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PAYS u’OTHli
lannes et Saint-Hilaire. La présence de ces blocs eiTatiqucs à la surface des plateaux crayeux explique l’abondance des monuments mégalithiques, dolmens, polissoii-s, etc., trouvés aux environs d’Avant, Avon-la-Pèze, Marcilly-le-Hayer, Ossey-les- Trois-Maisons, etc. ('). La craie blanche (craie nodulcuse, craie à bélemnites) exploitée dans les carrières de Villeloup, du Pavillon, de Dierrey pour la fabrication du « blanc de Troyes » atteint une puissance évaluée à 250 mètres ; elle est mieux caractérisée par ses fossiles que dans les autres ])arties du bassin parisien, et c’est pourquoi le géologue d’Orbigny a choisi en cet endroit le type de l’étage qu’il a désigné sous le nom de « sénonien ». Les assises crayeuses s’inclinent doucement vers le nord-ouest, pour disparaître sous les alluvions de la Seine et reparaître ensuite dans le socle qui supporte la nappe tertiaire de la Bric : sur la bordure du talus qui domine la vallée de la Vanne, la craie atteint une altitude de 2<X) mètres, tandis qu’on ne la trouve plus qu’à 69 mètres à Bazoches-lès-Bray dans la vallée qu’a creusée la Seine. La bordure du massif crayeux est assez profondément ravinée au sud (vallons du Bétro et de l’Alain) et à l’ouest (vallons des rus de Saligny, de ^lauvottc et de l’Oreuse) ; la partie centrale et orientale, où le terrain de craie est dégarni de son revêtement tertiaire, est beaucou]) moins accidentée.
Dans la région de la Vanne où les plateaux sont restés en grande partie le domaine de la forêt, la population s’est agglomérée de préférence au fond des vallons, à proximité des cours d’eau et des sources. Au sud de la Vanne, elle est faiblement concentrée, et de nombreux groupes d’habitations sont dispersés aux alentours des villages, sur le rianc des coteaux jusqu’à la lisière des bois. Les agglomérations les plus nombreuses et les plus fortes sont réparties à la périphérie du massif, dans la vallée supérieure de la Vanne où se sont développés quelques petits centres industriels et surtout dans le val d’Yonne qui constitue une aire de peuplement relativement intense. Les terrasses argilo-marneuses adossées à la corniche méridionale du massif sont jalonnées par un niveau d’eau important le long duquel se pressent de grosses bourgades d’aspect rural, échelonnées le long de la voie l'omaine d’Auxerre à Troyes, une des plus anciennes artères de circulation dans la Champagne méridionale (■). Même agglomération dans
1. Stati$t. gèo’. de l’Aube, p. 12, 621, et B-illet. de la S K. ds3 ic. de Woine, t. XX.'CU, 1878, p. 129 à 21Ü.
|2. Migeones, 221 1 habitants ; Ch-traplost, 1017; Veaiay, 1035; Xeavy-Sautoar, 1169; Aaxou, 1137. '1.^ plupart des centres habités, échelonnés é. la base de la forêt d’Othe, ont une origine très ancienne. Avrolles (Æénroérijn), Champlost (Ca«»Wo»o«in), portent dos noms gaulois. Villery (Villariacun) est
la vallée de la Vanne, voie naturelle entre les vallées de l’Yonne et de la Seine : les villages se pressent sur la rive gauche, à proximité de la ligne des grandes sources.
