Kn 1S51, 131)7 habitant»; en 187D; en
YALLKE d’ AISNE
une vingtaine d’années, la crise lainière l’a éprouvé plus rudement que Reims sa métropole : Rethel ne compte plus que six à sept H!atures et tissages occupant de 600 à 700 ouvriers (*). Bien que son outillage en voies de transport soit assez complet, l’industrie rethéloise a périclité, et, en dépit des petits ateliers qui se sont formés à côté des usines lainières (scieries mécaniques, fabriques d’instruments agricoles, constructions mécaniques, brasserie, sucrerie), l’essor de la ville semble paralysé 5 Rethel n’a pu fixer sa population ouvrière qui est en décroissance (*), En aval de Rethel, Château ■ Porcien , adossé à une colline crayeuse sur la rive droite de l’Aisne, successivement chef-lieu du pagus Porcensis et d’un comté féodal transformé au XVI® siècle en principauté, n’est qu’un paisible chef-lieu de canton dont les tanneries et les filatures de laine ont décliné ou disparu ( ‘). Balham, avant-port de Saint-Germainmont, Asfeld avec ses rues larges et régulières, ses belles promenades et son église, pastiche ambitieux de Saint-Pierre de Rome, Neufchâtel, Guignicourt, Berry-au-Bac, Pontavert, desservis par la voie ferrée de Rethel à Soissons le long de la rivière d’Aisne (‘), ne sont que des marchés agricoles, pourvus de petits ports où l’on embarque les sucres, les mélasses, les pulpes, les blés à destination de Paris, des villes du Nord et des centres industriels ai’dennais.
Au delà de la riante vallée d’Aisne, ce n’est plus la Champagne Pouilleuse (^) ; les aftleurcments du terrain de craie où prédominent les assises marneuses sont surmontés de nombreux lambeaux tertiaires et de plaques de limon ; bientôt les deux formations supracrétacée et infracrétacée, qui s’enchevêtrent, présentent des sols frais, recouverts d’une végétation luxuriante, sillonnés de cours d’eau ; la population est à la fois plus dense et plus disséminée que dans la Champagne Pouilleuse, les villages s’épanouissent au milieu des jardins et des vergers, et, à mesure qu’on s’éloigne de la vallée d’Aisne pour se rapprocher du pays ardennais, on voit apparaître les lourdes constructions en pierres grises ou jaunâtres avec toitures en ardoises, groupées confusément autour des églises massives dont la plupart ont conservé des vestiges d’anciennes fortifications. Ici, plus de symétrie, plus de propreté même, comme dans la Champagne Pouilleuse. « Le
1. Ku 1815, Kethcl comi)tait 13 usines ou ateliers travaillant la laine : Il peigueries, 12 filatures, 16 tissages {Statistique de la France : in lustrie, Paris, ia*folio, 1817, p. 87*98).