Cf. JiuUet. de la Soc. des se. de t. XLI, 1887, p
2. Hslorand, La SeinCf p. 2)3; Manuel hydroî. du basshi de la Seine, p. 93; Service hydrom. du bassin de la Seine, Observations sur le.s cours d’eau, année 1000, atlas, pl. I.
3. Ainsi le ruisseau de Tréinont, dans le ravin de Uigny-le-Ferrou (i>7a<e>C géo^og. de VAube, p. 206, 310).
4. Les pluie.s sont cependant pins abondantes en été et en automne qu’au printemps et en hiver ; à Sens, la hauteur moyenne saisonnière des pluies (période décennale 1871-1880) a été : hiver, 121«‘“,2 ; printemps, 120'““, 3 ; été, 183'“'", 9; automne, 176»“, 2. Hblorasd attribue cos anomalies à l’évaporation intense qui se produit dan.s les marais tourbeux riverains de la Vanne pendant les fortes chaleurs do l’été, déperdition encore activée par une énorme véÿétatiou aquatique (La Seine, p. 160. et Le» Eaux nouvelles, p. I3‘j). Si la saison froide a été sôchc, la Vanne présente durant la saison chaude suivante une baisse continue jusqn’cn octobre, même si les pluies sont abondantes pendant cette partie de rannée (exemple, l’été de 1882); inversement, si la saison froide a été très humide, comme en 1892, durant les mois suivants de la saison chaude, même exceptionnellement secs (1S93), le débit d’étiaf^e no descend pas sensiblement plus bas qu’à l’ordinaire (vS'erp. hydrom. de la Sevve, Obs2rv.it., année 1882, p. 17, et Annal, des Fonts et Vhaussées, sera. 1893, p. 1 175-1176).
cultures arborescentes y ont une jirédominance caractéristique. Tandis que les vignobles tapissent les versants erayeux qui forment le pourtour du massif (Montgueux, Villery, Javernant, Joigny, le val d’Yonne), à l’intérieur, les clairières de la forêt sur les plateaux et les pentes argile-sableuses des coteaux sont couvertes de vergers d’arbres à cidre, et le pays d’Otbe est un pays à cidre, une petite Normandie confinant à un vignoble. Au nord du sillon de la Vanne, les affleurements crayeux, de plus en plus étendus, se révèlent dans le paysage par un sol plus see et plus dénudé. Du côté de l’ouest (^canton de Villeneuve -l’Archevêque), aux environs de Sens, les dépôts tertiaires échappés à la dénudation subsistent encore, soit au sommet des éminences, soit dans les anfractuosités du terrain de craie, et portent de beaux bois, derniers écarts de la forêt d’Otbe : ce sont les forêts domaniales de Bagneaux, de Voisines, de Saint-Maurice-aux-Riclies-Hommes, deLaney, etc,, exploitées jadis et partiellement défrieliées par les moines de l’abbaye de Vauluisant établis dans le vallon de l’Alain, ceux du prieuré de Clairlieu près de Palis, par les nonnes du Paraelet dans la vallée de l’Ardusson et les Templiers de la commanderie de Saint-Flavy (commune de Belleville) [‘]. En se rapprochant de la Seine au nord et à l’est, la dénudation apparaît plus complète ; seuls quelques coteaux portent un couronnement d’argile plastique, comme la colline du Parc-cle-Pont (209 mètres) en face de Pont-sur-Seine, et la forêt fait place au Bocage (Grange le- Bocage, canton de Sergines). Sur ces larges croupes crayeuses auxquelles les géologues appliquent la dénomination purement historique de SénonRiS (■), d’innombrables blocs de grès sauvage, d’origine tertiaire, ont mieux l’ésisté à l’érosion que les argiles à silex et les sables ; enchâssés dans des terrains de transport à la surface des plateaux, ils abondent aux environs des villages d’Avant, Fay, Bourdenay, Bercenay-le-Hayer, Fontaine - les-Grès ; autour de la ferme de Fontenay-lc-Pierreux (commune de Soligny-les-Etangs) ils couvrent une centaine d’iiectares utilisés uniquement pour le parcours des trou} eaux ; mais ils dis})araissent à l’est d’une ligne tracée }iar les villages de Pâlis, Villadin, Avon-la-Pèze, la Fosse-Cordouan, Ge-
1. PUiMÎcurs bois moiitionnés dans le cartulairo de l'abba^c du Paraelet no peuvent être retrouvés
aujourd'hui sur la carte, ou ne forment plus que do.s bocages sans importance (C'f. Lai.orr. Cartul. du dioc. de Troyes, II, 9-10, 19, 24-23, 2H, 36-37, (16, 68, 120, 179, 187). La forêt de Sergines, mentionnée vers 726, iPexisto plus, au moins sous cette dénomination {BuUet.de la Soe. archéol. Vlll,
1861, p. 77); il en est de meme des forêts de Charmoy et de Coudroy {Dictionn. topogr. de VAuhtf aux mots Lharmoy et (ioudroy .