Dans la partie orientale de la forêt d’Othe, l’industrie de la bonneterie, qui s’est substituée depuis plus d’un siècle à l’antique draperie, a eu pour effet de concentrer la population, et la présence de quelques grandes usines a contribué à ralentir de nos jours le dépeuplement de la contrée. Les fabriques de bonneterie d’Estissac, Aix-en- Otbe, Villeinaur, Pâlis, Saint-^lards, Kigny-le-Ferron (') constituent un groupe industriel très actif dont Troyes est la métropole. Mais les transformations qu’a subies depuis vingt-cinq ans le travail industriel ont eu leur répercussion sur le mouvement de la population. Les petits fabricants disséminés dans la plupart des villages et travaillant à domicile, avec un métier à main, ont disparu; l’industrie de la bonneterie s’est concentrée progressivement dans un nombre restreint d’usines à vapeur pourvues d’un outillage mécanique perfectionné. C’est pourquoi les petites villes qui ont bénéficié de cette concentration de l’industrie, Aix-en-Othe, Estissac, conservent à peu près leurs effectifs de population, tandis que les autres déclinent de plus en plus ("'). Les centres industriels du pays d’Othe, desservis depuis 1873 par la voie ferrée de Sens à Troyes, ont conquis depuis longtemps leur indépendance vis-à-vis du marché troyen ; mais ils souffrent également de la concurrence étrangère et du protectionnisme qui ont resserré les débouchés pour leurs produits en Amérique, en Espagne, en Suisse, en Italie, dans les pays du Levant, d’autant plus que l’absence d’une voie de transport par eau majore pour eux le prix de revient du combustible et des matières premières. L’Age d’or de la bonneterie (1850 à 1870) est déjà lointain pour le pays d’Üthe.
A l’opposé de ce petit groupe industriel, c’est la vallée d’Yonne,
incntioiiné ]iar Grégoire du Tourii i la date de 49^; de même I.irey (Olerieum, 451), Paroy-en-Otbe (Paredtit, 519). Le village disparu du Ulanum, près d’Auxon, a été vraisoiublablcmeot détruit à l’époque des grandes invasions.
1. Fabrication dus bas à côtes, caleçons, gilets, chaussons, guêtres, poignets, etc.
2. Mouvements de la poiiulation dans les centres industriels du pays d'Othe :
.\ix-eu-Othc
AHNSE 1876
ANKKE 1901
Kstissac
Pâlis
Saint-Mard.s
Kignv-lc-Ferron
Villeinaur
I.cs expéditions, en gare d’.\ix-cn-Oihu, des produits de l'indu.stiic locale se sont élevées de 171 9G8 kilogr. eu 199Ü à 21G597 kilogi;. eu 1900.
PAYS d’oTHE
vers laquelle s’oriente l’ensemble du pays d’Othe, qui a fixé, dans une aire très limitée, la population la plus dense. Entre Joigny et Montereau, l’Yonne qui reçoit la Vanne, son dernier affluent, est un fleuve définitivement constitué : c’est une belle voie navigable sillonnée de bateaux qui descendent chargés de bois, de vins, de matériaux de construction destinés à l’approvisionnement de Paris. Sa vallée sinueuse, d’abord resserrée entre des collines crayeuses (environs de Villevallier) extraordinairement frangées en plis de formes arrondies, tantôt molles, tantôt projetées en promontoires, s’élargit peu à peu en aval de Sens, à mesure qu’elle se rapproche du bassin de Montereau où débouche la Seine (‘),
Elle n’est ]>as seulement, depuis un temps immémorial, une grande artère de circulation, voie d’invasions et de commerce, entre les plaines de la Saône et la région de Paris ; sa fécondité exceptionnelle, à proximité du Gâtinais et de la forêt d’Otlie, contrées moins favorisées par la nature, la prédestinaient à grouper le long des rives du fleuve une population très dense. Les vignobles bourguignons de l’Auxerrois et du Tonnerroisse prolongent dans la vallée d’Yonne sur les pentes crayeuses et ensoleillées, complantées de cerisiers et de noyers, que couronnent, sur la rive droite, les massifs de la forêt d’Othe. Çà et là, des moulins, des scieries, des tanneries, des sucreries, disséminés le long de la rivière, attestent l’importance des industries agricoles et forestières. Une vie intense circule dans toute cette vallée, moitié champenoise, moitié bourguignonne. Les centres de population, remarquablement propres et bien bâtis, très rapprochés les uns des autres, s’allongent à proximité de l’Yonne ou s’entassent en amphithéâtre à flanc de coteau. De gros bourgs, dont la population dépasse 1 000 habitants (■), antiques bastides ayant conservé des vestiges de leur passé féodal, alignent leurs constructions massives le long de la route qui côtoie les méandres du fleuve. On conçoit que des groupements politiques se soient constitués sur ces rives attrayantes de l’Yonne, que des centres urbains se soient développés à l’emplacement des principaux ponts, aux stations de la batellerie, aux points de convergence des vallées latérales.
