I. — BRIMES
Ce sont des pierres artificielles destinées b suppléer la pierre naturelle dans les constructions.
La brique doit, suivant le genre de construction, être douée de propriétés différentes et façonnée de formes diverses.
Les briques auront à présenter une résistance suffisante pour résister au transport et à la pression; on leur demande aussi d'être régulières et sans déchirures.
Pour la construction courante leur poids ne peut pas être trop élevé. 11 faut que la brique puisse se tailler nettement, ce qui ne saura s'obtenir qu'avecuue texture homogène et résistante,
Qg8 CHAPITRK X. — TBRRKS CUITES.
car une masse hétérogène a nécessairement des régions de moindre solidité où les fractures se produisent plus facilement, empêchant ainsi de déterminer une section ncltc à une place choisie d'avance. Les briques qui ne sont pas façonnables ainsi sont faites avec une terre insuffisamment préparée, elles seront de courte durée; c'est une marque infaillible pour les constructeurs.
La chaleur et le froid désagrègent les briques de mauvaise qualité et les font se fendre. Une bonne brique est poreuse, sans excès; celle propriété lui permet de prendre le mortier qui sert à la réunion des briques. La couleur et la forme des briques doivent être régulières; il faut des contours à arêtes vives.
Pour les différents buts que Ton se propose on emploie des briques de propriétés diverses, mais, en général, elles répondent aux conditions que nous venons d'énumérer quand elles sont de bonne qualité.
Les briques ont, le plus souvent, la forme de parallélépipèdes dont la largeur est la moitié de la longueur plus la moitié d'un joint; l'épaisseur est environ la moitié de la largeur. La largeur, pour que l'on puisse saisir la brique avec la main, ne dépasse pas i4cm,5; l'épaisseur est comprise entre 5cm et 8cm et la longueur est d'au plus 3orm,
Nous ne parlons pas ici des briques de forme spéciale.
Les briques françaises les plus employées ont pour dimensions :
Paris (Vaugirard) . . xi xu x6 à a3 xii x;
Bourgogne 22 x 1 1 x 5 , 5
Marseille ai,5xio,5x5 à 21,5x10,5x7
Nord 22 x 10, 5 x 6
Union céramique ... 22 x 10, 5 x 5,5
avec un poids moyen de 2k*,5oo.
A l'étranger les dimensions s'écartent un peu des nôtres; les briques de Scandinavie sont les plus grandes avec 3o x i4,5 x 7,5 cl les briques belges Derdcling ont les moindres dimensions i5 x 7,3 x 3,8.
BH1QUCS. 299
Voici les principaux formats utilisés :
Allemagne ( format normal) a5 X12 x6,5
Autriche ) J 4 „ '
Belgique ( format moyen ) 19 x 9 x 5
Danemark 22 x 10,5x5,2
Angleterre (sud) 9.5,4x12,4x7,6
» (Slaffordshire) 25 x 12 x6
Suède et Norvège 3o x 1 4 ,5 x 7 , 5
Hollande \
{ >.?. x io,5 x 5,5
Italie 25 x 12,2 x 5
Espagne 28 x 14 x5
Russie (grand format) 29 x 1 4 x 8
Suisse 25 x 12 x6
États-Unis >.o,5 x 10 x6
Terres à briques. — Les argiles employées dans la fabrication des briques sont ferrugineuses et calcaires, elles sont peu grasses par suite de leur constitution. Elles renferment, en outre, du sable qui, les dégraissant, les rend plus faciles à travailler que les terres grasses; elles possèdent moins de retrait que ces dernières.
Aux environs de Paris, le lehm ou loess est très employé pour fabriquer les briques de qualité secondaire. Il contient beaucoup de sable (de 60 à 80 pour 100) et donne des briques de résistance moyenne à la gelée. Les briques faites avec celte matière sont assez poreuses, c'est ce qui les rend altérables par le froid, car l'eau qu'elles contiennent produit des pressions au moment de la congélation, pressions qui peuvent amener des éclatements.
Ce lehm n'est pas particulier au bassin de Paris, on le rencontre dans les terrains quaternaires sous forme de limon gris jaunâtre, composé d'une matière plastique argileuse mélangée de carbonate de calcium, de sable quarlzeux quelquefois micacé, et d'un peu d'oxyde de fer.
