OPULATION TOTALE PAR CANTON EN
HANCT.Lmi BERCER LEVBAtftT & Ci.»
LA POPULATION
tration est surtout frappante : là, pas de hameaux, et peu de fermes isolées à la suiface des plateaux j la totalité de la population est chef-lieu dé la commune et les centres habités sont ordinairement assez éloignés les uns des autres. L. de Lavergne a depuis longtemps observé que cette organisation rurale n’est nulle part aussi marquée que dans la Champagne Pouilleuse (‘). Kous savons que ce mode de groupement de la population doit être surtout attribué a 1 extrême aridité des sols crayeux et aux difticultés d’approvisionnement en eau potable (-). Le village aggloméré de la Chanqmgne Pouilleuse, quelle que soit sa situation, est d’abord environne d une ceinture de terrains cultivés plus ou moins intensivement ; au delà se trouvent les terres de moindre valeur où se pratique l’assolement (trias) ; plus loin, s’étend à perte de vue, la zone périphérique inculte et désertique des savarts que le cultivateur champenois utilise et amélioré par des plantations de résineux. Dans le Vignoble et sur les pentes de la montagne de Reims, la concentration de la population resuite surtout des conditions d’habitat imposées par la culture de la vigne : le précieux domaine vinicole est d’un seul tenant autour des centres habités, ramassés sur euxmêmes comme de petites agglomérations urbaines. Dans l’Argonne, l’extension considérable des forêts, la faible proportion des terres cultivées, l’aridité du sol sur les plateaux constitués par la gaize sont encore un obstacle à la dissémination de la population. Au nord de l’Aisne, dans les cantons bocagers et agricoles de Novion et Chaumont-Porcien, dans la Champagne Humide où les sources et les ruisseaux abondent, où les champs cultivés et les vergers découpent de vastes clairières jusqu’au cœur des massifs forestiers, la population est déjà plus dispersée. La dissémination atteint son maximum dans la vallée d’à onne, sur les coteaux et dans les vallons du pays d’Othe et du àlontois, où les hameaux et les habitations isolées s’égrènent aux alentours des villages ; ce sont déjà les formes de l’habitat caractéristiques de la Puisaye, du Gâtinais et de la Brie.
Certains historiens et économistes font intervenir des influences