Au confluent de la Vanne, au centre d’un large bassin enveloppé d’une ceinture de coteaux couverts de vignobles et entaillés de car-
1. Sur la vallée d’Vonne, cf. les descriptions de G. Cottkad et V. Petit (Annuaire de l’ yonne t. XVII, 1853, p. 210 sqq.), et Akuuuin-Douazet (Voyage en Frawe, 25« série, p. 21»).
2. Joigny, 625-1; Villeneuvc-sur-Yonne, 4768; Saiut-JuIien-du-Sanlt, 1727; Sens, 14962; Pont-sur- Yonne, 1736; Villeneuve-Ia-Guyard, l 6.j0 ;Chaxupigny, 1179; Vinnouf, 1040; Véron, 1 04.S.
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rières, Sens fut successivement Y oppidum de la peuplade des Sénons {Agedincum) et la métropole épiscopale de la Champagne méridionale. Ses puissants archevêques enrichis par les péages et droits de circulation i)erçus sur les marchandises transportées par la voie de l’Yonne, partageaient avec les évêques de Troyes la possession du pays d’Othe. Citadelle féodale qui passait pour imprenable (') et siège d’un comté, Sens, où sept grandes routes convergeaient dès l’époque romaine C'), fut au Moyen Age un centre industriel et commercial important. Au xiiT siècle il comptait parmi les principales villes « drapantes » du royaume, et les produits de son industrie hguraient tant sur ses marchés périodiques de Saint-Pierre-le-Vif qu’aux célèbres foires de Troyes et de Provins. IVIalgré un outillage eu voies de transport que plus d’un grand centre industriel pourrait lui envier (^), Sens, qui voit défiler dans son port et devant sa gare l’énorme transit en provenance ou à destination de Paris, n’a pas réussi à fixer une grande industrie ; le voisinage de la capiüile semble avoir pesé sur son développement économique (^), et Sens reste une petite ville (14 962 habitants) ayant conservé son cachet d’ancienneté, ses rues étroites et tortueuses et ses vieilles maisons basses au-dessus desquelles se dresse la masse imposante de la cathédrale, le seul monument vraiment remarquable subsistant de son glorieux passé.
En amont de Sens, Joigny, avec ses élégants boulevards qui font face à la rive droite de l’Yonne au pied de la vieille ville, était une forteresse accrochée à l’angle sud-ouest de la forêt d’Othe, et dont les seigneurs, vassaux des comtes de Champagne, gardaient le défilé de l’Yonne, au débouché des plaines de l’Armançon. Ce n’est plus aujourd’hui qu’un petit centre commercial dont le rayon est assez restreint et la population stationnaire (^).
Au nord du sillon de la Vanne, la population se raréfie, son mode
1. Les armoiries de Sens portaient la devise : urbi anliqtta Senonum, nulla cxpngnabiU» arie.
/ 2. Le êepUmvium de Sens se composait des voies venant d’Auxerre, d’Alesia, do Troyes, do 'Meaux, de Paris, d’Orléans et de Gien.
Port sur l’Yonne, croisement des voies ferrées de Paris-Lyon et Orléaus-Cliâlous, voie de Sens à Éjjreville (10 kilom.).
