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ciiApnur. XI
I/ccriturc de Sallrcv est plus nette. 11 donne la substance des lettres des ministres au lieu de la reproduction intégrale qu'en taisait l'>araguey. Le S juillet 178C), la chambre porte de trois cents à six cents livres son indemnité annuelle pour les écritures des phares. Le 2() octobre 17^7, le prieur i->résenle à la chambre la requête du secrétaire qui e.xpo.se que les appointements de sa place fixés en 1703 à douze cents li\res, n'ont point varié jusqu'à présent, que, vu l'augmentation que toutes choses ont éprouvées depuis quatrevingts ans, il espère que la compagnie voudra bien y avoir égard et lui accorder une augmentation d'appointements. La chambre, considérant la gradation survenue en tout pendant ce laps de temps, et voulant donner un témoignage de satisfaction au sieur Salfrey, porta ses appointements à dixhuit cents livres.
Et, sur l'observation du prieur, que la chambre pourrait trouxer convenable d'accorder une augmentation de gages au nommé Leblanc, concierge, ces gages, qui avaient été majorés de trente livres par an à la fin de décembre 1773, furent portés de cent cinquante à deux cent cinquante livres. H les toucha pour la dernière fois le 3o décembre i-jqi : la chambre avait alors cessé d'exister. Saffrev fut le dernier secrétaire de la chambre de commerce de Normandie.
Ainsi la chambre de commerce avait eu successivement pour secrétaires :
1" Claude Caknay, 23 juillet 1703 -août 171 2. Suppléé par le grefller Panel d'août à décembre 1712 et par le commis Saint-Paul du 2(S décembre 1 7 1 2 au mois d'août 1 7 1 7 ;
2° Delaunay, d'août 1717 au 21 avril 1733 -,
3° Gaston-Claude Choulle, du 21 avril 1733 au 3i octobre 1740 ;
4° Louis JoRE, du 2 novembre 1740 au 21 juillet 1773;
5° Thomas Baraguey, du 28 juillet 1773 au 3o septembre 1778;
6° Jean-Jacques Saffrey, du 8 octobre 1 778 à décembre 1791 .
Les archives de la chambre.
Les archives de la chambre de commerce de Normandie ont été tenues avec un soin remarquable. Le secrétaire de la chambre en avait la garde. La maladie du premier titulaire de cette charge, qui donna lieu, à partir du
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mois d';i()ùt ijij. ;i un iiULiiii) Je six niiiKx-s, piirait avoir, dans le Jchiil, quelque peu nui à la bonne tenue de la collection des écritures et des mémoires qui commençaient à s'accumuler. Aussi, le 20 août 1715 (1), on proposa de mettre en état d'ordre tous les papiers concernant la chambre, depuis son établissement jusqu'à ce jour ; la chambre autorisa MM. (Ihapais, second consul, et (luillebon, procureur-syndic, à commettre telle personne qu'ils jugeraient à propos pour ce faire, et de régler et payer ce qu'il conviendrait.
Deu.x ansa|Mès, août 1717, les archives, conlîées au nouveau secrétaire en titre Delaunay, paraissent avoir été aux mains d'un conservateur qui classait les documents au fur et à mesure qu'ils étaient créés.
Logé en ville aux frais de la chambre, il gardait chez, lui tous les papiers et registres de la compagnie. 11 fut remplacé dans ses fonctions (21 avril 173;^) à la veille de la construction du nouveau bâtiment de la juridiction, où secrétaire et archives de la chambre de commerce devaient trouver asile.
Lorsque Delaunay fut remplacé, deux syndics de la chambre furent nommés commissaires pour recevoir de lui les archives qu'il avait en sa maison : ils en véritièrent, en présence de son successeur Choulle, l'inventaire dressé par celui qui en demandait décharge, et ensuite tous les papiers et registres furent replacés dans l'ancienne armoire de la chambre, dont la clef, rapportée sur le bureau, fut remise au nouveau secrétaire, à qui l'on fit transcrire sur le registre des délibérations l'inventaire signé des commissaires et de lui (2).
En janvier 1741, lorsque Louis Jore remplaça Choulle, il y eut même reconnaissance et remise régulière au nouveau secrétaire des pièces et dossiers qui étaient aux archives dans le nouveau bâtiment des consuls. L'inventaire en fut présenté, le 26 avril, à la chambre, qui ordonna qu'une copie en serait déposée aux archives de la juridiction, une autre copie avec la minute aux archives de la chambre {?).
Vers la fin de la longue période que Louis Jore fut secrétaire de la chambre, le r' février i7<k) (4), le prieur Jean-Baptiste Hurard, par l'examen qu'il avait fait des archives de la chambre, avait observé qu'il n'avait point été établi de registre sommier portant par extrait, année par année, date pour
(i) Rcg. dosdclib., II, Z2t: