‹ La Chambre de commerce de Marseille et l'Exposition coloniale de 1906Chapitre 6 sur 89 · IX. — Neuvième groupe (classes 50-51). Océanographie · texte numérisé non relu

IX. — Neuvième groupe (classes 50-51). Océanographie

X. — Dixième groupe (classes 52-56). Beaux-Arts, arts décoratifs, instruments et procédés généraux des lettres, des sciences et des arts.

La classification de l’Exposition fut très remarquée, surtout, au dehors, par les Allemands dont on connaît l’esprit méthodique, et elle méritait, en effet, d’attirer l’attention des spécialistes, car elle réunissait dans un ordre clair et logique tout ce qui touche à la colonisation.

Les cadres et les rouages de la future Exposition étant ainsi réglés dans tous leurs détails, et la besogne répartie au mieux des aptitudes de chacun, une activité fiévreuse ne cessa de régner sur les chantiers et dans les Commissions durant tout le cours de l’année 1905 et le premier trimestie 1906. De leur côté les colonies qui, toutes, avaient accueilli favorablement l’idée de l’Exposition de Marseille, se mirent dès lors en mesure d’y contribuer le plus largement possible tant par d’importants sacrifices pécuniaires que par l’envoi de leurs produits.

Quant à la Chambre de Commerce, non contente de donner à la future Exposition l’appui de sa participation financière et le concours de ses délégués, elle décida d’exposer elle-même une série de documents qu’elle pria M. Lucien Eslrine, alors membre-secrétaire de la Chambre, aujourd’hui vice-président, de vouloir bien réunir. De plus, sur la proposition de M. le président Desbief, elle chargea, dans sa séance du 14 avril 1905, M. Adrien Artaud, 1 un de ses

membres, de dresser une statistique générale du progrès économique marseillais depuis 1830. Elle tenait surtout à montrer l’importance de l’industrie marseillaise, qui réserve des débouchés considérables à la production coloniale et qui permet de satisfaire à tous les besoins de nos possessions. On ne connaît pas suffisamment la puissance industrielle de Marseille, que l’opinion publique au dehors considère seulement comme une ville de transit ou d’entrepôt; or le mouvement manufacturier de notre cité, quoique ancien, gagne en importance chaque année et réserve tant à Marseille qu’à la région environnante le bénéfice de manipulations industrielles variées, bénéfice incomparablement supérieur à celui que peuvent donner de simples transactions commerciales.

Cette enquête, menée par M. Adrien Artaud avec un zèle qui triompha de toutes les difficultés que la prospérité même et le développement du commerce et de l’industrie de notre ville opposaient à sa tâche, fut ensuite résumée par lui dans une notice et condensée dans de saisissants graphiques d’ensemble dont on trouvera plus loin la reproduction.

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