Jkosley, Kpitémérides, t. 11, p
En 1663, Colbert encouragea des études en vue d’un aménagement de la haute Seine pour la navigation, mais les travaux ne furent jamais exécutés (Pierre Cléukxt, Lettres, mém. et instruet. de Colbert, t. IV, p. 422).
HYDROGRAPHIK
en aval de Saint- Julien , la Seine se ramifie et forme plusieurs canaux de dérivation que les comtes de Champagne ont fait creuser dès le XII® siècle, tant pour assainir la plaine de Troyes que pour fournir à leur résidence favorite des voies de transport économiques, des moyens de défense et l’approvisionnement en eau nécessaire aux nombreuses industries de la ville. En aval de Troyes, les travaux entrepris dès le XVII® siècle pour créer, eu utilisant le cours de la Seine et de ses dérivations, une voie navigable desservant le centre troyen, ayant été insuffisants, il a fallu en venir à la construction d’un canal latéral entre Troyes et Marcilly (43 kilom.) ouvert à la navigation en 1846 (‘).
Quant à la rivière l’Aube, son utilisation a subi les mêmes vicissitudes (*). Malgré le mauvais état de la rivière, la navigation a persisté longtemps entre Arcis et Marcilly (45 kilom.), et, en amont d’Arcis, jusqu’à Brienne-la-Vieille, l’Aube flottait naguère les bois du Der et de la forêt d’Orient à destination de Paris. Depuis 1886, tout flottage régulier a cessé, et il ne circule plus sur la rivière d’Aube que de rares bateaux chargés du bois abattu le long de ses rives (*).
La haute Seine est officiellement navigable depuis Méry ; en réalité la navigation entre ^larcilly et ]\Iontereau au moyen d’écluses ou flots a toujours été assez précaire. En 1872, le mouillage de la Seine n’était encore que de 1"',50 dans la dérivation de Marcilly; ailleurs, il variait de 0"',90 à 1"',10(‘). Depuis cette époque, de nombreux travaux de régularisation du cours de la rivière et d’approfondissement de son lit (®) ont facilité la navigation aujourd’hui continue entre Mai'cilly et ^lontcreau (67 kilom.) pour les bateaux ne dépassant pas un tirant de 1"*,40 (mouillage l'“,60) qui peuvent circuler sans
1. En 1703, les bateaux remontaient encore Ju.sqii’à Troyes. Depuis 1720, les tronçons du canaux aménagés pour rectifier le cours de la rivière (canaux de Hruslé, de Fuuchy, de Harberoy, de Uiancey, etc.) cessèrent d’étre utilisés. Sous lA)uis XVI, un ministre champenois, Ijoniénie de Brienne, sMnté* ressa. mais sans succès, à la reprise des travaux d’amélioration de la hanta Seine. Cf. Félix Fox* TAINE, La Navigation de la haute Seine dans les temps modernes (Mcm. de la Soc. acad. de VAitbe, t. LXII, 1898, p. 29(ï-297).
2. Colbert conçut le projet de rendre l’Aube régulièrement navigable depuis Magnicourt, on aval
de Lesinont ; mais les travaux entrepris eu 1606 ne purent être menés à bonne tin {Lettres^ mém. et instnict. de Colbert, t. IV, p. 412, 122; 1)ei*i*ino, Cor7*e«/)o»d. «dministratire sous A'/ K, t. IV,
p. 3; Revue de Champagne et de Brie, t. VllI, 1895, p. 193 sqq.; Coiiseit général de RAube, Aimée 1881,