l)r Lauit, loe. eit., p
3. l)r Labit, loe. eit., p. 653. Ainsi dans le canton de Juniville (Ardennes), l’indice céphalique pen élevé (82‘”,T) et un excédent du type blond sur le type brun particuliérement infime (0'», 19) corres- )iondent cependant à une taille moyenne supérieure à 1><>,66; dans le canton du Chesue, les chiffres correspondants sont 82,8; 3,10 p. 100; 1“>,66. C’est seulement {mur l'ensemble des cantons de l'arrondissement de Vonziers que l'on constate une corrélation significative entre l’indice céphalique élevé (31,2) et le petit nombre des individus du type blond.
LA. RACE CHAMPENOISE
lique ou de la couleur (‘). Le type champenois, particulièrement dans le nord, serait donc hybride : celte pour la forme du crâne, kymrique pour la taille et la couleur ; l’élément kymrique dolichocéphale aurait imposé sa haute taille et sa couleur claii'c à l'élément indigène primitif caractérisé surtout par sa brachycéphalie. Telle est l’hypothèse à laquelle nous nous arrêterons, faute d’une documentation plus abondante et plus sûre Ç).
Les nombreux vestiges des civilisations préhistoriques retrouvés à la surface et à l’intérieur du sol de la Champagne C), les traces laissées dans la toponymie locale par les différents groupes de peuples qui se sont en quelque sorte superposés dans le pays, nous aident à élucider le problème de la race. On remarque que l’industrie de l’âge de pierre (dolmens, polissoirs, silex taillés, etc.) et l’industrie métallurgique avaient leurs centres localisés plutôt dans le pays d’Othe, au nord de la Vanne, sur les pentes des plateaux de Brie et sur les coteaux qui environnent les plaines de Reims, c’est-à-dire là où la présence des matériaux, blocs de grès, silex, minerai de fer, et proximité du combustible végétal, étaient exceptionnellement favorables au travail de la pierre et du métal (‘). Les outils, armes, objets d’habillement et de parure retrouvés en abondance dans les nécropoles champenoises, par leur diversité même nous permettent de supposer que plusieurs éléments de population se sont juxtaposés et par la suite plus ou moins mêlés en Cham})agne, et, notamment, que les tribus guerrières qui ont apporté l’usage du fer devaient être assez nombreuses. Jlaiheureusement les vestiges humains proprement dits, les crânes et les ossements retrouvés sont beaucoup moins nombreux ; les crânes exhumés jusqu’ici, disséminés dans les musées et les collections particulières, n’ont pas été tous l’objet d’une mensuration méthodique. Les fouilles pratiquées dans diverses localités des départements des Ardennes et de la IMarne ont mis à jour des ossements et un certain nombre de crânes remontant aux époques préhistoriques, dont les indices céphaliques se rapportent à une race plus ou moins