‹ La chambre de la reineChapitre 3 sur 13 · III · texte numérisé non relu

III

daniel, ces clames, moins ombrageuses ou moins perspicaces que les habitués du Liond' Argent , n'a\aient remarqué d'autre changement dans leur intérieur que cette tristesse et celte réserve , suite habituelle des malheurs de famille. Elles les voyaient rarement, il est vrai, puisqu'ils n'avaient point repris leurs matinées, mais (et ceci était le plus inexplicable de tous les mystères) elles trouvaient la jeune femme plus prévenante, plus tendre que jamais pour son mari , et le jeune homme plus assidu, plus passionné que jamais près de sa femme. , Elles avaient bien remarqué les promenades solitaires et taciturnes du capitaine, mais elles mettaient cela sur le compte de son caractère mélancolique, et elles étaient convaincues qu'il ignorait les aventures de la Ramée...

— Il les connaît sans doute et n'a aucun motif d'en prendre ombrage! s écria le

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receveur , triomphant des contradictions qui tournaient à Thonneur de la châtelaine.

Puis il énuméra ces contradictions, en rapportant les versions du Lion-W Argent, et l'histoire du festin de Balthazar fit mourir de rire madame de Sainl-Yital.

Néanmoins, toute l'éloquence de M. Cachet ne put expliquer les singularités que son propre récit venait compliquer encore, car, loin de se simplifier par ce, récit, les questions se multipliaient visiblement. Madame de Preuil les passa en revue et les présenta delà sorte :

— Pourquoi M. de Kerdaniel avait-il suivi d'un regard si inquiet le docteur et la châtelaine?... — Et pourquoi ce massacre subit et forcené des hôtes innocents du Petit- Bois?

— Pourquoi ces visites fréquenlei» de Guénolé au Lîon-d'Argent et cette consom-

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rnation extraordinaire de vieux vin de Bourgogne? — Faliail-il interpréter cet enivrement périodique comme l'interprétait M. Noiraud , ou l'attribuer tout simplement au chagrin que causait à Magan l'absence de sa femme, partie un jour brusquement du château, et chargée, disait-on, d'une mission de sa maîtresse en Bretagne?

— Pourquoi ces voyages continuels de la châtelaine à la Ramée, d'abord seule et à l'aventure, et puis avec la compagnie du docteur ?

— Pourquoi cette exportation de comeslibles et ces parties singulières , en un lieu si peu propice aux réjouissances et aux festins?

Autant d énigmes dont le gardien de la Ramée pouvait seul donner le mot, — soit qu'il fût un vieux et horrible Chinois , comme disait Merluciion , soil qu'il fût un jeune et bel Espagnol , comme disaient ces dames.

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De celte conclusion à la proposition d'une équipée nocturne à la ferme il n'y avait qu'un pas; madame de Preuil le fit résolument en déclarant à Cachet qu'on avait compté sur lui pour cette action courageuse...

Telle était l'importante communication que ces dames avaient à faire au receveur des Pyrénées-Orientales.

Malgré leur profonde confiance en la fidélité de l'amoureux de la châtelaine , elles doutaient du succès de leur proposition et considéraient le chevalir avec inquiétude... Mais quelle fut leur surprise , leur enthousiasme, leur acclamation, lorsque Cachet, déclara qu'il avait prévenu leur désir... (jue cette nuit même il serait à la Ramée!...

— Chevalier ! s'écria madame de Saint- Vital , vous n'êtes pas un homme de ce temps-ci 5 vous êtes né trois siècles trop

tard!... oui, vous méritiez de recevoir la chevalerie de Bayard, comme le roi François I".

— Il me suffit de la recevoir de vous^ madame la baronne, répondit le receveur en souriant.

Et il baisa héroïquement la main potelée que lui tendait la grosse dame.

— Mais, monsieur Cachet, dit M de Charleville avec moins d'exaltation , sous quel prétexte aborderez-vous cet Espagnol ou ce Chinois, ou même ce Cochinchinois, qui tient l'emploi de Cerbère à la Ramée?

— Sous quel prétexte, monsieur ! qu'estil besoin de prétexte? j'ai le droit, comme tout galant homme, de défendre l'honneur attaqué de madame de Kerdaniel ; ce Chinois ou cet Espagnol tient évidemment cet honneur dans sa main ; je le sommerai, au nom de tout ce qu'il y a de sacré sur la terre,

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(Je me donner les moyens de confondre la calomnie!

— Et s'il vous refuse ces moyens, s'il ne peut vous les accorder?

— Je le provoquerai, monsieur, et j'arracherai par la force ce que je n'aurai pu obtenir par la persuasion!...

— A la bonne heure! dit M. de Charleville; je suis de l'avis de la baronne,, monsieur Cachet : vous êtes un chevalier du temps de Don Quichotte ; je vous donne ma bénédiction.

— Nous ne sommes pas ici pour plaisanter! reprit madame de Saint-Vital en jetant un regard sévère à M. de Charlevillc, puis, se retournant gravement vers le receveur : — A quelle heure, chevalier, comptez-vous vous mettre en campagne?

— A la nuit close au plus totj alors seulement, m'a-t-on dit, le ioup-garou de

l'Ù, LA CHAMBRE DE LA BEINE.

la Ramée devient visible aux yeux mortels.

— Très bien ; et d'ici là que ferez -vous , chevalier?

— Je verrai M. et madame de Kerdaniel, s'ils veulent me faire l'honneur de me recevoir au château.

— De mieux en mieux, chevalier! Avant de serisquer dans une expédition périlleuse, les preux allaient retremper leur courage dans le regard de leur dame ! — Maintenant, chevalier, reprit la baronne, avez- vous des armes?

Cachet fut obligé de convenir que sa canne et son parapluie formaient pour le moment tout son arsenal. Alors MM. de Saint Vital, de Preuil, de Charleville et d'Acigné furent sommés par leurs épouses d'armer le chevalier, et un attirail de fusils, de pistolets , de cannes à épéc, de poignards de toute sorte, fut mis à sa disposition. Il logea deux petits

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pistolets dans les poches de son paletot, un poignard dans sa poitrine, prit une canne à dard à la main, et quitta la maison de madame de Preuil.

Dire tous les vœux qui l'accompagnaient serait chose impossible. On convint qu'à neuf heures il passerait sous les fenêtres de ces dames, pour emporter un dernier adieu... et qu'au coup de minuit elles se mettraient toutes en prières, comme les châtelaines d'autrefois pendant la veille des armes...

Cachet rentra au Lion-d' Argent, Qi s'enferma dans sa chambre. Ld, il passa deux heures à faire sa toilette. Il essa^, quitta et reprit, les uns après les autres, ses pantalons les plus excentriques, ses gilets les plus éblouissants, ses cravates les plus incroyables. 11 se fixa enfin sur un pantalon abricot, sur un gilet gorge de pigeon, et sur une cravate cerise, brodée de fleurs écarlate. Il endossa là des-

SUS une redingote tê'.e de nègre, à brandebourgs noirs, et il alla, le cœur palpitant, sonner à la grille du château.

Guénolé le reçut au bas du perron, le salua avec la plus profonde solennité, ne lui adressa pas un mot, et marchant devant lui comme un automate , alla l'annoncer à madame de Kerdaniel...

Le receveur crut entendre un rire étouffé derrière la porte du petit salon, cl le Breton revint lui dire qu'il pouvait entrer. Il le fit avec tant d'empressement, qu'une personne qui sortait par l'autre porte eut à peine le temps de la franchir^.

Cachet vit disparaître un pan d'habit qui ne pouvait être que celui de M. de Kerdaniel... La porte se referma brusquement, et fit voltiger sur le tapis les fragments d'une lettre déchirée en vingt morceaux. Ayant posé involontairement le pied sur le cachet

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de cette lettre, le receveur remarqua qu'il était noir... et il se baissa comme pour le remettre à la châtelaine ; mais celle-ci , dissimulant le trouble de ses traits par le plus aimable sourire , lui fit signe de s'asseoir en face d'elle , et entama vivement la conversation.!.

Néanmoins , tout en questionnant Cachet sur son voyage , sur son retour, sur ses projets , madame de Kerdaniel appela négligeammentson grand chien montagnard. Elle se fit apporter par lui , comme en jouant , tous les fragments et le cachet de la lettre, et elle les serra, toujoprs en jouant, dans la poche de son tablier.

Alors, quittant le ton de la comédie, et poussant un soupir imperceptible, elle changea si complètement de langage, de physionomie et de manières , que le receveur déconcerté n'osa prolonger sa visite. Et ce-

pendant il eût dit volontiers, comme l'apôtre, dressons ici notre tente, et ne quittons plus celte place! car, comme l'apôtre, il voyait s'ouvrir le ciel, et il assistait aussi à la transfiguration !

Comment madame de Kerdaniel, qui était déjà si belle l'année précédente, était-elle devenue mille fois plus belle encore? Telle était la question que s'adressait le receveur extasié, tout en contemplant l'incomparable châtelaine!

C'était un éclat , une fraîcheur, une élégance impossible à décrire... Jeune fdle encore, et plus que jan^ais, par les roses qui semblaient parfumer son visage, madame de Kerdaniel avait de plus cet aplomb gracieux et cet embonpoint charmant qui caractérisent la jeune femme. En somme, l'idole surpassait mille fois tout ce que l'adorateur avait rêvé de plus accompli.