Le limon, qui se dépose à l'embouchure des grands fleuves, est une source abondante de terre à brique.
3oO CHAPITRE X. — TERRES CtITKS.
La terre végélale jaunâtre est suffisamment argileuse pour servir à fabriquer des briques. On construit dans beaucoup de pays des maisons avec la terre du lieu. Ces briques sont, en général, de qualité inférieure, leur prix de revient est en revanche assez bas.
Quand on désire des briques solides, bien façonnées et de bonne durée, il faut conduire la fabrication avec soin et employer alors les argiles plastiques communes qui sont encore assez abondantes. La présence fréquente de craie, de rognons de pyrite et de cristaux de gypse est nuisible et il est nécessaire d'enlever le plus possible ces deux corps.
Si les fragments sont assez gros pour être enlevés à la main facilement, le triage est simple; au contraire, si les pyrites sont de petites dimensions et les cristaux de gypse ténus, l'épluchage ne peut plus guère s'effectuer et l'argile demande, pour être mise en état de servir à la préparation de la pâte, un traite* ment hors de proportion avec la valeur du produit.
Quand ou peut extraire la terre d'avance et la laisser hiverner en plein air, la masse se bonifie et devient plus plastique. Les pyrites s'oxydent par suite de l'éclatement des blocs pendant la gelée, et l'eau de pluie, servant de véhicule, entraîne les sulfates formés. Nous avons fait déjà remarquer les avantages de celle manière de faire. Ce mode de travail, nécessitant pour un grand débit des amas d'argile considérables, n'est pas souvent suivi. La préparation des argiles à la machine a contribué beaucoup à en diminuer l'emploi.
Voici la constitution et la composition de quelques terres :
Matière argileuse et sable argileux 28,5 49,5 80 ,3
Sable On 9.0 14, 5 6,5
Sable moyen 8 4 ,0 2,8
Sable en grains 34,5 ?.o,o 7,8
Eau totale 9,0 io,o 3,7
Sable 5y,;o 54,70 50,76 » »
Silice 19,94 21,04 14,86 66,07 54, 5o
Alumine IO,6/ IO»97 IO,79 I2»9° 16, 5o
BRIQUES. 3oi
Oxyde de fer 3,43 3,->7 -2,57 5,27 i3,5o
Carbonate de calcium.. 0,48 of54 8,34 a,6o(») 3,3j (*)
Magnésie 0,11 0,1-2 0,1-2 1,61 »
Alcalis traces traces traces » »
Perle au ronge 3,62 3,78 5, 20 11, 55 10,60
Eau hygroscopique. . . . 2,04 5, 28 7,36 » »
I, 2, 3 terres de M&hren à diverses profondeurs du gisement; 4 terre de Nordlingen ; 5 terre de Longport.
Les briques sont 1res anciennes et, au début de leur fabrication, on ne les cuisait pas. Celte pratique peut se comprendre dans des pays chau<ls, elle ne peut être suivie dans nos régions.
Nous considérerons dans la fabrication des briques deux modes de facture : i° la brique de campagne fabriquée en plein vent dans le pays avec la terre locale sur le gisement; 20 la brique mécanique fabriquée dans des usines fixes en grande quantité.
§ 1. — Brique de campagne.
La fabrication de la brique de campagne doit élre faite surtout économiquement, elle s'opère en plein air, comme nous l'avons dit, et procède fort simplement.
La composition de la pâle varie avec la nature de la terre. 11 faut que la brique une fois moulée puisse quitter le moule sans s'arracher et sécher sans se fendiller. Il est nécessaire aussi que la masse ne soit pas trop dure afin que le travail soit facile et assez rapide. On pourra quelquefois utiliser la terre telle qu'on la trouve, d'autres fois être obligé de la dégraisser par l'addition de sable, de débris de combustibles ou d'escarbilles. Comme, dans un même gisement, il n'y a pas forcément homogénéité dans tous les points, on tirera parti des portions trop maigres pour dégraisser les portions trop grasses. On est guidé dans ces diverses manières de faire par les ressources immédiates et la nature de la contrée.
