à ce qu'elles aient pris assez de solidité pour être empilées, on les place ensuite en haies en les abritant avec des paillassons jusqu'à ce qu'elles soient en état de subir la cuisson.
Dans les porcelaineries on abandonne de même les pièces à la dessiccation dans les ateliers.
§ 2. — Dessiccation dans les séchoirs.
Au lieu de confier à l'air ambiant le soin d'entraîner l'eau, on peut faire effectuer le même travail par de l'air chaud. Dans ce cas la limite de saturation se trouve reculée puisque la tension de la vapeur d'eau augmente avec la température.