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Ajoutons qu'elle le retint par un de ces sourires qui le bouleversaient jusqu'au fond de l'ame ; mais ce fut une raison de plus pour le malheureux de s'éloigner promptenient ; car, le trouble de la passion se joignant à la crainte d'être indiscret, le désir de rester à la nécessité de partir, et l'espérance d'une justification aux soupçons fâcheux que lui inspirait la lettre, il perdit entièrement la tète, et eut à peine le sang -froid de saluer la châtelaine...

Il prit le chapeau de M. Kerdaniel pour le sien, marcha à reculons jusqu'à la porte, revint chercher son chapeau , le fit tomber jusqu'à trois fois, faillit tomber lui-même en heurtant le chien, et, au lieu de sortir par l'issue habituelle, se perdit dans un corridor dont il ignorait les détours.

Là, il crut enleiulre le même rire étouffé qui avait accueilli sa venue, et celte

cruelle pensée acheva d'égarer son esprit...

Qu'on juge alors de son étonnement , de son saisissement , de son ébahissement , lorsqu'il vit s'ouvrir une porte secrète , un homme entrer dans un cabinet dérobé, et qu'il entendit une voix dire à cet homme :

— Attendez un instant, monsieur, madame va vous rejoindre, et je ferai bonne garde. . .

Gachet reconnut parfaitement le docteur Valinski et la gouvernante , madame de Kernalo!!...

Un nuage lui passa sur les yeux. Il s'élança par la* première porte et se trouva dans la cuisine. Là, sans le regarder, Magan se leva silencieusement ; il le conduisitjusqu'au perron, le salua trois fois et retourna, pensif, s'asseoir dans l'âtro

Le receveur courut d'un trait au Lion'

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d'Argent , se renferma dans sa chambre et se demanda s'il veillait ou s'il rêvait.

Mais, plus il se remit, le malheureux! plusses souvenirs furent précis, plus ses soupçons tournèrent en certitude 1 Cet homme qu'on introduisait en secret chez la châtelaine était bien le docteur ! Que fallaitil de plus pour justifier toutes les accusations d'Athanase? Ce départ subit du capitaine et cette lettre mise en morceaux était le dénouement de quelque scène violente, dequelque explication peut-être ! — Et ce double éclat de rire qui avait accueilli son entrée et sa sortie ne dénotait-il pas, de quelque part qu'il vint, la froide confiance d'une âme sans remords ?...

— Oh !... s'il ne faut plus croire à elle , je nierai les anges ! s'écria Cachet^ en se roulant dans un vieux fauteuil dont les coussins dégagèrent un tourbillon do poussière...

Puis , s'élançant de ce nuage , avec une sorte d'inspiration prophétique :

— INon ! non l dit-il, c'est impossible ! on n'a pas tant de naïveté sur le visage et tant de fourberie dans le cœur ! Ce divin sourire qu'elle m'a jeté en me saluant n'est pas une infâme comédie !... Madame Kerdaniel est la plus pure comme la plus admirable, des créatures de Dieu!... Il y a là-dessous un mystère atfreux que j approfondirai cette nuit!...

Et comme la nuit tombait en effet, notre paladin se disposa à se mettre en campagne , mais un nouvel incident devait compliquer encore ses poignantes incertudes...

Au moment où il mettait ses pistolets dans ses poches, un domestique de madame de Saint-Vital entra dans sa chambre, et lui remit une lettre très-pressée.

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Cette lettre était un véritable journal de six pages, que le receveur déploya en ouvrant des yeux stupéfaits.

a Chevalier , disait la baronne dans ce

* factum , on a oublié de vous communiquer

» un renseignement desplus graves. C'est une

» aventure arrivée à madame de Kerdaniel

» pendant son séjour -k Paris , et qui nous a

» été garantie par un témoin oculaire. Voici

» le fait en deux mots ; il pourra vous servir

» de point de départ dans vos recherches,

» et vous mettre sur la voie de la vérité :

