‹ La Chambre de commerce de Marseille et l'Exposition coloniale de 1906Chapitre 16 sur 89 · V. — Palais du Ministère des Colonies · texte numérisé non relu

V. — Palais du Ministère des Colonies

Le Palais du Ministère des Colonies, situé au sud du Palais de la Mer, occupait une place d’honneur, étant le premier édifice que le visiteur, entrant par l’avenue centrale, apercevait à sa gauche. Ce palais, de style Louis XVI modernisé et simplifié, surmonté d’une tour où flottait le drapeau tricolore, était l’œuvre d’un jeune architecte marseillais, M. Georges Sébille; sa décoration intérieure avait été confiée à MM. Louis Dumoulin et José Silbert, commissaire et commissaire-adjoint.

On trouvait à l’entrée un vestibule, ou loggia, supporté par deux colonnes et dont la façade, au-dessus de la porte d’accès, s’ornait d’un haut relief symbolisant la France coloniale, œuvre du sculpteur Capellaro, grand-prix de Rome. Des bustes d’explorateurs célèbres, avec, au centre, la statue de Jules Ferry (d’Anlonin Mercié), décoraient l’intérieur de cette loggia, dont les portes du fond s’ouvraient sur un grand hall central réservé à la Société des Peintres orientalistes français. C’était Y Exposition moderne, avec ses toiles signées d’éminents coloristes contemporains. Elle était suivie de Y Exposition rétrospective artistique, répartie dans deux salles communiquant entre elles par une large baie, et composée des œuvres des maîtres romantiques précurseurs de 1 orientalisme : Horace Vernet, Delacroix, Decamp, Gérôme, Chassoriau, Fromentin, Régnault, Guillaumet, Maiilhat, Renoir, Manet, s’y trouvaient représentés par des toiles de grande valeur.

Venaient ensuite la salle de 1 Exposition réti ospective liistorique , intéressante tentative de reconstitution de 1 histoire et de la vie coloniales par la peinture, la gravure et le bibelot, dans le genre du Musée Carnavalet, 1 Exposition du concours des Bourses de voyage, due à 1 initiative originale

et généreuse de M. Louis Dumoulin — enfin Y Exposition de l'Alliance française (1) et (les Sociétés de Géographie , et celle des Services du Ministère des Colonies, où un grand nombre de statistiques, de documents officiels et de graphiques avaient été intelligemment réunis.

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