BASSIN DE REIMS
tent, nialgi’é les crises passagères traversées par la population ouvrière, une prospérité générale croissante (').
L’industrie troyenne de la bonneterie a essaimé non seulement dans le pays d’Othe, mais elle a encore suscité la forte agglomération de Romilly-sur-Seine. Des fabriciues de bonneterie, les plus importantes après celles de Troyes, plus encore que les ateliers de construction de la Compagnie des chemins de fer de l’Est, ont attiré à Romilly la population ouvrière des campagnes environnantes et stimulé l’activité du commerce local; en l’espace de cinquante ans, Romilly a presque triplé sa population (*). Partout où l’industrie de la bonneterie n’a pu infuser un ferment de rénovation et d’activité, les vieux centres urbains n’ont qu’une vie artilicielle et ne se développent pas : ainsi Nogent-Sur-Seine n’est qu’une élégante sous-préfecture dont la population reste à peu près stationnaire, parce qu’elle se trouve en dehors du rayon industriel de la ville de Troyes (^).
Pour retrouver, dans la zone du terrain de craie, une population à la fois fortement agglomérée et très dense, il faut remonter, au nordouest de la Champagne Pouilleuse, jusqu’au bassin de Reims, l’ancienne Camjyania Remensis : il y a là, dans les plaines de la Vesle, au pied d’un large promontoire projeté par le massif tertiaire, une aire de peuplement intense qui dénonce un milieu géographique très particulier.