CHAPITRE V
tcmbrc, en laquelle M. de Lamoignon de Courson fit à la chambre l'honneur de prendre séance, sur ce qui tut représenté par le prieur que l'assemblée des anciens consuls demandée par la délibération de la chambre avait été faite et qu'il y avait été délibéré qu'il serait fait une assemblée générale de tout le commerce, il fut arrêté que la délibération qui y avait été prise, serait exécutée, sans qu'il fiàt besoin d'en prendre une nouvelle.
Les procès-verbaux de ces assemblées générales des anciens prieurs et juges consuls, ni celui de l'assemblée générale de tout le commerce n'ont été portés au registre des délibérations de la chambre de commerce, lis figuraient apparemment sur ceux de la juridiction qui sont perdus. On voit seulement par les délibérations ultérieures de la chambre que l'assemblée générale du commerce dut voter l'emprunt nécessaire pour payer les sommes qu'il convenait fournir au Roi pour le prix de l'adjudication qui fut faite des octrois au corps des marchands, ainsi que pour le remboursement des traitants et des actes.
L'année suivante la convocation d'une assemblée générale de la compagnie provoqua un dissentiment au sein de la chambre. La création de vingt charges de voituriers par eau, à titre d'offices^ sur les rivières de Seine-et-Oise avait donné lieu à un échange de vues entre les marchands de Paris et la chambre et à une correspondance avec le député Mesnager pour parvenir à la suppression ou au rachat de ces offices. La question avait été portée le 26 juillet devant une assemblée générale de la compagnie qui avait délibéré qu'il convenait au bien et à l'avantage du commerce d'écrire à M. Mesnager pour le prier d'agir avec les marchands merciers et épiciers de Paris pour demander la suppression desdites charges ou une modération de tinance avec la subrogation au traité d'icelles.
Le prieur, en rapportant cette délibération dans l'assemblée ordinaire suivante de la chambre ajouta que, comme cette alîaire regarde tout le commerce et les négociants de cette ville en général, représentés par les prieur et juges consuls, anciens prieurs, juges consuls et syndics de la chambre, il était d'avis que tout ce qui serait fait dans la suite de cette affaire devait être fait et concerté conjointement avec les uns et les autres. Le premier et le second consul, le procureur svndic, et trois syndics furent du même sentiment. Mais les deux autres furent au contraire d'avis que l'affaire en question ayant été uniquement traitée à la chambre depuis qu'elle a commencé, suivant les délibérations écrites au registre, les lettres écrites en conséquence à M. Mesnager