‹ La ChampagneChapitre 43 sur 166 · EE PAYS DU FER : VALLAGE · texte numérisé non relu

EE PAYS DU FER : VALLAGE

La jietite vallée de la Biaise, depuis Courcelles jusqu’à son confluent avec la ]\Iarne entre Larzicourt et Arrigny, marque la limite du Der et de la Champagne Humide proprement dite. A l’est et au nord de la Biaise, jusqu’au val de Saulx, la formation infracrétacée atteint son maximum d’extension ; mais les molles assises de l’albien sont loin d’avoir ici le développement qu’elles présentent dans le Der ; les lignes du relief apparaissent moins indécises ; les accidents du terrain qui se multiplient, les thalwegs qui s’eneaissent révèlent une plastieité moindre du sous-sol et des eonditions de sédimentation plus complexes. Si la forêt est encore la note dominante du paysage, les terres rougeâtres, quoique fortes, sont moins humides et les étangs deviennent rares. Les affleurements du néoeomien, partieulièrement dévelop2)és, débordent dans la direction du sud et de l’est, disséminés en lambeaux épars à la surface des plateaux portlandiens ou intercalés dans les anfractuosités du substratum oolithique ; on les retrouve jusque sur le plateau qui sépare les vallées de l’( trnain et de la Meuse, près du village do Keffroy (Meuse) entre Ligny et Vaucouleurs. »Sur ees eonfins de l’auréole infraerétacée, la Champagne et le Bar ruis se pénètrent pour ainsi dire ; le sol se redresse à })lus de 300 mètres (314 mètres près de Nomécourt, entre Biaise et Marne) et les profils du relief s’accusent à mesure que les affleurements du calcaire portlandien, entrecoupés par quelques failles, deviennent prédominants. Aux approches des vallées prineipales (Biaise, l\[arne, Saulx), les plateaux sont tailladés par de nombreuses échanorures aboutissant à des ravins ou des vallons étroits et sinueux. Sur les corniches calcaires, les bois de sapins alternent avec les friches pierreuses, tandis que les vergers et les vignobles tapissent les pentes où s’entassent les éboulis. Ces formes topographiques aux contours rigides qui font pressentir le modelé sculptural si net de la zone oolithique s’expriment dans l’appellation loeale et toute moderne de Vâllage qui a remplacé ici l’antique dénomination purement historique de Berthois, imposée par les géographes du xvii* siècle (').

Partout où les affleurements argileux ont une extension un peu

1. l e pagui pertensiâ, au diocèse do ('bàlons, s’étendait de ce côté jusqu'à la vallée de la Saulx. On retrouve encore des traces do son nom à Juvigny-en-Fcrthois, Savonnières-en-Perthois, Aulnois-cn- Porthois, sur les contins du Barrois.

COUPE DES TERRAINS ENTRE LA CHAMPAGNE POUILLEUSE ET LES CONFINS DU BARROIS

Est

craie glaucouieiiso (cénomauien). — Gaize. — Argiles dn gault (albien). — C* >Sabk*8 verts (albien). — C' Argile à plicatales (néocomieo). — C‘* Argiles bigarrées (néocomicn). — c*“ Argiles ostréennes inéucomieii)- — C''-'' Calcaire ù spataugaes, sables et miaerai do fer géodique (néooomiea). — Calcaire porilandica (jarassique). — (D’après M. l’ibgéDiear Mooet.) — 1-lobelle des lougaears 1/200 000«; échelle des haoteurs 1/4 OOO^'.

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