‹ La ChampagneChapitre 78 sur 166 · De IjAppabent, Le Baesin parisien, p. C · texte numérisé non relu

De IjAppabent, Le Baesin parisien, p. C

2. Ballet, de la Soc. d'études des «c. natur. de Reims, t, V. p. 39. Cf. les notices a;'roiiomiques sur les communes (le Witry-lès-Ueims, Bourgogne, Larannes, Tinqueux, Hermonville. dans le Ballet, du comice agricole de Reims, année 1899, p. 119, 412, 123; année 19C0, p. 213, 332-833, 449.

HASSIX DE REIMS

menter sur place. Dans la vallée marécageuse de la Vesle et sur les sols gréveux et stériles de la plaine, des travaux d’assainissement, d’irrigation et d’épandage, entrepris par la compagnie des eaux vannes de la ville de Reims, ont complètement transformé une partie de la banlieue rémoise (domaines de Baslieux et des Marais). Avec ses larges plaines ondulées toutes en cultures, sa ceinture de vignobles et de forêts sur la bordure du massif tertiaire, le bassin de Reims, très nettement individualisé, est devenu un des pays les plus riehes et les plus peuplés de la Champagne (').

C’est le eentre de Reims qui a exercé la plus grande influence sur le groupement et les mouvements de la population dans toute la partie septentrionale de la région champenoise.

Le développement de la ville de Reims sur les rives de la Vesle ij) a été singulièrement favorisé par sa situation aux confins de pays très différents : plaines de la Champagne, IMontagne, plateaux du Tardenois, entre lesquels des échanges s’imposaient. La proximité de coteaux faciles à défendi'e, couverts de forêts et de vignobles, et dont les flancs sont entaillés de nombreuses carrières, déterminait le site d’une forte agglomération au centre même d’un bassin où convergent les voies de la Bourgogne, de la Champagne et de la Lorraine vei’s les Flandres et la Grande-Bretagne. C’est pourquoi Durocortorum, l’oppidum des Remi, devenu sous la domination romaine la métropole de la seconde Belgique (*), le chef-lieu d’un pagus et le siège d’un des plus importants évêchés de la France mérovingienne et capétienne, a joué pendant plusieurs siècles le rôle d’un centre politique et religieux. Au Moyen Age, Reims était déjà le principal entrepôt des laines pour toute la Champagne septentrionale ; il fabriquait des tapis et des draps x’enommés ; ses marchands, qui constituaient de puissantes corporations, avaient fondé d’opulentes dynasties d’où sortira la famille des Colbert. Ville d’artisans et de bourgeois fiers de leur

1. Indépendamment de l'agglomération de lleiius, cinq ccntrei^ de la banlieue rémoise avaient, en 1901, une population dont la densité kilométrique était supérieure à 100 habitants : Tinqneuz, 111,3; lioivre, 135,5; La Neuvillette, 161,7 ; Cormoiitrcuil, 156,3; Saint-Brice, 197, 3.

2. Sur les origines et le rôle historique de la ville de Reims, cf. les considérations ingénieuses de

M. Vidal de la Blache {Tableau de la géographie de la France f p. 106*107); Noiice>i sur lieims et set environs, in-l8, Reims, 1880, p. 341, 385, 423; AkdOüis-Dümazkt, Voyage en France, 20* série, p. Iî3 eqq. ^

Sur le développement de Tindustrie lainière à Reims, cf. L'Economie sociale dan» le département de la Marne et à Heims, gr. in-S®, Reims, 1900, p. 49 sqq. ; Exposition univeraelle de 1900, Hapports du jury international, groupe XIII, première partie, in-4'', Paris, 1902, p. 472 sqq.

