‹ La chaleur animaleChapitre 23 sur 99 · MALADIES DU SYSTÈME NERVEUX · texte numérisé non relu

MALADIES DU SYSTÈME NERVEUX

TEMPÉRATLRE

OBSERVATIONS

ALTEUKS

TERMINAISON'

Méningite tuberculeuse. . .

Id.

Id.

Démence et idiotie

Id.

Id.

Id.

Hydrocéphalie

fracture de la colonne vertébrale

Gnandiger.

Id.

Id.

Burckhardt.

Lœwenhardt

Greenhow.

Reynold.

Teale.

Niedcn.

Mort.

Id.

Id, Id.

Id.

Id.

Id.

Id.

Id.

Id.

Id.

Fracture de la colonne vertébrale , • . .

Fracture de la colonne vertébrale

§ VllI. — IiiaiiitiDii <'t asphyxie.

Une autre classe de températures basses doit être faite; ce sont celles qui sont dues à une insuffisance générale de la nutrition ou de la n;spiration. Comme la production de chaleur est due aux échanges chimiques entre les tissus, sous rinfluence de loxygène de fair, il s'ensuit qu'il faut, pour un(; chaleur normale, à la fois des aliments el, de l'ovygène. Linsiiffisance générale de la nutrition, liiumilion, l'aspli.wie lenle, enlraînent donc graduellement un abaissement de la Icniix'ialiire pal" insuffisance des échanges. Cepeudant, uu''me (piaiid on siJ|)prime toute alimeulation, la teuqx'raliire est loin (\i' baisser aussi vite «piOn |)oiirrait le croircv, et il Tant beaucoup de tenq)S ponr «pi'un chien on un aiitie animal soumis à l'inanition graduelle pe'i'de sa lem|)(''ratiire normah.'. l)"aj)rès IJiddei-

Cil. I'iIi;iii;t. 9

et Sclimidt, après quinze jours crinanition, la température d'un chat était encore de 38°, 9 ; tandis que, quatre jours après, au moment de la mort, elle était de 33°.

Tant que le système nerveux reste actif, la température ne varie qu'à peine. Chossat, dans ses recherches classiques sur l'inanition, a montré que c'est seulement dans les jours qui précèdent immédiatement la mort qu'il y a abaissement notable de température. Pendant les trois premières semaines l'animal ne perd guère que 0°,2 par jour. Ce n'est que plus tard, c'est-à-dire dans les quelques jours qui précèdent la mort , que survient un abaissement considérable, qui est de 2°, 3° et même 4°.

Il s'ensuit que ce n'est pas la privation d'aliment, qui en ellemême abaisse la température, c'est l'impuissance du système nerveux d'un animal inanitié. Tant que le système nerveux reste suffisamment actif, la température est près de la normale, et c'est son insuffisance seule qui, dans les derniers jours de l'inanition prolongée, entraine l'énorme hypothermie qu'on constate alors. Au point de vue de la physiologie générale, c'est un fait bien important ; car il prouve que les aliments digérés et assimilés, ne sont pas cause de la chaleur produite, mais que la vraie cause de la chaleur c'est la combustion des tissus. Ce sont nos tissus qui brûlent sous l'influence du système nerveux : ce ne sont pas les aliments introduits : nos aliments ne servent à la chaleur qi\indirecte?nent pour maintenir l'intégrité des tissus qui, par leur combustion, produisent de la chaleur.

Ce que nous disons ici des aliments s'applique aussi à l'aliment principal, le plus indispensable de tous, l'oxygène atmosphérique. L'asphyxie rapide, au lieu d'amener l'hypothermie, amène au contraire — peut-être par suite des convulsions qu'elle provoque — une augmentation dans la chaleur organique. Les asphyxies lentes ne semblent entraîner l'hypothermie que parce que, à la longue, elles débilitent, épuisent le système nerveux central.

Ainsi l'inanition prolongée et l'asphyxie lente ne semblent agir qu'indirect e?nent sur la chaleur animale. C'est par l'intermédiaire du système nerveux qu'elles font baisser la température, et ces causes d'hypothermie peuvent être assimilées aux causes précédentes où une affection du système nerveux central est la raison d'être de l'abaissement de la température.

Voici quelques exemples de températures inférieures à 32°, où l'hypothermie est due à la débilitation du système nerveux par l'inanition et l'asphyxie lente :

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