(>) Ces chiffres désignant la quantité de thaux à l'état d'oxyde.
3(>a CHAPITRE X. — TERRES CUITES.
La terre est mise en tas avec te dégraissant, si ce dernier est nécessaire, et le mélange se Tait en ce cas en employant comme mesure de volume une brouette, par exemple. On étend les tas à la pelle sur le sol uni et Ton détrempe la couche peu à peu avec des additions d'eau en quantité modérée. Dans les installations tout à fait primitives, on marche encore la pâte avec l'aide de l'homme; dans les entreprises mieux outillées, on a recours à un petit malaxeur manœuvré par un cheval, dans lequel on jette les divers éléments de la pâte.
Le façonnage de ces briques se fait fréquemment à la main. Les moules employés sont rectangulaires et leurs quatre côtés déterminent, par leur hauteur, l'épaisseur de la brique; les moules sont quelquefois doubles et permettent alors de mouler deux briques à la fois. Ces moules sont en bois, rarement < n métal; il est facile de les confectionner et de leur donner les formes et dimensions de la brique, suivant l'usage du pays et sa destination.
La figure ci-jointe donne l'idée d'un de ces instruments.
Les moules de bois ne sont pas coûteux; ils demandent un peu de soin, car, mouillés et abandonnés à une dessiccation rapide, ils se déforment et deviennent hors d'usage; aussi, pendant les interruptions du travail, les ouvriers ont-ils l'habitude de les maintenir humides au moyen de chiffons imbibés d'eau.
On doit construire les moules naturellement en tenant compte de la valeur du retrait. Ce retrait peut aller jusqu'à 10 pour 100 et plus, si la pâle est lâche.
Le mouleur opère sur une table dont la surface bien plane est recouverte de sable afin d'éviter l'adhérence de l'argile. Il sable d'abord son moule, y jette de la pâte, la serre, enlève
l'excédent 5 la main cl, au moyen d'une planche dressée ayant la forme d'un couteau, il racle et unit la surface supérieure. Cet instrument s'appelle généralement une plane.
Un apprenti vient prendre le moule et la brique cl transporte le tout sur une aire dressée et sablée.
Celle aire doit être bien battue et très unie, elle a une petite pente de manière à provoquer l'écoulement des eaux de pluie. C'est là que les briques façonnées vont commencer leur dessiccation. Le porteur place le moule de champ, puis fait sortir la brique en retournant le moule de manière à la placer à plat. Le mouvement nécessaire pour celle opération doit être assez régulier, sous peine de produire des déformations.
Ce procédé de moulage est très rapide et un mouleur habile, travaillant avec un moule simple, produit facilement en 10 heures 8000 à iood3 briques en moyenne, parfois même 12000.
Les briqueliers ont quelquefois recours au moulage mécanique. Pour travailler les terres sèches et pulvérulentes, ils se servent d'une presse à levier moulant deux briques à la fois*
l'if!. fH
Cette presse est constituée par un double moule de cuivre ou de bronze, encastré dans une table solide. Le fond F de ces moules est mobile et repose sur une tige, appuyant en £ sur un levier inférieur CD, que l'on voit sur le dessin. La manœuvre
3o4 CHAPITRE X. — TERRES CUITES.
est très simple : on jette la lerre dans les moules, puis, après avoir enlevé l'excédent de matière, on rabat le couvercle qui ferme les moules. On exerce alors la pression en abaissant le levier supérieur qui entraîne le levier inférieur et, par suite, le fond des moules. Une fois la pression donnée, on abandonne le levier que l'élasticité relève, on ramène le couvercle et, au moyen d'une pédale, on soulève le fond des moules, ce qui produit le démoulage.
Un semblable instrument produit le même travail qu'un mouleur, seulement, comme la brique a été pressée, il est inutile de la rebaltre.
Quel que soit le mode de façonnage, on place les briques moulées sur l'aire, d'abord à plat, puis, quand elles ont pris un peu de consistance, de champ et on les abandonne ensuite à la dessiccation jusqu'à ce que leur raffermissement soit assez avancé pour que leur maniement ait lieu sans déformation. Quand le temps est beau, celte exposition à l'air libre dure une douzaine d'heures; avec un ciel couvert, elle peut se prolonger pendant 48 heures.
