DUO
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La cuisson du biscuit et de l'émail se fait dans des fours de même type, mais parfois on cuit l'émail dans des fours de dimensions moindres. On peut, par exemple, choisir les rapports des capacités de manière à ce qu'avec l'augmentation d'encastage un four de biscuit puisse garnir deux fours d'émail. Ainsi un four de i5om' et deux fours de 1 i5m> réalisent ces conditions.
Alors que les Anglais n'ont pas exagéré la hauteur de leurs
Feldspath
Sable
Carbonate de
potasse. . . .
ID
Chaux vive. . .
Cornish-stone
IO
fours on trouve sur le continent des fours qui ont jusqu'à 7m de hauteur, ce qui oblige à construire des piles très hautes et nécessite une gazelterie très solide.
Les grands fours ont 7m de hauteur et 5m de diamètre. Quelquefois même jusqu'à 6m. Celle disposition a été renversée par les constructeurs et Ton rencontre des fours de 5m de hauteur avec un diamètre allant jusqu'à 7m. Cette disposition est préférable à la précédente.
Les fours à faïence sont presque tous maintenant à flamme renversée.
La durée de la cuisson et la dépense de combustible sont variables avec le modèle de four et le genre de fabrication.
Un four à biscuit ayant 10 foyers et un diamètre et une hauteur de 5m, brûle pendant 4$-5o heures i3l,5 environ. Ces chiffres représentent des valeurs moyennes, car on cuit dans certaines usines des fours plus grands en un temps moindre.
Nous avons déjà cité un exemple de vieux four à faïence à cuisson directe; nous le reproduisons ici comme terme de
Fig. i34.
comparaison. A côté de fours analogues aux fours anglais à flamme renversée (fig. 71, p. 224), on utilise encore des
FAÏKNCK FIXB. 449
fours qui sont comme une transformation de ce four dit de Creil et Montereau.
Le four de Bosch diffère de l'ancien four à flamme directe en ce que les flammes n'ont d'issue que dans des carneaux placés sur la sole. La flamme remonte le long du four dans des cheminées ménagées dans la maçonnerie au lieu d'aller directement à une cheminée extérieure.
On a essayé, et avec succès, de cuire la faïence en fours continus. Le procédé, délicat pour le biscuit qui peut mal se trouver (réchauffement ou de refroidissement un peu brusque, semblait plutôt pratique pour l'émail; on est arrivé néanmoins à cuire les deux dans des fours de ce genre.
Le four construit par M. Faugeron pour l'usage de la Société de Creil et Montereau est constitué par un tunnel en ligne droite que doivent traverser les produits à cuire. Les pièces sont placées sur des wagons qui parcourent le tunnel dans toute sa longueur; au milieu se trouve le foyer.
Pour protéger le matériel roulant le plus possible, les flammes ne traversent le tunnel que dans la partie supérieure où elles rencontrent le matériel à cuire. Les murs inférieurs sont resserrés jusqu'à la plate-forme des wagons; on évite ainsi de détériorer les engins.
Le courant d'air est établi de manière à traverser le four de la sortie à l'entrée; il s'échauffe sur les produits cuits qu'il aide à refroidir et vient échauffer les wagons à cuire avant de sortir du tunnel. Le foyer est double et comprend deux installations de grilles placées l'une en face de l'autre (1).
Le four a reçu tout récemment des modifications, comme l'atteste l'addition au brevet allemand sous le n° 119516. Cette modification a pour but de diminuer et même d'empêcher l'arrivée immédiate des gaz sortant des chambres de refroidissement dans la partie où s'effectue la combustion (*).
Le but proposé est atteint par un dispositif qui aspire l'air et l'amène dans la partie en feu. Un tube, alimenté par un courant
(') Tonindustrie Zeitung, 1899, p. 12 11 et M. S. /., 1899, p. 284. (3) Tonindustrie Zeitung, 1901, n° 57, p. 907.
?)5a CHAPITRE III. -■ FAÏENCES.
de vapeur, vient déboucher de chaque côté du four dans les canaux t. De l'air entre |>ar a, refroidit les produits et s'engage dans v et r, puis débouche sous s. Une autre partie de l'air atmosphérique suit le canal i, de là passe dans g et h el entre par /dans la chambre de combustion. La traversée des canaux r
g ljmnnniiiiiiniiiiH»miiMMMMMiw)inw)i)iii»rrT
et i est réglée par des registres. On peut alors amener un rapport convenable entre l'air sortant de la partie en refroidissement el celui qui passe dans le laboratoire.
La vapeur nécessaire à l'envoi de l'air est fournie par une chaudière à vapeur C, chauffée par les gaz chauds passant par les tubes qui la traversent.
Quand le four est mis en activité, il n'y a pas de wagons à refroidir; on ferme le canal du four par une cloison en briques (figurée par un Irait entre a et a) et l'on ouvre A, afin qu'une partie des gaz chauds puisse servir à chauffer la chaudière. Une fois celle dernière en pression, on abat la cloison et l'on fait jouer les injecteurs. Quand on a un nombre suffisant de wagons en refroidissement on ferme n. La marche normale est établie.
La description donnée ici est tirée des renseignements fournis
FAÏENCES ARCHITECTURALES. fo>
par le brevet. Depuis l'auteur a apporté des modifications de détails tendant à améliorer le fonctionnement. Cet appareil est utilisé à la faïencerie de Montereau depuis plusieurs années avec un plein succès. D'autres fabriques en ont également construit.
Le four Sturm, cité précédemment (p. a33), a été essayé aussi pour la cuisson de la faïencerie; il montre une délicatesse de fonctionnement plus grande. Nous avons fait ressortir déjà les avantages d'un four tunnel sur un four à sole tournante annulaire.