QUATRIÈME CHAPITRE
« Nous avons également besoin de connaître les différents arrêts du Conseil en vertu desquels la dépense de la chambre de commerce est portée à dixsept mille huit cents livres. Cette énonciation vague, différents arrêts, est contraire à l'ordre de la comptabilité et toute dépense autorisée par un ou plusieurs arrêts doit être justitiée et soutenue dans chaque compte par renonciation de celui où ces arrêts sont rapportés. Nous vous prions de nous en taire remettre une copie.
" OBSERVATIONS GÈNÉR.\LES :
« Nous remarquons dans le dixième chapitre de dépenses un article de deux mille livres d'augmentation d'appointements accordée à M. Deschamps votre député, en vertu d'une lettre du ministre du 2 septembre 1789. Nous respectons comme vous, Messieurs, cette faveur. Mais nous éprouverons le
(i) Carton n° 46, V^ liasse.
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mcme sentiment, en réfléchissant que ce supplément accordé dans un temps où il n'étoit question que d'économies publiques, paroit les contrarier. Nous avons remarqué avec toute la ville que la résidence de M. Deschamps à Paris ne vous a pas paru suffisante pour défendre et faire valoir les avantages du commerce, puisque vous lui ave/, adjoint MM. Dufour et de Montmeau qui y ont séjourné pendant longtemps et doivent avoir occasionné une dépense notable. »
La nouvelle administration du département n'avait plus le moelleux que la chambre était habituée à trouver chez les intendants de la généralité. Nous n'avons pas retrouvé la réponse que lui fit la compagnie. Elle avait chargé MM. du Siège, le procureur syndic et M. Dupont de s'occuper de l'examen des observations des administrateurs du directoire du département et sur leur rapport elle avait adopté une réponse qui fut remise aux directeurs de l'octroi avec prière de l'insérer dans la lettre qu'ils devaient eux-mêmes écrire.