‹ La Chambre de commerce de la Province de NormandieChapitre 27 sur 89 · I.A COMPACSIi: LT SES ASStMBL^lES ci.NèRAI.IS · texte numérisé non relu

I.A COMPACSIi: LT SES ASStMBL^lES ci.NèRAI.IS

s'occupaient Jcpiiis lon^lcmps de dcloncr les marchands sédentaires et la chambre de commerce appuya leurs elForts d'un mémoire adressé à l'intendant général des ponts et chaussées. L'intendant de la généralité cherchait un emplacement convenable pour y transférer la foire aux boissons. Informés de ses intentions, les négociants requirent la chambre de commerce de faire auprès de lui une démarche pour le déterminer à les réaliser. Sur la présentation de cette requête par MM. du siège, .M. de Crosne leur fit part que depuis longtemps, envisageant l'embarras que causait au commerce le dépôt des boissons sur les quais dans les temps de foire, il désirait transférer l'emplacement de la foire en un lieu plus convenable et qu'il croyait que cet emplacement ne pouvait être plus favorable qu'entre le chemin du Mont- Riboudet et le Lieu-de-Santé, et qu'il s'occupait en ce moment des movens d'y parvenir.

En etlet, deu.x jours après, le 9 novembre 1782, .M. de Crosne entretenait de ses projets la compagnie dont il était venu présider l'assemblée générale. Il obtenait d'elle l'engagement qu'elle acquitterait les rentes et capitaux des acquisitions à faire pourk' compte de la ville en vue de former l'emplacement du champ de foire, et qu'elle paverait des deniers de l'octroi des marchands la dépense pour la formation d'icelui jusqu'à concurrence de trentecinq mille livres, avec cette condition que le terrain serait à toujours destine uniquement pour ledit champ de foire, sans qu'il put en être fait aucun autre usage.

L'emplacement choisi confinait à un terrain que la chambre de commerce avait en 1768 fait acheter par la ville à proximité des chantiers que la chambre créait, le long du chemin du Mont-Riboudet, du côte de la prairie, pour y installer aux frais de l'octroi une corderie qui devait former comme le complément des chantiers. Cette installation avait été retardée, mais des arbres y avaient été plantés pour mettre au frais les cordiers futurs.

Ce terrain faisait un enhachement sur celui qui avait été acquis en vue de l'établissement du champ de foire. Le 11 novembre 1783, l'intendant vint présider l'assemblée de la chambre de commerce pour lui exposer qu'outre l'établissement du champ de foire aux boissons pour lequel les terrains ont été acquis par la ville, il était question aujourd'hui d'y installer les loges des marchands de cidre et d'y emplover une portion du terrain destiné ci-devant pour une corderie : il proposait à la chambre quelle consentît qu'il en soit

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pris la quantité sullisaiitc pour donner au champ de foire une forme régulière (i ).

La chambre y consentit à condition qu'on mit dans ses mains la même quantité de terrain, et lorsque le 'il-i mars elle reçut les propositions de la ville pour cet échanj^e, elle en ren\oya l'examen à une assemblée générale de la compagnie qu'elle convoqua pour le lo avril 1784.

L'assemblée nomma deux commissaires qui, conjointement avec les prieur, juges consuls et syndics de la chambre en exercice, aviseraient aux moyens d'opérer la cession pour la perfection du nouveau champ de foire, et de parvenir à l'acquisition d'un emplacement propre à l'établissement d'une corderie, dont les dépenses seraient à prendre sur le produit des droits de l'octroi (2).

Les commissaires avaient été priés par la chambre de prendre des éclaircissements sur un terrain proposé pour une corderie située entre la ( îrande et la Petite chaussée, dépendant du prieuré de Bonne-Nouvelle. Us rapportèrent leurs renseignements dans l'assemblée du 14 janvier 1785 et conclurent à l'acquisition du terrain ; mais comme la caisse des feux, dont les directeurs de l'octroi avaient aussi la gestion, offrait plus de ressources que celle de l'octroi, la chambre arrêta que les arrangements projetés seraient proposes en l'assemblée générale de la juridiction qui devait se tenir le 17 pour l'élection du procureur-syndic, à l'ettet d'a\oir l'autorisation de la compagnie pour faire les démarches nécessaires auprès du ministre de la marine. La compagnie autorisa la chambre de commerce à prendre sur la caisse des feux non seulement les sommes nécessaires à l'acquisition du terrain, mais aux frais de construction et autres concernant la corderie. M. Le Couteulx de Canteleu, alors procureur-syndic, fut chargé d'aller solliciter lui-même le consentement du maréchal de Castries. Mais le ministre refusa l'autorisation d'employer chaque année une somme sur le produit des droits de feux pour la construction d'une corderie, parce qu'il fallait s'occuper d'éteindre successivement tous les emprunts pour donner au gouvernement la faculté de réduire aussi successivement la perception et d'en décharger, s'il était possible, entièrement les navires français (3).

(1) Rog. dcsdclib., XVIIl, 213.

(2) Ibil, XVIII, 257.

(3)iW.. XVIIL 3i5-

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