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MAi'i iKi: III
David Le Jicullif( i"'' juillet i 7 1 2-'':^ mars 1 7 1 3).
David l,c lkiillit'a\ait cté clu prieur de la juridiction consulaire en août i70'; il en remplissait encore les fonctions lors de la constitution de la chambre de commerce, le 2'.^ juillet 1703, et, comme tel, il avait présidé la première assemblée de la compagnie, mais il en sortit presque aussitôt pour céder la place à Richard Lallemant, élu prieur le 1 1 août suivant.
Bien que son mandat de député commençât le 1" juillet, il ne fut installé que le 22 septembre au conseil de commerce.
Kn avril 1714. il mande à la chambre qu'il a été nommé par le contnMeiugénéral pour travailler avec le député de Languedoc au rétablissement du cominerce du royaume et principalement des manufactures ( i).
Ces députés de deux provinces manufacturières avaient été choisis par le contrôleur général Desmarest comme ayant une connaissance particulière des manufactures et étant capables de se bien acquitter de l'emploi qu'il voulait leur donner. C'était de travailler à un état général de toutes les manufactures du royaume d'après les éclaircissements qu'il demandait aux inspecteurs des provinces. Ils devaient s'assembler en particulier avec le sieur de Valossière pour examiner les procès-verbaux, mémoires et avis qui seraient envoyés par les intendants, les inspecteurs, les chambres de commerce et autres sur le sujet des manufactures, en faire un rapport aux assemblées de tous les députés et conférer avec MM. les Intendants du commerce à qui ils auraient été distribués. La lettre que M. Desmarest écrivait de Versailles le 10 avril 1714 à M. Amelot en lui donnant des instructions, avait pour objet d'engager de nouveau M.M. les Commissaires et Députés du conseil de commerce à redoubler d'attention pour l'augmentation et la perfection des manufactures (2).
David Le Baillif n'avait pas accepté volontiers la réduction des honoraires de la députation. Les charges de la résidence à Paris étaient lourdes. En juillet 1713, la chambre lui avait accordé une indemnité de six cents livres pour les frais qu'il avait été obligé de faire à son entrée en fonctions. Dès le mois d'octobre 1713, il avait présenté au contrôleur général un placet ten-
(i") Reg. des dclib., II, 154.
(2) Canon 11° 24, i" liasse, 55.