‹ La Chambre de Compensation des Frets CharbonniersChapitre 5 sur 80 · CN LS RER · texte numérisé non relu

CN LS RER

« La guerre a complètement modifié cette situation. Certes, elle a réduit la consommation dans des proportions importantes. Mais elle a réduit la production dans une mesure plus importante encore, la totalité du bassin du Nord et une partie du bassin du Pas-de-Calais s’étant trouvées dès le début des hostilités et se trouvant encore en la possession de l'ennemi. Le dernier relevé mensuel, celui du mois d'août, accuse une production de 1.675.000 tonnes, représentant une production annuelle de 20 millions de tonnes. D’autre part, l’importation belge et allemande ayant cessé, c’est à l’Angleterre qu’il a fallu demander la totalité ou la quasi-totalité du surplus. Il s'ensuit que l’importation anglaise, qui se chiffrait en 1912 par 10 millions de tonnes environ (9.949.000), dépassera sans doute 20 millions de tonnes en 1915. Elle représente, pour le trimestre juillet-septembre, une moyenne mensuelle de 1.900.000 tonnes environ et l’on peut prévoir qu’elle est destinée à s’accroitre encore.

« La consommation, à l’heure actuelle, s’alimente donc pour plus de moitié de combustibles importés d'Angleterre. Mais ce qui donne à cette situation une gravité particulière, c’est qu'entre les charbons extraits du sous-sol français et les charbons importés. d’Angleterre l’équilibre des prix n’existe plus.

« Tous les éléments qui concourent à former le prix du charbon importé d'Angleterre en France ont, en effet, subi, par une conséquence directe de l’état de guerre des variations importantes. Les cours sur le carreau des mines anglaises ont augmenté dans une

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