3. Dès l'époque romaine, des route.s rayonnaient de Reims dans toutes les directions, vers Troyes par Chàlons, vers Metz, vers Trêves, vers Cologne, vers le nord de la Gaule par Bavay, vers le port de Boulogne. Pour approvisionner d’eau l’agglomération rémoise, les Romains avaient construit un aqueduc qui amenait les eaux de la Suippe depuis Jonchery.

ricliesse ('), Reims contribuait, jusqu’à une époque l’elativement récente, à faire vivre des milliers d’habitants dans un grand nombre de villages de la Champagne Pouilleuse, qui peignaient et filaient la laine pour ses fabriques. Au xviii' siècle, Reims, devenu un centre de fabrication pour les vins mousseux, disputait à Troyes, ville déchue, le titre de capitale de la province de Champagne. Dans les premières années du xix" siècle, les industriels rémois commencèrent à fabriquer les étoffes désignées sous le nom de mérinos et de cachemires, et bientôt les « articles de Reims », tels que flanelles, draps fins, tissus mélangés, se multiplièrent en se spécialisant de plus en plus. C’est alors que l’aetivité industrielle de Reims fut stimulée par la création d’un réseau très complet de voies de transport, grâce auxquelles la ville sortit de l’isolement qtii entravait son essor. Bien qu’on ait songé plus d’une fois à la rendre navigable, la Vesle n’a jamais pu être utilisée comme voie de transport, et, le projet de joindre la ^'esle à l’Aisne par le ruisseau de Loivre ayant été jugé insuffisant, on dut recourir à la construction d’un canal de jonction entre la Marne et l’Aisne, empruntant la vallée de la Vesle (®). Cette voie navigable, qui s’embranche sur le canal latéral à la Marne à Condé-sur-Marne et aboutit au canal de l’Aisne à Berry-au-Bae (5$ kilomètres), met non seulement Reims en relation avec Paris, mais lui apporte les houilles du nord de la Franee et de la Belgique, les bois et les matériaux de construction de la région ardennaise, les laines débarquées au Havre, à Dunkerque et à Anvers, en un mot il compense, dans une certaine mesure, les inconvénients résultant pour Reims de son éloignement d’un port de mer ('’). Reims n’est pas moins favorisé sous le rapport des voies ferrées qui, dans la seconde moitié du xix' sièele, ont comjdété son outillage industriel (*). Pourvu, depuis 1891, d’un

]. Jacobs D'il.\iifLY, .^ent'.lbumme lilloiij, qui visitait Reims vers 169>, écrit dêdaigneu<emcnt : a C*cst uno très graudti ville, mal pauplée, y ayant fort peu du noblesse et de beau monde, pt‘cs(|uo tous les bourgeois y estant marchands de serges do Reims ou tonnclüers » {Revue de Champagne et de Briet jauv. 18v9, p. 16-17). Un de ces marebauds rémois du temps passé se vantait d’avoir dans sa boutique « la valeur de toutes les charges de cousuiller au présidial • (Albert RaukaUi Les Bourgeois à^autrefoist in-gc, 188G, p. 67).

2. Cf. DKRonK-GÉKUZRZ, Mémoire sur la navigation de la rivière de Valet Reims, Hss*

RioT, Le^ Chemins de fer et le canal de l’Aisne à la Marne (Trar. de VAead. de Reims, t. XI, p. 29J ; t. XII, p. 111).

8. ].<e tonnage moyen du canal s’e.^t élevé de 412000 tonnes en 1868 à 812015 tonnes en 1888 el 1 559 51G tonnes en 1898; le transit, très actif par cette voie entre les régions industrielles du nord et de l’est, absorbe 70 <>/o environ du tonnage total. Le mouvement moyeu des ports de Reims (Reims, Iluon, 8aiut>Hr*.cc) dépasse aujourd’hui 300 00J tonnes.

