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OBSERVATIONS SUR LES GLAÇURKS

pas exiger des praticiens. Nous n'exposerons pas ici les méthodes employées, leur description n'est pas à sa place dans un ouvrage industriel.

Dans les premières recherches les mesures ont été effectuées en employant la méthode de Fizeau, modifiée par M. Le Chatelier. Les résultats furent jugés encourageants, mais un certain nombre de critiques firent penser qu'il y avait lieu de refaire une série de mesures en opérant, non plus entre o°et ioo° comme le permettait l'appareil de Fizeau, mais en prenant un intervalle de température beaucoup plus grand.

Dans une seconde série ('), on a employé un mode opératoire différent. On a opéré par comparaison avec la porcelaine dure, dont la dilatation reste comprise entre ^oo x io~8 et 5oo x io~8. Des baguettes plates ayant, après cuisson, ncm à i2c,n de longueur sur icra de largeur ont été cuites au préalable. On plaçait une de ces baguettes sur une pièce de porcelaine dure formant support; la baguette à étudier reposait sur une encoche formant butoir invariable. Entre les deux autres extrémités libres des baguettes on plaçait un miroir de silice fondue au four électrique. Quand les dilatations étaient inégales, le miroir s'inclinait dans un sens variable avec le sens de la dilatation.

Le système était placé dans un tube de porcelaine, chauffé dans un four à gaz (four Mermel). Un point lumineux, lancé par une source fixe et reçu sur une règle divisée, permettait de suivre le déplacement du miroir et par suite de suivre la dilatation et de la mesurer. Avec ce dispositif il a été possible d'opérer à des températures à peu près comparables à celles qui régnent dans les fours utilisés en céramique.

Nous nous bornerons à reproduire les conclusions du mémoire original, conclusions qui présentent un réel intérêt.

Considérons d'abord des pâtes non vitrifiées (cuites à iooo°). Le quartz augmente la dilatation, le silex a une action encore plus énergique, mais il faut remarquer de suite que la dilatation est naturellement moins grande que celle du quartz ou du silex.

(!) Coupeau, Bull. Soc. Eue, i8j87 p. 127^.

Une partie de la dilatation va se faire aux dépens de la porosité qui doit diminuer.

Si Ton opère avec un sable siliceux riche en alcalis comme le ♦sable de Decize, la dilatation décroît régulièrement à mesure <de l'élévation de la température de cuisson. Son quartz, sous l'itifluencc des matières fusibles, se transforme en silice amorphe.

Ce qui semble présenter une réelle importance pratique c'est que le sable quartzeux peut, dans certaines conditions, éprouver la même transformation que la calcédoine calcinée et occasionner ainsi des accroissements énormes de dilatation avec l'anomalie qui a lieu à aoo°. Cette transformation se produirait d'autant plus facilement que le quartz est plus fin et la température plus élevée, au moins tant qu'on ne dépasse pas 13700. Mais cette variété de silice n'est pas stable non plus et tend à son tour à se transformer en silice amorphe, d'autant plus complètement que la température est plus élevée, que les fondants sont plus abondants et la finesse du sable plus grande.

Le sable quartzeux additionné de 3 pour 100 de chaux se transforme à 16000 en silice amorphe; le sable de Decize, sable alcalin, commence à éprouver cette transformation dès iaoo°.

Enfin le sable très fin, mêlé à de l'argile relativement très pure, après avoir pris une dilatation énorme à 1370°, recommence à présenter une dilatation moindre par la cuissonà 13700.

Il découle de là que la présence de sable quartzeux dans les pâtes céramiques peut amener de sérieux mécomptes. La cuisson des faïences fines se trouve dans la période correspondant à l'état variable de la silice quartzeuse, on comprend donc toutes les complications qui peuvent résulter de son introduction.

Avec les pâtes vitrifiées une remarque intéressante est à faire, c'est que la dilatation diminue avec la température; ainsi la pegmatite, employée pour faire la couverte de la porcelaine dure, a une dilatation supérieure à celle de cette pâte à 12700. Vers 13700 les deux dilalalionssont presque semblables, aussi cette matière, qui tressaille quand on l'applique sur la porcelaine nouvelle de Sèvres cuite à 12700, se comporte normalement sur la porcelaine dure de Sèvres cuite à i3to°.

OBSERVATIONS SUR LES GLAÇURBS. 29a

En résume :

i° Le quarlz augmente le coefficient de dilatation d'autant plus qu'il est plus finement broyé;

a° Le feldspath, et en général les matières vitrescibles, le diminuent;

3° Le coefficient de dilatation augmente, pour les pâtes non vitrifiables, avec la température de cuisson;

4° Les argiles, suivant leur composition, augmentent ou diminuent le coefficient de dilatation;

5° Le coefficient de dilatation décroît, dans les pâtes vitrifiables, quand la température de cuisson s'élève.

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