‹ La ChampagneChapitre 80 sur 166 · Knl851, 7 199 habitants; en 1876, 7 185; en · texte numérisé non relu

Knl851, 7 199 habitants; en 1876, 7 185; en

3. .Sa population est tombée de 2517 habitants en 1851 à I 237 eu 1901.

■1. Ij’ouverture d’une section de cette ligne, Uethel-Guignicourt, a eu lieu le 35 octobre 1903.

5. La dénomination de Champagne diap.^raît de la toponymie locale.

long des rues sinueuses et irrégulières, dominées par la Hèche aiguë de l’église, les maisons sont essaimées au hasard de la forme des propriétés, des accidents du terrain, ou simplement du caprice de leurs propriétaires; elles se présentent de face ou de profil, souvent de travers, sans orientation, mais s’ouvrant directement sur la rue. La rue

est à tous et sert à tout Devant les maisons s’amoncellent les

charrues, les outils, les provisions de bois et s’étalent les tas de fumier (‘). » Le contraste est tel que la vallée d’Aisne a pu être considérée comme la limite du pays champenois (* *) ; sur les anciennes cartes, le pays situé au nord de l’Aisne est mentionné comme pays picard (^), et aujourd’hui encore, dans la contrée, les meilleurs sols sont désignés communément sous le nom de « tenues de Picardie ».

Dans son ensemble, le pays au nord de l’Aisne est plus montueux que la Ciiampagne Pouilleuse (*) ; partout ce sont des terrasses ondulées fortement redressées dans la direction du nord, entrecoupées de vallons tortueux et ramifiés qui viennent déboucher dans la vallée d’Aisne. Par suite de leur orientation, ces vallons furent jadis, entre la vallée de la Meuse et les plaines champenoises, des voies naturelles d’invasion ; les châteaux forts du Thour, de Chaumont- Porcien, La Lobbe, Wasigny, Dommely, Inaumont, Charhogne, surv^eillaient les principaux passages; avec les églises fortifiées, ils impriment au pays un cachet militaire et féodal.

Le faciès de la formation crétacée est caractérisé au nord de l’Aisne par de remarquables variations : la puissance de la plupart des couches y est faible, leur allure irrégulière, les discordances de stratifications fréquentes (*). La transgression des mers crétacées semble avoir été particulièrement accentuée dans cette partie nord de la Champagne, où l’on voit les dépôts de l’albien directement en contact avec le corallien. La craie blanche à bélemnites, représentée seulement par

1. I)f Gi ki.liot, Vùcouri prononcé à la séance publique de l’Aeadémie nationale de Heinis {5 Juillet 1900), br. in-8", Reims, liiOÜ, p. 18.

2. Le Toyagenr lillois, .Tacubs D’llAii.i.y, (écrivait en 1G95 : • Vous entrez en Champagne dûs que vous avez passé la rivlire d’Aisno qui la sépare de la Picardie • {Rerue de Champagne et de Brie, janv. 1899, p. 16). Cf. le témoignage d’un autre voyageur, François Vixchant, en 1009 {Bullet. de la Soc. roy. belge de géogr., t. XX, 1896, p. ,8o5).

.8. ,Sur les cartes de Uenricus Hondil'S, Rctbol et tout le pays .au nord de l’.iisne figurent dans l.i

• Picardie inférieure • (A'ourel Atlas ou Théâtre du Monde, Aiustelodaml, 1015, t. II’.

4. A remarquer la fréquence des dénominations eu mont : Inanmont, Chaumont, Mesmont, Marlcmout, Irernaumoiit, Wadimout, Montmcillaut, etc.

5. Sur la géologie du pays au nord de l'Aisne, cf. E. Piettk, Partie inférieure du terrain crétacé dans les Ardennes (Bullet. de la Soc. géol., 2* série, t. XIX); Ebkat, .Stratigraphie de l'étage albieu dans le département des Ardennes (ibid., t. XX); Ch. Uakkois, Mémoire sur le terrain crétacé des -\rdennes (Annal, de la Soc. géol. du A’ord, t. V, 1878); Mel'OY et Nivoit, Carte géologique et agronomique de l’anondis.-ement de Rcthel au l\d0000 , 2 feuilles, Paris, 18:6, et Explication de la carte, 1.1-80, Charleville, 1878.

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