4. Au xvii< siècle, on fabriquait encore à Sens des draps, serges et bas de laine; Colbert essaya d’y implanter l’indu-strie des points do France (i>u Hoilislb, diém. de la généralité de Partit p« 341, 617, 63i, et Correspond, admin. des contrâl. gêner. ^ t. 111. p. 619). L’activité industrielle n’est plus repré* senti e à Sens que par des fabriques de brosses, de chaussons de tresse, de capsules pour bouteilles, d’acide sulfurique, des ateliers de pelleterie et de coutellerie, une viiiaigrerie (cf. Ardoi7IX*1>cm\zrt, Vogage en France, 2ô« série, p. 266-260 et stiiv.) Mouvement des ports de Sons en 1900 : 45940 tonnes (arrivages, 25 760 tonnes; expéditions, 17 607 tonnes ; trafic intérieur, 1 221 tonue.s). Population eu 1851 : 10015 habitants.
5. Mouvement du port en 1901 : 15 1 12 tonnes (arrivages, 7 748 tonnes; expéditions, 7 16G tonnes * trafic intérieur, 193 tonnes). Population en 1651 : 6 1.55 habitants; en 1901, 6251 habitants (cf. Akdouix-DdutzRT, Vogage <n France, 2ô* série, p. 250-251).
PAYS U OTHli
de groupement se transforme à mesure que les affleurements du terrain de craie se multiplient; les agglomérations ont un aspect rural et agricole plus accentué. Tandis que du coté de l’ouest, où des lambeaux tertiaires ont échappé à la dénudation, le pays entrecoupé de ravins conserve son aspect verdoyant de forêts alternant avec les cultures, la population encore disséminée est moyennement dense (Sergines, 99 habitants au kilomètre carré) et les gros villages nombreux, au nord et à l’est, en se rapprochant des plaines de la Seine,
Cl, Pe<it-De$planches.
Type de campaffiio cultivée sur les hautes plaines du terrain do craie, près des Grès (Aub3, route de Troyes à Paris) sur la rive gaucho de la .Seiue.
le sol crayeux et aride (Origny-le-Sec) perd peu à peu sa physionomie bocagère (Marcillyle-Hayer) ; ce ne sont plus que des boqueteaux qui, en raison même de leur rareté, ont mérité d’êti'e signalés par de fréquentes dénominations empruntées au vocabulaire forestier (Fay, Faux, Charmoy, Les Ormeaux, Trerablaye, Prunay). Sur ces hautes plaines crayeuses, dominées çà et là par de faibles éminences (la butte Chaumont près de Ferreux a 195 mètres) et où aucune voie ferrée n’a encore modifié les vieilles habitudes rurales et les formes de l’habitat, les sources et les eaux courantes sont rares, les puits profonds et médiocrement alimentés par les suintements de la craie : de vastes friches s’étendant jusqu’aux approches des villages (Saint- Flavy, iNIarigny, Faux-Villecerf), des plantations de résineux rabougris dont le sombre feuillage tranche sur la blancheur des chemins et les teintes rousses, après la moisson, des interminables champs de seigle, tel est le paysage qui se déroule dans ces campagnes monotones et peu fortunées. La population se tient rassemblée en villages agglomérés, et les centres habités, qui s’espacent de plus en plus, recherchent la fraîcheur des vallons (Orvin, Ai’dusson) et les moindres
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plis du terrain où l’alimentation des puits est plus régulière. Dans ces villages infimes, où la densité de la population est généralement inférieure à 15 habitants par kilomètre carré, les moellons de craie associés aux silex, aux carreaux de terre et aux blocs de grès sauvage, impriment aux constructions une apparence chétive en rapport avec la pauvreté du sol.
Ainsi s’atténuent progressivement, au nord de la Vanne, les caractères distinctifs du pays d’Othe ; en même temps que les éléments du paysage se modifient, le mode de groupement de la population et les formes de l’habitat dénoncent un ensemble de conditions géographiques sensiblement différentes : on passe graduellement du pays d'Othe à la Champagne Pouilleuse.
