I.A COMPAGNli; IT SF.S ASSEMBLÈHS ctstRALIlS IO
moire pour l'intcTct de \a province. La compagnie, rd-unie en assemblée générale extraordinaire le -22 décembre 172.J, délibéra qu'il serait incessamment dressé un mémoire contenant les remontrances de la chambre au Hoi et à son Conseil sur le préjudice notable qujs )ull"rirait le commerce de la Haute-Normandie si le projet en question avait lieu. lOlle nomma quatre commissaires pour, avec Messieurs du Siège et le syndic trésorier de la chambre, examiner et discuter les raisons que chacun croit devoir être apportées contre le projet pour en être dressé un mémoire d'observation. Le mémoire dressé par la chambre et les commissaires pour demander au Roi et à son Conseil que le projet de la jonction de l'Oise et de la Somme fut rejeté, lut approuvé par une nouvelle assemblée générale tenue le 28 décembre ( 1 ).
Ce ne fut pas la seule fois que le parlement provoqua la réunion de la compagnie consulaire en assemblée générale pour délibérer sur un objet d'intérêt public. Le 21 juillet 1787 le prieur avait convoqué extraordinairement la chambre de commerce pour lui donner lecture d'une lettre adressée à la chambre par i\L Camus de Pontcarré avec la copie de lettres patentes du H) juin adressées au parlement de Rouen concernant l'établissement de paquebots pour la correspondance entre la F>ance et ses colonies de l'Inde et de l'Amérique. Avant de procéder à l'enregistrement de ces lettres, le parlement désirait qu'elles fussent examinées par le commerce pour savoir les avantages et les inconvénients qui pouvaient résulter de cet établissement et que cet objet important fût discuté dans une ou plusieurs assemblées générales de la chambre de commerce, « afin, disait M. le Premier, de réunir aux lumières de la chambre celles des syndics qui ne sont point en exercice. ■
Ce dernier désir du parlement parait avoir causé quelque émoi à la chambre qui pria ^L^L du siège de se retirer vers .\L le Premier Président pour lui exprimer qu'il était contre l'usage de joindre à la chambre de C(immerce tous les syndics sortis d'exercice, ce qui formerait la compagnie entière.
L'assemblée générale des prieur, juges consuls et syndics de la chambre de commerce anciens et en exercice n'en fut pas moins convoquée le 3o juillet, et elle délibéra qu'il serait écrit à M. le Premier Président pour lui exprimer la reconnaissance que la compagnie doit à la confiance que MM. du Parlement voulaient bien lui témoigner en lui demandant son avis et ses observa-
(i) Reg. des délib., IV, 56 et 60.