•4. l** Reims à Paris, par Soissons et Yillers-CoUerets ou par La Ferté-Milon ; 2<> Uci.ns-Épomay (2J kllom.); 3<> Reims à Apremont, par Hazancourt et Chailcraiigc ; 4'* Reims>Mézièrcs, par Rethel ; 5« Roims-Laou (Calais-Iiâlo) ; 6<> tramways de Reims à Verzy (24 kiloro.) et à Cormicy (21 kilom.), a.ssurant les communications avec les centres du vignoble et facilitant l’approvisionnement de Reims eu dem*écs alimoiitairci.

BASSIN DK RKIMS

iiiarclié aux laines, Reims a pu conquérir son indépendance économique et devenir un des centres les plus importants de l’industrie lainière qui a suscité autour d’elle un certain nombre d’industries auxiliaires: ateliers pour le dégraissage et le désuintage de la laine, teintureries, fabriques de savon, ateliers de constructions mécaniques, etc. En l’année 1900, on évaluait à 80 le nombre des établissements se consacrant à Reims au travail de la laine (peignage, filature, tis sage, teinturerie, apprêt, foulerie, etc.), à 14 000 environ le nombre des ouvriers de fabriques, hommes, femmes et enfants, sans compter le personnel des employés et ouvriers des maisons de vente de laines et de tissus (‘), et à 140 millions de francs au minimum la i)roduction de l’ensemble des usines. Quant à l’industrie du champagne, elle était représentée par 45 maisons se livrant à la préparation des vins mousseux, et occupant 3 500 ouvriers (■)• Ea prospérité progressive de la ville de Reims depuis le milieu du siècle dernier s’est manifestée par l’accroissement constant du chiffre de sa population, qui dépasse aujourd’hui 100<K30 habitants (108 385). Cet accroissement e.;t dû non seulement à l’augmentation des effectifs de la garnison (5000 hommes environ) depuis que Reims est devenu le quartier général de la 12’ division (6' corps d’armée) et le centre d’un véritable camp retranché, mais encore à un léger excédent des naissances sur les décès et à l’immigration (■’). Dans un rayon d’une vingtaine de lieues, la population des campagnes environnantes a subi de nos jours l’attraction inévitable exercée par la grande ville. Par suite du passage gi’aduel de la petite industrie familiale à la grande industrie, le travail de la laine disséminé jadis autour de Reims, dans les vallées de la Suippe, de la Retourne, de l’Aisne, de l’Ardres, et jusque dans la Thiérache, s’est concentré de plus en plus dans les grandes usines rémoises (^) ; le peigneur à la main, qui habitait les faubourgs et les villages des environs, a complètement disparu, et une partie de la population ouvrière des petits centres ruraux, que le travail du sol ne suffisait plus à fixer, est venue habiter Reims ; seuls, quel-

1. Toutes ces dorméesdo statistique proviennout d’une eu(iuôto porsoimelle.

2. Les industries auxiliaires telles que fabriques de bouchons, d’agrafes, niiisclets, enveloppes de paille, paniers, caisses d’emballage, occupaient, eu 1903, prés de 600 ouvriers répartis entre une tren* taine d’établissements.

3. Pour la période 1871*1895, la moyenne annuelle (par 1000 habitants) des naissances a été do 30,41; celle des décès, de 2 ,71. Kii 1901, sur une population résidente totale de 198385 habitants, Keims ne comptait pas moins de 1 lb63 individus nés dans uue autre commune du département, 39 136 nés dans un autre département, 7 825 étrangers.

4. Au l^r Janvier 1898, rarrondisiemeut de Reims, dans lequel la ville de Reims figure pour les huit dixiémes, comptait, pour l’industrie textile, 2<> établissements occupant de 101 à 230 ouvriers et ouvrières, 12 de 201 à 500, 3 de 501 à 100), 1 au-dessus de 1000 (L*Économ,ie sociale dans le dépar^ ieinent de la Marne, p. 70*73).

