CHAPITRE VII
La Chambre de commerce est consultée sur rémission de deux milliards eu assignats. — Le pavillon national dans les Echelles. — La Porte demande le maintien à Constantinople de l'ambassadeur Choiseul-Goufier. — La Chambre avance 30.000 livres à la municipalité, pour payer les dépenses des hôpitaux. — Suppression de la Chambre de commerce, qui est remplacée par un Bureau provisoire du commerce. — Situation financière. — Administration dts Echelles pendant la Révolution. — Reconstitution de la Chambre de Commerce, 1789- 1802.
La Chambre de commerce, qui a déjà prêté 62.000 livres à la communauté, est autorisée à lui avancer encore 80 ou 100.000 livres, mais pas davantage, et en prenant des garanties sérieuses pour le remboursement. (27 septembre 1789.)
La communauté a demandé à la Chambre 600.000 livres, qui lui en a prêté 120.000. Le Ministre donne à cette occasion des instructions très précises à la Chambre de commerce, et lui rappelle qu'elle ne peut pas disposer de ses fonds sans une autorisation du Corps législatif, en vertu d'un décret de l'Assemblée nationale du 23 novembre. (18 décembre.)
Adresse à l'Assemblée Nationale par les représentants de la commune de Rouen, contre le système d'affranchissement des nègres. (4 janvier 1790.)
Le consul général de France à Smyrne et toute la nation
votent un don patriotique, chacun s'inscrit tour à tour. Le consul Amoreux offre 2.000 livres; MM. Jean-René Amie et Etienne Escallon, députés, 1,000 livres chacun. M. J' 1 Guys, 400 livres ; le capitaine Jean-Baptiste Bory, 100 livres. Total : 31.10$ livres, (2 février 1790.)
« Aperçu rapide sur les colonies, par M. Abeille, député extraordinaire du commerce de Marseille. » (i cc mars 1790.)
Décret de l'Assemblée Nationale sur les colonies. (8 mars 1790).
« Lettre de M- le doyen du Conseil de la Martiniqne écrite a M. Foullon d'Ecotier, au nom de la Compagnie. » (15 mars 1790.)
Le pavillon national a été arboré à Coron, Le consul explique sa conduite dans cette circonstance, qui pourrait être mal interprétée. Il a hésité à faire chanter un Te Daim. Il ne trouvait rien de plus naturel que de faire dire une messe, de bénir le pavillon et de lui rendre tous les honneurs possibles, a Mais, a-t-il objecté aux personnes qui en avaient fait la proposition, permettez-moi, Messieurs, de vous faire observer qu'il ne me parait pas décent de remercier Dieu de ce que nous quittons un pavillon sous lequel, pendant plusieurs siècles, nous avons combattu, avec tant de gloire, et remporté des victoires sur les ennemis de la nation. Il me semble que c'est l'insulter. Au reste, Messieurs, vous ferez ce que vous voudrez, je consens à tout ce que vous jugerez à propos de faire à cet égard. b Le Te Deum fut chanté et le pavillon arboré au bruit du canon. (i er avril 1791.)
Séance du 12 août 1790. — u Assemblée générale du com-