‹ La chambre noire et le microscopeChapitre 49 sur 54 · PER0T · texte numérisé non relu

PER0T

Fig. 79. —Chalumeau pour la lumière de Drummond.

craie. L’appareil était ainsi connu sous le nom de microscope à gaz. C’était la lumière de Drummond, qui, avant la lumière électrique, avait déjà rendu de grands services comme agent de démonstration et de mani-

festation (les phénomènes physiques dans les amphithéâtres. Maintenant encore, elle semble être préférable aux autres modes d’éclairage par la facilité matérielle avec laquelle on peut l’obtenir ; il suffit de raccorder la lanterne d’un côté avec une conduite de gaz hydrogène d’éclairage, et de l’autre, d'avoir un sac en matière imperméable rempli d’oxygène, qui vient converger avec l’hydrogène au moyen de la pression d’un poids quelconque, sur le bâton de craie. M. Carlevaris proposa de substituer la magnésie à la chaux ou à la craie ; il avait aussi précédemment étudié la lumière oxy-hydro-magnésienne qui était trèspuissante même avec un tout petit réflecteur; puis le capitaine Caron réalisa une autre amélioration en ajoutant aux bâtons de magnésie une couche de zircone ; il les illuminait non plus sur une seule face, mais surtout le contour, envoyant ainsi de la lumière dans toutes les directions. Le rôle de la chaux est de fournir à la flamme les particules solides qui lui font défaut, qui sont naturellement des particules de carbone. M. Tessié du Motay fut l’innovateur de la lumière oxhydrique, composée du gaz oxygène et de l’hydrogène surcarburé, brûlant dans des becs papillon (consommant d’après les expériences 140 litres à l’heure, sous une pression de 0 m , 0025). La blancheur de la lumière oxhydrique avec un gaz bien épuré permet de distinguer les couleurs et les nuances délicates ;

LES PROJECTIONS

ses qualités sont assez photogéniques pour que l’on ait songé, en Angleterre, à s’en servir pour l’éclairage des appareils d’agrandissements et obtenir artificiellement ce que l’on ne peut faire par les temps

Fig. HO. — Lanterne pour les projections à la lumière oxhydrique, montée sur pied mobile et munie du sac à gaz oxygène.

couverts prolongés. Aux différentes réunions scientifiques, aux expositions de photographie (1869 et 1870), la lumière oxhydrique est celle qui a paru donner les Meilleurs résultats ; par sa flamme brillante, qui doit être d’autant plus intense que l’écran qui la reçoit est plus blanc, comme par la facilité matérielle avec laquelle on la produit, elle est destinée à satisfaire aux besoins des projections avec une supériorité incontestable.

Enfin, dans les circonstances où l’on est obligé de s’astreindre à un appareil économique, le gaz, l’huile, le pétrole, mentionnés précédemment comme n'étant d’aucun usage dans la production des photographies, peuvent être mis à profit dans des séances de projections d’importance secondaire. Une forte lampe Car-

Fig. 81 . — Lanterne éclairée par une lampe Carcel pour projections à faible distance.

cel, ou mieux encore, une lampe à deux mèches concentriques, enfermée dans une lanterne en métal, de façon à ne laisser répandre dans la pièce aucune autre lumière que celle dirigée sur l’écran, constitue une mégascope ; il donne à une distance de trois mètres environ un cercle de l ra ,50 de diamètre, où l’on projette facilement des positifs sur verre. La lumière

LES PROJECTIONS

est renvoyée par un réflecteur parabolique, et condensée par une demi-boule de verre de 0 m ,100 de diamètre ; à la partie antérieure un objectif agrandit l’image.

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