parallèles directement
Si cette réflexixm simplement spéculaire donne des résultats généraux assez satisfaisants, elle ne remplit pas cependant les conditions voulues pour les expé-
rieuees délicates, où la moindre irrégularité serait nuisible à la production d’une bonne épreuve. M. Moitessier divise en quatre systèmes l’appareil éclaireur : convergeant , divergeant , parallèle avec croisement des rayons et parallèle sans croisement ; il a adopté deux lentilles pour condensateurs, l'une de 5 à li centimètres de diamètre et de 25 à 50 centimètres do foyer, l’autre très-petite et d’une distance focale trèscourte. La première reçoit directement le faisceau parallèle réfléchi par le miroir ; la seconde, placée sur le trajet des rayons réfractés, est destinée à modifier leur marche, selon la position qu’elle occupe. Elles sont mobiles sur des coulisses à l’extrémité desquelles est situé le réflecteur. Cette disposition d’éclairage a pour principe de graduer l’intensité selon le grossissement et le genre de préparation que l’on reproduit, ensuite il évite les phénomènes de diffraction qui ont lieu sur les bords des objets. En homogénéifiant la lumière, on ne détruit pas certains effets d’ordre inférieur résultant de la direction, et ensuite tous les objectifs ne sont pas corrigés pour le spectre secondaire; aussi faut-il que l’appareil éclaireur se prête à donner à volonté un faisceau lumineux régulièrement réfléchi; car le rayon incident, le rayon réfléchi et la normale sont dans un même plan, l’angle d’incidence étant égal à l’angle de réflexion. Parmi les différentes manières usitées par certains expéri-
ÉCLAIRAGE
mentateurs pour obtenir une réflexion régulière, citons : le professeur Gerlach, qui s’est servi d’une lentille piano-convexe avec miroir concave, permettant aux rayons de se croiser avant de passer par la lentille. Le professeur Read, de New-York, avait adopté, pour les forts grossissements, comme condensateur, un doublet de Woolastone, d’une ouverture de 44°. M. Traer corrigeait les irrégularités d’ajustement avec le condensateur, en donnant à la distance comprise entre le miroir concave et l'objectif, une longueur plus petite que son foyer. Le Rév. Read a proposé la méthode ingénieuse d’un condensateur hémisphérique et double, composé de deux lentilles placées l’une au-dessus de l’autre à faible distance; les rayons fournissant la lumière et ceux produisant la chaleur ayant différents degrés de réfrangibilité, on obtient un cône de rayons éclairants formé au moyen du cône de rayons caloriques. M, le D r Maddox emploie le condensateur achromatique de Sollit, qui donne un champ très-large exempt d’aberration; il consiste en deux lentilles achromatiques, dont la surface plane est tournée vers l’objet. 11 la remplace aussi par une simple lentille deCoddington d'un angle d’ouverture d’environ 15°. Il emploie encore deux lentilles piano-convexes superposées ou un doublet achromatique de 22° d’ouverture. Certains micrographes anglais ont aussi fait usage de « spotted lens, »
lentilles biconvexes ou piano -convexes, ayant au centre un petit disque noir empêchant les rayons de passer dans l’axe. Pour simplifier la combinaison des condensateurs spéciaux, on peut employer un objectif de microscope d’un numéro inférieur à celui dont on se sert pour former l’image.
Dans quelques circonstances particulières de la photographie de sujets très-délicats, il est nécessaire d’obtenir des effets lumineux qui mettent en évidence une foule de détails de faible saillie ; on a recours à la lumière oblique; elle réclame une certaine expérience et un patient tâtonnement, afin de servir d’adroit subterfuge pour faire valoir les objectifs. L’inconvénient inhérent à la lumière oblique est de contraindre presque généralement à supprimer les diaphragmes, toujours trop éloignés de la lentille frontale, ce qui est une cause inévitable de manque de finesse; ensuite, si l’on considère la réfraction de la lumière oblique à travers la lamelle de verre du porte-objet, on comprend que le rayon garde sa direction, quoique dérangé de sa position première, mais il est susceptible de produire des phénomènes de diffraction sur la préparation.
La réflexion directe sur l’objectif ou sur un condensateur demande à ne pas être trop prolongée ; le déplacement du soleil, rapide et constant, serait cause d’obscurité partielle ou totale sur la glace sensibilisée.
ECLAIRAGE
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Ceci est d’autant plus sensible que le grossissement est peu accentué. On sera ainsi constamment dans l'obligation de veiller et de vcriüer si la projection sur le verre dépoli est exacte ou embrasse sa totalité avant d’exposer la glace.
Fig. 31. — Héliostat du D' Maddox.
A. Boite contenant le mouvement d'horlogerie. — MM'. Miroirs. — D. Poulie de transmission. — B'. Vérificateur du parallélisme des miroir». — P. Détail agrandi. — K. Tige de rappel. — N. Détail du iil à plomb au centre de l’appareil.
L’inconvénient de ce déplacement des rayons solaires est évité par l’emploi de Y héliostat. Cet instrument, qui a été imaginé par Gravesande pour donner à une lunette la possibilité de suivre le mouvement du soleil, est utilisé aussi pour le réfléchir dans l’axe de la chambre noire, avec une direction toujours
identique. Il porte un miroir mû par un mouvement d’horlogerie, lui imprimant un changement permanent de position d’accord avec celui du soleil. En photomicrograplnc, il s’applique plus spécialement aux
Fig. 52. — Dcliostat do Foucault (construit par M. Dtilw.-cq.)
opérations de cabinet noir qu’au microscope adapté à la chambre noire. Dans le premier cas, on le place extérieurement sur une tablette, et on le règle pour le travail de toute la journée, sans qu’on ait plus ensuite à s’en occuper. On doit avoir soin de lui donner une assiette suffisante pour qu’il soit protégé contre les vibrations causées par lèvent. Comme il
ÉCLAIRAGE
n’a qu’une glace plane située à une certaine distance, il est naturel que l’intensité lumineuse soit moindre qu’avec le miroir concave ordinaire.