‹ La chambre noire et le microscopeChapitre 46 sur 54 · LES TESTS-OBJETS ARTIFICIELS · texte numérisé non relu

LES TESTS-OBJETS ARTIFICIELS

Les tests organiques, et particulièrement les diatomées, offrent dans l’exercice courant de la micrographie un moyen d’appréciation suffisant, et sont aussi d’instructifs sujets d’étude; mais elles ne présentent pas cependant la rigoureuse précision mathématique nécessaire comme terme de comparaison dans les

LES TESTS-OBJETS. 195

solutions décisives d’une grande délicatesse. On a recours alors à un test artificiel , consistant en une série de stries très-fines gravées sur verre, ayant beaucoup de ressemblance avec un micromètre.

Fig. 7G. — Fac-similcdc lesl-objet artificiel de Norbert. — 12', I5',14*bandes d'après une épreuve photographique de V. Woodward.

Un habile artiste deBarth (Poméranie), M. Nobert, a imaginé de tracer sur verre avec le diament des groupes de lignes parallèles, dont l’écartement va toujours en diminuant, le procédé mis en usage pour parvenir à les tracer avec précision est un secret particulier. Dans ses premiers tests, il y a environ vingt-

cinq ans, il plaçait dix groupes, dont l’écartement des lignes était pour le premier groupe de et celui du dernier de Devant les progrès nou-

veaux, le moyen d’essai devenant insuffisant, il livre des tests composés de 50 groupes.

Le 1 ,r contient 443 lignes tiens un millimètre. 5 — 806 —

Naturellement, plus le perfectionnement des objectifs est avancé, plus il est possible de compter de lignes. Mais les derniers groupes sont à peine résolubles avec les meilleurs objectifs actuels ; la question de la vision nette n’est donc pas encore tout à fait tranchée. On est aussi conduit à remarquer que ces lignes tracées sur verre avec une haute perfection ne sont cependant pas exemptes des éraillures ou effritements du diamant qui les trace; à la photographie, elles font ressauter un peu les ondes lumineuses passant à travers le verre, produisant quelque incertitude dans la finesse des lignes sur l’épreuve, selon la différence de la nature du verre, tantôt plus ou moins dur, qui se laisse en conséquence entailler variablement par le diamant. Les solutions des derniers

LES TESTS-OBJETS

groupes sont encore partagées et contestées, car on ne se rend souvent pas compte si c'est une ligne réelle ou une ligne fictive, émanant de l’ombre, d’une ligne droite.

Les tests de Nobert ont été de la part de M. Woodward l’objet de photomicrographies expérimentales au laboratoire de l’« Army medical Muséum, » à Washington; dans une première série d’études, il a essayé des objectif^ de Powel et Lealand, avec des grossissements de 1,000 et 2,000 diamètres; il a obtenu avec la lumière violette du prisme, qui est le plus favorable sous le dernier de ces grossissements, après amplification, les lignes de la 15 e bande d’un test en comprenant 45. Dans une plus récente étude, il a résolu la 16 e et 17 e . Il faisait observer que les bandes de la première série étaient irrégulières, et présentaient des ondulations nuisibles à la netteté, attribuées à des inégalités infiniment petites de la surface du verre ; quand on examine les séries les pins élevées avec un objectif excellent, si l’éclairage n’est pas parfaitement correct, il arrive généralement que l’on ne voit pas les lignes vraies, mais à leur place, des lignes réfléchies beaucoup moins nombreuses que ne devraient être les premières.

Harting, professeur à l’université d’Utrecht, a imaginé un test dioptrique, basé sur l’examen de petites bulles d’air d’un liquide gommeux, permettant d’ex-

primer comparativement en chiffres la valeur d’un objectif. Les résultats dépendants des conditions variables, sont uniquement individuels.

LES PROJECTIONS

Page 1