Aêsociatiyn française..., Boulogne, 1899, p
3. Jiullet. de la Soc. d'authropol., 1*^ série, t. I, p. 9-10, 511-519; t. Il, p. 616 ; t. V, p. 561 ; t. VI, p. 311 ; 2« série, t. Vlll, p. 82 î.
LA RACE CHAMPENOISE
l’Auzoïi {Alsonum)y etc.(‘). Au ix* siècle, Serbonnes (Yonne) était encore désigné sous le nom de Silbo3ia(^)'^ le terme de Olonna qui était au IX* siècle le nom d’une petite rivière du Perthois et peut-être le nom primitif de la ville de Saint-Dizier, aurait pour origine le thème ligure olo{^).
Les conquérants Celtes venus de la Germanie vers le vu* siècle avant Jésus-Christ étaient des dolichocéphales à la haute stature, au type blond, mais ils ne paraissent pas avoir été très nombreux (^); les Belges (Kymris, Cimbres ou Galates), qui suivirent les premiers Celtes et s’établirent au iii* siècle avant Jésus-Christ entre le Rhin et la Seine, étaient de même race. La Marne qui, au temps de César, séparait en Champagne les Celtes des Belges, ne paraît pas avoir été une frontière ethnique. Les conquérants Celtes et Belges formaient sans doute, au temps de César, une aristocratie qui fut en partie décimée par la conquête. César ne nomme que trois peuplades gauloises occupant la région champenoise : les Rèmes (Reims), les Senons (Sens) et les Lingons (Langres). Les Celto-Belges ont certainement contribué, quel que fût leur nombre, à modifier par des croisements le type primitif autochtone ; ils ont d’ailleurs laissé des traces nombreuses de l’idiome celtique dans la toponymie locale. Les mots gaulois durum ou dunum (forteresse), briga (pont), catus (bataille), rnagiis (champ); les noms d’hommes Eburos, Vindos, etc., ou de dieu (Camulos), etc., sont entrés dans la composition d’un certain nombre de noms de lieux en Champagne. On peut également considérer comme celtiques, au moins par leurs finales, les noms terminés par les suffixes avos, oialos, acos{^) ; enfin des noms de pays, comme le Der {derv, chêne), le Perthois (Pertè, buisson?), l’Argonne ( altération d’Ardenne); des noms de rivières, de villages, sont immédiatement dérivés de termes celtiques.
Si l’occupation romaine a laissé des traces encore plus nombreuses
1. D’Akbois DK .It'BAiNViDLK, Lcê Frcmiera habitants de VEnropty t. II, ia-8", Pari^», 1891, p. 4, fi, 45, 49, 99, 105-106, lOo, 111-112, 131-132, 16Ü-167, 169, 2l5, 283-284, 294; Lkcomtk, Note sar quelques noms de lieux des départements de l’Yoniie et de Seinc-et-Marue {BuUet. de la Soc. archéoL de Sens^ l. XIII, 1895, p. 92),