ques villages de la banlieue, bénéficiant de l’essor de la grande industrie, ont pris une extension imprévue : tels Corinontreuil, Courcy, La Neuvillette, Loivre qui, avec leurs verreries à bouteilles, se rattachent au groupe industriel rémois ('). Depuis une quinzaine d’années, l’industrie lainière de Reims, dont la production est destinée en grande partie à l’exportation, a été éprouvée par une crise intense, dont la concurrence étrangère, surtout allemande, les tarifs protecteurs américains, la surproduction et les caprices de la mode sont les principaux facteurs. Le malaise résultant de cette crise s’est traduit par des abaissements de salaires, des chômages, des grèves, des faillites, la fermeture de plusieurs établissements, et il a eu sa répercussion jusque dans le mouvement de la population, dont l’accroissement s’est ralenti (*). Malgré cette épreuve, dont les effets sont, après tout, intermittents, la ville de Reims demeure un des centres industriels les plus riches (") et un diS marchés les plus actifs de la France. La vieille cité archiépiscopale où les rois de France venaient recevoir le sacre a conservé dans sa partie centrale ses petites rues tortueuses bordées de maisons basses et irrégulières, dont quelques-unes sont des reliques artistiques. Devenu une grande ville moderne, ouvrière et militaire, enserrant entre ses interminables faubourgs, ses larges et somptueux boulevards les vieux quartiers et les merveilles architecturales du Moyen Age, Reims, dominé par la niasse puissante de sa cathédrale et par la forêt de ses cheminées d’usines, est vraiment la métropole de toute la Champagne.

Population de quelque» centre» de la banlieue rémoise.

La Neuvilletto ot C.urcy. . .

Loivre

Saint-lSrice ot Cuurcelles. . .

Cormontreuil

Uétheny

Ôü8

2. La population masculine (de vint;! à trente-neuf ans), qui était de 18 779 individus en 188b, était tombée à 1 1 6Ct en 1896 (Annuaire démographique de la ville de lieim», année 18'J5, p. 6).

3. Kn 1899, la succursale de la Banque de France évaluait sou mouvement d'affaires pour le précédent exercice à 15031U000 fr. ; celui de la succursale du Crédit lyonnais, pour le même exercice, aurait dépassé lu double de cette somme.

CllAPlTKE V

Champagne septentrionale : pays au nord de l’Aisne.

La vallée d’Aisne qui, dans sa traversée du terrain de craie depuis Attigny jusqu’à Puntavert, marque la limite septentrionale des plaines arides et blafardes de la Champagne Pouilleuse, est parfois désignée sous le nom d’axone, dénomination primitive de la rivière (Axona)^ dont l’application est toute moderne et conventionnelle, qui ne se retrouve nulle part dans la toponymie locale et n’est même pas usitée dans le pays('). Cette vallée est exceptionnellement fertile : les alluvions argilo-sablcuses de la j)laine sont couvertes de prairies, d’oseraies, de cultures maraîehères qui ont remplacé les anciennes chènevières, et dont les produits sont expédiés sur le marché de Reims ; sur les pentes au sol marneux, et sur les plateaux crayeux riverains couverts de limon, prospèrent les céréales, les fourrages artiticiels et surtout la betterave qui alimente les sucreries d’Attigny, Amagne, Rethel, Acy-Romance, üuignicourt, Berry-au-Bac ; les vergers et la vigne garnissent les talus les mieux exposés, à Château - Porcien , Condé-lès-IIerpy, Asfeld et Blanzy. L’activité industrielle est représentée non seulement par les sucreries, mais encore par des fours à chaux, des tuileries et briqueteries, quelques filatures et tissages de laine, qui, s’ajoutant à l’exploitation agricole du sol, expliquent la densité relativement forte de la population dans cette vallée privilégiée desservie par le canal latéral à l’Aisne ('). En raison du régime demitorrentiel de l’Aisne, la j)lupart des centres habités se sont formés à

1. Cette dénomination, intronisée dans la nomenclature géographique par Hubert {Géographie de$

Ardennee, j>. 102), a été reprise par Akdouik-Dümazet en Franrc, 20 série, p. 212, 3U) et

par Albert Mëyuac {Géographie des ArdenneSf in^S'^, Cbarleville, 1900, passiai).

