Cf. \\K\zv.KV\,}^otict8uri'ahha}j€deLongué
4. MrüOV et Nivoit, Htai»st. ogronom. de Varrondisnemeut de l'oMîierA, p. 224-22') ; cf. ARDoriX- Di'MAZkt, }'oyage en France, 2!<‘ série, p. 312.
LES ARDENNES 9 l
plus nombreux et plus accessibles que dans l’Argonne, la viabilité était encore fort imparfaite à la fin du xviii® siècle, et les fameux défilés de La Croix-aux-Bois et du Chesne auraient pu être facilement défendus en 1792. Aujourd’hui la route nationale de Stenay à Vouziers par Buzancy escalade sans peine les coteaux boisés par Büult-aux-Bois, et, après avoir traversé dans une clairière le village de La Croix-aux-Bois qui n’est nullement au fond d’un défilé, elle rejoint la route venant de Grandpré pour redescendre dans la vallée d’Aisne. Quant au non moins fameux défilé du Chesne, il se compose en réalité d’une double voie : ce sont tout d’abord deux routes venant, l’une du Chesne (roiite de Sedan), l’autre de Brieulles-sur-Bar par la trouée de Noirval, et se réunissant à Quatre-Champs dans le vallon de la Fournelle, pour déboucher dans la vallée d’Aisne en face de Vouziers. Depuis quelques années, un chemin de fer à voie étroite de Vouziers à Raucourt (58 kilom.) emprunte le vallon de la Fournelle, et se bifurque, d'un côté sur Le Chesne, de l’autre sur Buzancy. Enfin, à l’ouest du seuil sur lequel est bâti à la lisière des bois le bourg du Chesne, s’ouvre une gorge étroite par laquelle les ruisseaux de i\Iarcquigny et de Day apportent leurs eaux à la rivière d’Aisne en face de Semuy. Cette voie naturelle a été utilisée pour la construction du canal des Ardennes qui joint le canal latéral à l’Aisne à la Meuse navigable par la vallée de la Bar. La construction de ce canal de jonction dont le projet primitif remonte au xvii' siècle(') a nécessité des travaux assez considérables, car le seuil de partage, au Chesne, est à 108 mètres au-dessus du niveau de l’Aisne, et la pente sur le versant de l’Aisne, qui est de 79 mètres pour un parcours de 9 kilomètres, a dû être rachetée par vingt-six écluses. Indépendamment des prises d’eau pratiquées dans la Bar et dans le ruisseau de Longwé, l’alimentation du canal est surtout assui’ée par l’étang de Bairon, immense réservoir qui s’étend près du seuil de partage au fond d’une dépression, entre Le Chesne et Sauville, sur une longueur de G kilomètres, et dont la capacité n’est pas inférieure à 5 millions de mètres cubes. L’étang de Bairon déverse son trop-plein dans la Bar, tout en fournissant au canal 29000 mètres cubes à l’étiage. Ce canal des Ardennes, dont la longueur entre Semuy sur l’Aisne et Pont-à-Bar près de Donchery sur la Meuse est de 38 kilomètres, transporte depuis
1. La construction d’iine voie navigable entre l’Âisnc et la Mense avait été pn^conisée par Colbert et par Vauban. Cf. pe Koilislb, .Mémoires de la généralité de Pari^, t. I, p. 5, note; P. Clément, Lettres, inêtrurtions et mémoires d- Colbert, t. IV, p. 42:?; Lacaille, Lo.s Origines du canal des Ardennes (Herne historique ardcnnaisc, 4« année, 1897, j). 49).
tà.
LA. CHAMPAGNK
1831 les bois de la région et dessert les petites usines situées sur ses rives : moulins de Neuville-et-Day, papeterie de Montgon ; il est surtout une voie de transit pour les bois, les ardoises, les matériaux de construction, les produits métallurgiques des Ardennes et les bouilles du bassin de Liège ('). La population active de cette portion extrême de la zone infracrétacéc est vouée presque exclusivement à l’exploitation des forêts, des carrières et à la culture du sol ; les peigneurs de laines et les tisseurs, qui travaillaient jadis dans un certain nom-
L(* village de Longwé, dans iin ravin, au sud de La Croix-au-Bois (Ardennes).
bre de villages pour les usines de Sedan ou de llethel, ont complètement disparu. Le canton de Tourteron, le moins boisé, a une population plus dense (47,6) que celui du Chesne (30,4) plus spécialement forestier. Un seul centre. Le Chesne, traversé par le canal, a une po-
I. ToDnagn moyen par pi riodes du canal dos Ardennes (ligne tot.ale de Pont-à-Bar à Vieux-K-s-.Vsfeld, S8 kiloni.)
1872 115633 tonnes