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pour concilier les intércts opposes tiint Je la part Je M. Marioii que des six corps à l'égard de la place de député du commerce de Paris, cette place serait répartie sur deux têtes et divisée en deux départements; qu'en conséquence, M. Marion lils a été nommé à la survivance et adjonction de M. son père pour ce qui concerne la généralité, et que les six corps devaient s'assembler pour pnKéder à l'élection d'un député pour la ville de Paris et ses laubourgs (i ).
Les gardes des six corps écrivaient le 3 janvier 17S5 à la chambre de commerce de Houen que tous les corps électeurs avaient procédé le nj novembre précédent à l'élection de leur député, et que le procès-verbal des sujets qui avaient concouru avait été remis au contrôleur général pour être présenté au Roi, afin qu'il lit son choix dans les six sujets présentés. Les intendants du bureau du commerce avaient à la vérité élevé quelques diHîcultés sur l'admission de leur futur élu, et les six corps avaient lieu de craindre que lavantage dont le commerce s'était flatté, ne fût pas réalisé lis sollicitaient de nouveau auprès du ministre relFet de ses dispositions, et s'il survenait quelques changements, devaient en informer la chambre. Leur silence est la preuve de leur succès (2).
Au mois d'août i-&(\ la chambre recevait de son député une lettre où il lui exposait que depuis longtemps les appointements du député ont été fixés à dix mille livres par an ; que depuis les changements survenus dans le prix des denrées, des loyers et des dépenses de séjour à Paris, il prenait la liberté de solliciter de la chambre une augmentation d'appointements. ALNL du siège furent priés de communiquer cette demande à l'intendant, et .\L Deschamps fut averti que la chambre était flivorable à ses observations qui lui avaient paru fondées. Elle répéta le même avis lorsqu'il lui fut officiellement demandé par l'intendant, .NL de Villedeuil, auquel le contrôleur général avait renvoyé le mémoire que le député lui avait présenté pour obtenir une augmentation de cinq mille livres.
La Révolution avait précédé la solution de la question. W. Deschamps la reprend auprès du nouveau gouvernement : en juillet 1789, il informe la compagnie que le Directeur général des finances doit écrire incessamment à l'intendant relativement à une augmentation d'appointements qu'il a bien voulu lui accorder ; il lui mande même le 5 septembre qu'il a obtenu une
(i) Rcg. des dclib., XVIII, 510.
(2) Carton n» i, 9= liasse.