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(i)IlHd., IX, 495-
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faire valoir Je vive voix les sollicilatioiis Je la clumibie, parce iiu'il lui était impossible Je s'absenter Je Paris, mais que si la chambre voulait l'Iionorer Je sesorJres pour tout ce qui pourrait s'exécuter Jaiis la ville, il ferait tout ce qu'il pourrait pour y satisfaire. La chambre corresponJit avec lui jusqu'au retour Je Pasquier, qui revint Jes eaux vers le milieu J'aoïit, mais non {^uéri, car il mourut à Paris le 1 1 novembre suivant.
Messieurs Ju siège s'étaient retirés par Jevant l'intendant pour l'informer Je la mort Je .M. Pasquier et concerter avec lui le jour de sa commoJité pour convoquer une assemblée générale Je la compagnie, aux fins Je procéJer à la nomination J'un autre Jéputc et le prier Je faire à la compagnie l'honneur J'y présiJer. Dans l'assemblée générale Ju 16 novembre 17)4, tenue Jans la salle J'auJiciKc Je la juriJiction consulaire, présidée par M. le marquis de la BourJonnaye, intendant Je la généralité, les prieur, juges consuls et grelfier de la juriJiction consulaires, revêtus Je leurs robes et toques, l'intenJant a pris séance en la place ordinaire Ju prieur, le prieur à sa Jroite, le premier consul à la Jroite Ju prieur, le second consul à la gauche de l'intendant, et de suite à droite les anciens prieurs, et à gauche les anciens juges consuls, et le procureur syndic en exercice, à la suite des anciens prieurs; au milieu du parquet, M. L. Jore, secrétaire de la chambre, .M. Boistard de Premagny, secrétaire de l'intendance, et M' J.-F. Lesueur, gretder Je la juriJiction. Le scrutin Jcpouillé par l'intenJant Jonna Jix-huit voix à Joseph Behic, contre 27 voix réparties sur huit autres noms -, Behic était nommé Jeputé pour une année à commencer Ju 1" Jecembre suivant, aux appointements Je Jix mille livres par an, suivant l'arrêt Ju conseil Ju 5 octobre 1722 (1).
Le contrôleur général, informé par l'intenJant de l'élection de Joseph Behic, écrivit pour réponse à M. de la Bourdonnave, la lettre suivante, qui fut communiquée à la chambre assemblée le 1 1 décembre :
« A Versailles, le 5 décembre 1754.
« Monsieur, j'ai vu avec satisfaction par votre lettre du 17 du mois passé, que l'assemblée pour la nomination d'un député du commerce de Rouen s'est tenue avec toute la tranquillité et la décence convenable et que la pluralité des suffrages a été en faveur du sieur Behic, que vous reconnaissez capable de remplir cette place. Sur le compte que j'en ai rendu au Roi, Sa
(i)Reg. des délib., IX, 562.
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M;ijcstc approuve cette élection. Kn conséquence, je vous prie d'en instruire la chambre de commerce de Koucn, alin qu'elle confirme au sieur P)eliic sa nomination, qu'elle lui en déli\re une e.xjV'dilion en vertu de laquelle il {■«ourra venir le plus tost qu'il sera possible prendre séance au bureau du commerce.
K Je suis \otre très humble et très obéissant serviteur,
« Sécheli.ks (i) ».
M. Le Couteulx avait continué jusque-là d'expédier les allaires de la chambre de commerce de Normandie et de correspondre avec elle. Il lui écrivait encore le i3 décembre une lettre portant ses remerciements à la chambre du mémoire qu'elle lui avait envoyé (le 22 novembre sur les modilications à apporter aux droits d'entrée ou de sortie à l'occasion du renouvellement du bail des fermiers généraux) : « qu'il est de son devoir de tra- Miiller de son mieux au succès des représentations de la chambre pour l'avantage du commerce et qu'elle peut être assurée qu'il s'y emploiera avec zèle, qu'il est déjà informé que M. de Trudaine est très satisfait des observations de la chambre, qu'il attend que les autres chambres du royaume lui en aient fourni de semblables et que certainement il se chargera après avec un vrai plaisir de faire valoir auprès de M. le Contrôleur général et de M. le Garde des sceaux (Machault, secrétaire d'Etat de la marine), le vœu du commerce réuni. » Il marquait linalement que M. Behic désirerait sans doute d'informer la chambre lui-même de ce qui pourrait se passer d'intéressant sur cette affaire, mais qu'en son absence il aurait soin d'en rendre compte à la chambre avec toute l'exactitude possible (2).
Quelques jours après, Joseph Behic prenait sa première séance au bureau du commerce (ig décembre lySq).
Joseph Be/iic (i" décembre 1754-29 octobre ijj'j).
Behic (Joseph-David-Dominique) avait été élu procureur syndic de la juridiction consulaire le i3 janvier 1745 et était devenu, le 3 août 1746, premier
(0 Reg. des délib., IX, 381.