2. Ce canal, prolongé jusqu’à la Meuse navigable, relié aux canaux de la Marne, et, depuis 1890, aux voies navigables du nord de la France par le canal de l’Aisne à l'Oise (47 kilomètres entre Abbé' court et Bourg-et'Comiu), constitue ainsi une importante voie de transit reliant Reims et la région de Test aux bassins bouillers du nor.l de la France et de la Belgique, Paris à la région ardennaise et au bassin de Liège.

Le tonnage moyen (i*amené à la distance entière) du canal latéral à l'Aisne, entre Vieux«lôs-As* feld et CeUeS'Sur* Aisne (51ln*,59), s'est élevé successivement de 418939 tonnes (période 1872-1881) à 519922 tonnes (période 18 >2-1891) et à 899017 tonnes (période 1892-1900). Kn 1902, le tonnage effectif atteignait 2 235267 tonnes. Le mouvement des houilles représente plus d j 45 <>/o du trafic total.

LA CHAMPAGXK

distance des rives ; plusieurs sont bâtis en anipliithéùtre sur les versants crayeux de la vallée, comme Rethel, Cliâteau-Porcien, Gomont, Asfeld, Taissy, etc. ; Balham, dans une île verdoyante qu’enserre une dérivation de l’Aisne, a trouvé dans les facilités de la défense une compensation aux inconvénients résultant de l’inondation. Les villages de la vallée d’Aisne sont généralement irréguliers et assez mal bâtis. Si, dans les constructions nouvelles, la brique et l’ardoise apportées des Ardennes par la voie du canal sont les matériaux dominants, on retrouve les vieilles bâtisses en moellons de craie ou en carreaux de teiTC avee charpentes de bois, comme dans la C’bampagne Pouilleuse. Attigny, à l’issue du défilé que forme la vallée entre Semuy et Billy-aux- Oies, et à l’entrée d’un riche bassin alluvial, est une ancienne villa royale remontant à l’époque mérovingienne. Les souverains carolingiens qui s’y trouvaient à proximité des forêts giboyeuses de l’Argonne et de l’Ardenne, et des voies naturelles conduisant à la vallée de la Meuse, en avaient fait leur résidence fav’orite. Bien que l’bistoire d’Attigny soit pour ainsi dire toute imprégnée du souvenir des grands événements de l’époque carolingienne, la bourgade, en raison de sa situation exposée aux invasions, n’a pu conserver aucun monument de son passé. ]\ralgré l’activité de quelques industries (briqueteries-tuileries, moulin, sucrerie, deux brasseries, tissage mécanique), avantageusement desservies par le canal et la voie ferrée de Revigny-Hirson, Attigny semble avoir atteint, depuis quelques années, le terme de son accroissement (‘). (^uant à Rethel, centre le plus populeux de la vallée, sur la rive droite de l’Aisne, c’est encore une ville bien champenoise, autant par sa situation géographique, l’aspect vieillot et délabré de ses petites maisons b.vsses et sans style étagées sur les flancs d’une côte crayeuse, que par scs relations économiques et ses traditions. Pendant plusieurs siècles, Rethel a été comme une succursale de l’industrie rémoise, et, aujour l’hui encore, la ville ne se rattache guère aux Ardennes que par .son rang de sous-préfecture et scs rapports administratifs. Colbert, qui était apparenté à plusieurs familles rethéloises, y encouragea l’industrie lainière, et Rethel se mit à fabriquer les articles de Reims : une dérivation de l’Aisne fournit la force motrice aux usines; peu à peu, au pied de la colline que surmonte la haute tour de l’église Saint-Riculas et de la butte qui portait le vieux château ducal, une ville industrielle se forma, ^lais la concentration croissante de l’industrie nuisit à Rethel, et depuis

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