Les briques, quand elles n'ont pas été pressées, sont alors parées, c'est-à-dire ébarbées et rebattues sous toutes les faces avec une balte.
Pour terminer la dessiccation, on place les briques les unes sur les autres à claire-voie, de manière que l'air circule librement sur la plus grande surface possible.
On appelle cet échafaudage une haie ou gambette. Les haies ne sont pas placées directement au ras du sol, on fait une bande de terre surélevée de iro à im,2ode large sur laquelle on dispose les briques. Avec ce dispositif, on évite de faire tremper la base des piles dans l'eau en cas de pluie. On ne forme pas de suite une haie bien élevée, on dispose le tas de briques sur une surface suffisante pour que l'on n'empile pas à la fois plus de trois à quatre rangs. Une charge plus considérable écraserait les rangs inférieurs encore frais. On laisse sécher un peu, puis on continue d'élever des rangs jusqu'à ce qu'on atteigne de iG à 18 briques. Pour proléger les haies de la pluie on les recouvre* de paillassons E ou de tuiles et pour donner à celte toiture de
l'inclinaison, on diminue chaque r;iug d'une brique. Les haies ont au maximum am de hauteur et une largeur de 4 briques en longueur.
Celte dessiccation en plein air est évidemment la plus éco-
•■'ig- llî.
nomique, mais, dans les climats tempérés ou froids, elle est exposée à des accidents par suite de la pluie qui vient gâter les haies.
Dans les- briqueteries de campagne comme celle dont nous venons de décrire le fonctionnement, l'installation est volante et, par conséquent, il n'y a pas lieu d'installer des hangars puisque tout engin de fabrication à poste fixe doit être écarté.
La cuisson des briques ainsi façonnées ne s'opère pas dans un four particulier, elle s'effectue eu formant un four avec les briques elles-mêmes; cela s'appelle cuire à la volée ou en meules.
La cuisson des briques à la volée s'opère de la manière suivante :
On dispose, sur un sol bien nivelé et un peu plus élevé que le terrain environnant, pour éviter le séjour des eaux de pluie, des rangées de briques de champ en ménageant, de mètre en mètre, un espace correspondant à l'ouverture d'un foyer. Sur ces fdes, on place perpendiculairement d'autres briques pour former un second rang; sur ce second rang on en échafaude un troisième, puis d'autres, en ayant soin de croiser toujours les briques et de laisser pendant les premiers rangs l'ouverture commencée avec le premier rang. La figure donnera une idée de ce dispo-
3o6 CHAPITRK X. — lEkHtS CUITES.
sitif que l'on comprendra à la seule inspection. (Le mode d'établissement d'une meule varie beaucoup suivant les régions.)
Avant de fermer les conduits, on les remplit de bois et de copeaux pour faciliter l'allumage du combustible, puis, arrivé an sixième rang, on répand une couche de charbon maigre très
menu et l'on répète cette addition tous les trois rangs. On ne met le feu à ce four que lorsque les huit premiers rangs (jusqu'en A), qui forment ce qu'on appelle le pied, sont en place. On emploie comme combustible la houille ou quelquefois lu tourbe. (La figure ne donne qu'une portion de la meule, limitée au premier foyer.)
Il est bon, pour diminuer l'influence des coups de vent, de recouvrir d'argile lus parois du las; ou empêche ainsi l'entrée de l'air latéralement dans les interstices laissés entre les briques. On s'abrite également avec des paillassons posés verticalement devant les parois exposées au vent.
On ajoute de nouveaux rangs ou camps chaque jour et leur pose est déterminée par la vitesse de la combustion. Au début, ou met de trois à quatre rangs; à la fin, on peut aller jusqu'à six. La vitesse de combustion se modère en diminuant la seclion des orifices de rentrée d'air.
On arrive à cuire, avec ce dispositif, de fort grandes quantités de briques, jusqu'à un million de briques. Ordinairement on se contente de cuire la moitié de ce nombre. Ces fours atteignent une hauteur de 7m en moyenne cl occupent too"1* à aoon'.