CHAMPAGNE POUILLEUSE
Au nord-est de Troyes et du val de Seine s’étendent les hautes plaines de la Champagne Pouilleuse. Dans cette partie du bassin parisien, la craiè blanche atteint une puissance et un développement exceptionnels. Tandis que dans le pays d’Othe elle est plus ou moins mascjuée par les dépôts tertiaires, que dans la Picardie située sur l’emplacement de mers relativement récentes elle est recouverte de larges plaques de limon rougeâtre associées à des couches d’argiles et de sables éocènes, la craie, dans la pénéplaine champenoise, laminée par les courants diluviens, se trouve presque complètement débarrassée des dépôts superficiels, disparus par démantèlement ou dissolution. La nappe crayeuse est nettement délimitée au sud et à l’est par la ligne sinueuse et convexe de coteaux qui surmontent les bas plateaux et les plaines de la Champagne Humide et du Vallage argonnien, depuis le val de Seine aux environs de Troyes jusqu’au coude de l’Aisne en amont d’Attigny. Au nord, la vallée d’Aisne, d’Attigny à Berry-au-Bac, marque la limite naturelle de la Champagne Pouilleuse, car au delà de l’Aisne le faciès de la craie blanche se modifie, les lambeaux superficiels d’argiles et de sables tertiaires reparaissent; par suite des discordances de stratification, les deux formations crétacée et jurassique se pénètrent pour ainsi dire. A l’ouest, enfin, dans la Brie et le Tardenois, les assises crayeuses plongent sous les couches tertiaires dont les affleurements sont indiqués à l’horizon par une bordure continue et imposante de coteaux, couverts de vignobles et couronnés de bois.
Dans ces limites, la Champagne crayeuse offre un aspect bien peu
CHAMPAGNIÎ POUILLEUSE
séduisant. Il faut lire les descriptions des voyageurs français ou étrangers qui, à toutes les époques, ont traversé ces tristes plaines champenoises et comparer les vigoureuses esquisses que nous ont laissées d’elles quelques-uns de nos grands écrivains : la gamme des couleurs et des tons varie peu ; une désolante monotonie est l’impression qui se dégage des lignes du paysage, des formes du relief toujours les mêmes, du contour indécis des horizons et de l’aspect extérieur des choses. Tout le pays, écrit en 1695 Jacobs d’iiailly, gentilhomme lillois, « n’est qu’une plaine, de quelque côté que vous vous tourniez, et, dans la longueur de deux ou trois heures, vous ne voyez que le ciel et la terre, sans voir ni arbres, ni buissons (*) ». « L’indigence et la faim semblaient avoir établi leur séjour dans ces tristes lieux, écrit un voyageur français traversant la Champagne dans les premières années du xviii* siècle (“) ; les maisons couvertes de chaumes et de roseaux s’abaissaient jusqu’à terre et ressemblaient à des glacières. Un enduit d’argile broyée avec un peu de paille était le seul obstacle qui en défendait l’entrée. Quant aux habitants, leur figure cadrait à merveille avec la pauvreté de leurs cabanes. » Un gentilhomme autrichien écrit, à la date de 1775, qu’en Champagne « il y a des femmes attelées à des charrues, des paysans qui mangent du trèfle cuit à défaut de pain et qui lui ont semblé plus misérables que les serfs de son pays ». A la même époque, un officier français va jusqu’à préférer le sort des pauvres paysans de la Westphalie et du Brandebourg à celui des habitants de la vallée d’Aube. Arthur Young est frappé de la grande étendue des terres « maigres et misérables » et, pour lui, la Champagne est « presque aussi laide que le Poitou » (’). Victor Hugo, dont un paysage tourmenté et grandiose peut seul exciter la verve, ne trouve, pour caractériser la Champagne,