0 Monsieur et madame de Kerdaniel étaient

» au bal masqué de l'Opéra avec quelques-

» uns de leurs amis... L'on se quittait, l'on

» s'intriguait, et l'on se retrouvait , suivant

» l'usage , quand tout à coup M. de Kerda-

» niel cherche en vain sa femme autour de

» lui,.. Il parcourt le foyer, les corridors, la

» salle entière... il rencontre ses amis in- III. 0

» quiels et courant comme lui-môme, mais » nullement madame de Kerdaniel. Ces per- » quisitions durèrent ainsi prés d'une heure. » On envoya savoir si la jeune femme était » rentrée à son hôtel ; on ne l'y avait point » revue. — Alors, l'inquiétude du capitaine » devient une véritable angoisse. Une sorte » de délire s'empare de sa tête... Il va et » vient comme un insensé par le bal , de- » mandant Marguerite à tous les dominos , » tenté de soulever tous les masques, et » frappant à la porte de toutes les loges. En » vain ses amis s'efforcent de le contenir, de « l'apaiser, de lui imposer silence... Tout » ce qu'ils peuvent obtenir c'est qu'il cache j» ses traits sous un masque, et qu'il dérobe » au moins à tous les yeux l'auteur d'une » pareille esclandre I L'officier de paix allait » intervenir , et la chose allait se terminer » tragiquement, lorsqu'un grand cri poussé

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f aux premières loges détourne brusque- » ment l'attention générale. Agité d'un pres- » sentiment particulier, le capitaine se pré- » cipite de ce côté, comme tout le monde. » Il arrive le premier sur le lieu de la scène, » et qu'aperroit-il, juste ciel ? Sa femme, » seule dans la loge, renversée sur une chaise, D retenant à peine son masque sur sa figure, » frémissant des pieds à la tête, balbutiant » des mots entrecoupés , en un mot, tout » près de s'évanouir... Il l'a reconnaît heu- » reusement avant que son masque tombe, » il s'enferme avec elle dans la loge, il la » rappelle à la vie, et bientôt il l'emmène du » bal... Une heure après, on parlait encore » de cette aventure dans toute la salle. — f On se faisait mille questions, et voici tout f ce qu'on pouvait savoir... « Jm dame audo- » mino bleu ( on désignait ainsi madame de Ker- » daniel) avait été abordée par un jeune homme

» masqué. Au bout de quelques mots de couver-

» sation , on l'avait vue s'agiter et s*appuyer

» tremblante au bras de ce jeune homme... Plu-

9 sieurs exclamations ^ étouffées avec effort,

9 avaient même expiré sous son masque. Le jeune

» homme avait ouvert une loge, la dame l'y avait

» suivi... Ils étaient restés ensemble quelques

» minutes seulement... L'évanouissement de la

» jeune femme était survenu... Son dernier re-

• gard avait vu paraître M. Kerdaniel, son der-

» nier motavail été : Fuyez, Charles/ etle jeune

» homme avait disparu dans la foule. Pendant

» que ce récit passait de bouche en bouche,

» M. de Kerdaniel rentra dans le bal. Il en

» fit dix fois, vingt fois, cent fois le tour. Il in-

» terrogca l'ouvreuse des premières loges, lui

» remplit les mains d'argent, plongea unre-

» gard terrible sous tous les masques, écouta

» toutes les conversations d'une oreille avide;

• il se posta au contrôle pour la sortie du bal ,

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» mesura de l'œil tous les jeunes gens qui dé- » fdaient; mais il ne put parvenir à reconnai- » Irecelui qu'il cherchait , et il rentra déses- • péré à son hôtel. Les plus intimes amis du ca- » pitaine n'ont jamais eu l'explication de cette » aventure. Plusieurs vont jusqu'à penser » qu'il ne l'ajamais eue lui-même. Cependant » à partir de ce jour, le plus grand changement » s'opéra chez M. et madame de Kerdaniel. » De grave et mélancolique qu'elle était, la » jeune femme devint capricieuse, inégale et » fantasque. Elle se lança avec une sorte de f fureur dans les plaisirs les plus bruyants » de la vie parisienne. On la vit à tous les » bals, à tous les spectacles, à tous les con- » certs^ à toutes les fêtes. Elle déploya un » luxe et une coquetterie qui en firent la » reine des salons. En même temps le capi- » taine tomba dans les humeurs sombres, V dans les rêveries continuelles que tout le

» monde a remarquées. Partout où sa femme » brillait et dansait, on le rencontrait der- » rière elle , pâle et silencieux comme son f ombre.

V Les uns virent dans cette tristesse , une » suite de l'aventure du bal de l'Opéra, et » regardèrent M. de Kerdaniel comme at- » teint d'une jalousie chronique. Les autres » attribuèrent cette révolution à quelque » profonde et secrète douleur de famille , sur » laquelle la jeune femme, disait-on, s'étour- » dissait au bruit du monde.

» Voilà , chevalier, concluait la baronne, » ce qu'il était indispensable de vous faire » savoir. Joignez ce renseignement à tous » ceux dont vous êtes muni ; puisse-t-il vous » mettre sur la trace de quelque découverte » importante ! Retenez bien surtout ce : Fuyez » Charles l échappé au domino bleu; et que » ce mot vous éclaire comnàe un phare sur

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