La cuisson à la volée est très employée par l'Angleterre, la Belgique, le nord de la France. Les Belges (!) se sont fait une réputation dans la conduite de celte opération qui, pour être bien menée, doit être faite par des ouvriers spéciaux. L'équipe nécessaire pour la manœuvre du fourneau comprend, suivant son importance, de 10 à i5 hommes.
On met le feu, une fois le pied du four terminé. Quand le combustible (gailletteie plus souvent) est bien pris, les enfourneurs commencent à placer de nouvelles briques. Ces ouvriers, à mesure que le four se construit, s'élèvent au-dessus du sol, il est donc nécessaire que des aides (entredeux) leur passent les briques que des manœuvres apportent sur des brouettes. Couramment Yenfoumeur, l'entredeux et les brouelteurs, qui les desservent, forment une main. Une fois le camp terminé, le cuiseur répand du charbon fui sur les briques, de manière à l'étaler en nappe régulière sur toute la surface. Pour éviter le collage des briques les unes aux autres, on répand aussi un peu de sable. Ceci fait, on procède au placement d'un nouveau camp, mais à angle droit avec le premier, en opérant de même que pour le précédent. Avec un four bien en marche, on arrive à poser 6 à 8 camps par jour.
L'expérience indique la quantité de charbon ù jeter* Quand on voit les briques du dernier camp jaunir c'est que le feu s'approche et par conséquent va vite. On jette alors du combustible et dans les endroits où le feu dort on se garde bien d'en ajouter» Pour ralentir le feu, on a encore la ressource de jeter du sable chaque mutin, le dernier camp posé la veille doit laisser voir le feu. Il faut rapidement poser un nouveau camp, opération pénible dans ces conditions. Un sondage est nécessaire pour voir dans quel état est la brique placée lu veille. Si l'on redoute un coup de feu on place plusieurs camps à blanc.
La cuisson à la volée doit naturellement donner les meilleurs résultats pendant le beau temps, aussi ne s'opère-t-eile que l'été; lu pluie est un accident sérieux dont il est difficile de protéger le four.
) D'où le nom de Jabrication allemande donné à ce mode d'opérer.
3o8 CHAPITRE X. — TERRES CUITES.
Ordinairement on fait le pied du four en briques déjà cuites pour avoir plus de solidité, et l'on ne place les briques crues que vers le septième rang.
Ce mode de cuisson demande une grande habitude et donne un assez grand déchet ( ' ) ; il a l'avantage de pouvoir être exécuté partout puisqu'il ne faut pas de fours, aussi est-il très répandu pour la fabrication de la brique de campagne.
Sur un las de 5ooooo briques, on compte en moyenne deux camps peu cuits à 8000 briques, quatre camps au sommet dans le même état et presque autant pour les parements, en tout 80000 briques.
Les frais de cuisson (en moyenne) s'élèvent à 23ok*-a6ok* par 1000 briques.
Quelquefois on protège la cuisson à la volée par une sorte de four. Dans la Somme, par exemple, on peut voir combiner la cuisson dans un four avec la cuisson à la volée. Le four adopté est formé de trois murs rectangulaires, et on le construit du côté où le vent est le plus fréquent. Ce rempart n'enveloppe pas* complètement le tas de briques, il n'en couvre pas plus de la moitié.
Dans les petites briqueteries on ne cuit pas toujours à la volée, on a recours quelquefois à un four dont la construction est des plus simples. Le four se compose essentiellement d'une cuve quadrangulaire T en briques dont le fond est ajouré et forme la sole. Celte sole repose sur deux files d'arceaux b dans lesquelles s'effectue la combustion. Les flammes s'élèvent directement dans le four qu'elles traversent dans toute sa hauteur. On ménage au moins une porte, et souvent deux en face l'une de l'autre, pour le travail de l'enfournement el du détournement. Ces portes sont bouchées pendant la cuisson.
On enfourne le plus souvent en plaçant les briques assez serrées et en ménageant dans la masse les cheminées nécessaires au passage de la flamme. On finit le four avec des lits de briques posées de champ et chaque lit est placé perpendiculairement au précédent. On pourrait tout aussi bien faire
( l ) Les briques des parois sont naturellement imparfaitement cuites.