SS
2° Prix d'.idjudication des ouvr.iges du devis I >8. Joo »
3" Tondations sur pilotis j8.8oo n
4" Ouvrages supplémentaires de menuiserie iS 922 15
de serrurerie 1.148 »
— de pl.Urier 845 »
— de peinture i .446 15
Pavage au pourtour du b.itiment i .409 18
Restauration des douze portraits des rois 780 »
Balustrade et tableau de la chapelle i . 299 »
Marbres avec inscriptions i . 205 »
Statue de Louis XV de Ladatte J-'S^ 6
Mémoire de sculpture de Ladatte 8.950 »
IjS CllAPITRF. VI
paye, comme toutes les dépenses du bâtiment des deniers de l'octroi, qui n'appartiennent pas aux marchands et consuls de Rouen, mais au Roi, qui seul en dispose ainsi et de la manière qu'il lui plaît, sans que les marchands et consuls en puissent employer la moindre partie sans son ordre.
Quatre ans plus tard le fermier revint à la charj^e devant M. de la P)Ourdonnaye, demandant pour les droits divers, objet de six contraintes qu'il avait délivrées, une condamnatit)n montant, y compris l'amende, à dix-neut mille neuf cent soixante-deux livres dix-sept sols quatre deniers.
I.'intendant confirma le 16 août 1744 son ordonnance du 6 février 1740 en l'étendant à tous les droits réclamés et renvoya sur le tout les parties se pourvoir au Conseil.
Les prieur et juges consuls justifièrent devant le Conseil leur résistance aux prétentions du fermier, dans un mémoire où ils établissaient que ce faisant ils défendaient contre l'avidité de celui-ci la caisse de l'octroi qui leur était confiée; qu'ils devaient en conserver les deniers et ne les employer que par ordre du Roi, qu'autrement ils ne mériteraient pas d'en avoir l'administration.
S'il n'y a pas d'arrêt qui tranche le litii^e, c'est apparemment que le fermier des domaines se désista de sa poursuite.
Mais la compagnie se trouva bientôt troublée dans la tranquille jouissance de ce beau palais. Peu d'années après qu'elle en eut pris possession, certains mouvements des planchers attirèrent l'attention de Messieurs du Siège : ils s'aperçurent que ceux du dessus de la bourse et celui du dessus de la buvette avaient fléchi; ils s'enfonçaient de plus en plus au point de donner une juste inquiétude : ils requirent l'intendant de faire visiter le bâtiment.
Par ordre de celui-ci, l'ingénieur du Roi, Martinet, fit la visite, trouva le péril sérieux, fit poser des étais sous les poutres et dressa un procès-verbal de l'état du plancher.
11 en décrivait d'abord la construction : Au-dessus de la grande salle de la bourse large de vingt-huit pieds, qui s'ouvre sur le grand escalier par un passage de vingt-sept pieds de largeur, le plancher a été construit en trois parties. Celle du milieu, sur une longueur de vingt-sept pieds, correspondant à
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l'ccartcmcnt des colonnes du p;iss;ii;e vers l'esciilier, est accompaf;née de solives porlées d'un bout dans le nuirde façade dans la rue des Oonsuls, de l'autre sur un poil rail |iosc sur les colonnes, lequel porte une double cloison en charpente dont les poteaux vont jusque sous les entraits du plancher du grenier. De chaque côté de cette partie médiane, sur une longueur d'environ neuf toises et demie, d'une part vers la rue des (Charrettes, de l'autre vers la rue de la Lanterne, l'espace est divisé par cinq poutres : la première au départ vers la rue de la Lanterne, porte à faux la cloison en charpente qui sépare la salle d'audience de la salle du concert; dans l'autre travée, la seconde poutre à partir de la rue des Charrettes, porte, éj:alement à faux, la cloison en charpente qui sépare la chambre du conseil de la salle d'audience. Le plancher posé sur ces pontons est parqueté dans la chambre du conseil et dans la salle de la juridiction en deçà du barreau qui forme le prétoire; audelà, dans l'auditoire et dans la salle du concert, il est carrelé de pierre de liais et de marbre noir. Le plafond de plâtre qui rèf^ne au-dessus de la bourse en noyant les poutres, se résout en corniches le long des murs.
Tout le plancher au-dessus de la bourse était considérablement enfoncé, dans des endroits plus que dans d'autres : de deux pouces et demi dans le milieu du poitrail porté dans les colonnes, de deux pouces dans la salle du conseil, de deux et demi à la troisième et à la quatrième poutre, de cinq dans le milieu de la cinquième : c'est l'endroit où s'assemblent un grand nombre de personnes qui sont appelées, lors des élections des consuls et encore un plus grand nombre de clients quand on plaide leurs causes. Dans la seconde travée chargée d'un dallage en pierre, les enfoncements de la superficie étaient encore plus considérables : la sixième poutre qui porte la cloison de la salle du concert, avait lléchi de six pouces. L'expert ayant fait abattre les corniches de plâtre, trouva les poutres pourries dans les bouts et estima que les bois étaient de très mauvaise qualité, « ayant été abattus après leur retour, quand la sève ne leur fournissoit plus de nourriture ». Il en conclut qu'il y avait six poutres à remplacer.
11 avait encore observé que les deux tuyaux de descente pour les latrines placés dans les angles des petits escaliers étaient percés dans la pierre de Saint-Leu dont les murs étaient construits, sans y avoir mis aucuns boisseaux de terre ou conduite de plomb et que les pierres étaient entièrement calcinées et ne pouvaient subsister.