II SOMMAIRE
s'établissent dans la Gaule, du ix e au x e siècle. L'un de ces fiefs est le comté de Vermandois. 11 est donné, vers Tan 820, par Louis-le-Débonnaire, à Pépin , fils naturel de Bernard , roi d'Italie. Héribert I er succède à Pépin dans ce comté. Il était entré dans la ligue formée par Foulques, archevêque de Reims, pour renverser Eudes du trône de France, et le rendre à l'un des descendants de Charlemagne. L'incapacité de Charles-le-Simple lui fait perdre des protecteurs zélés pour sa cause , qu'ils regardaient comme la seule légitime. L'un de ces protecteurs était Àrnolphe, roi de Germanie, descendant luimême de Charlemagne. Lettre de Foulques à Àrnolphe, pour l'engager à soutenir un prince de sa famille , dans un moment où il existe tant de rois qui ne sont pas du sang royal, et où tant d'autres affectent le nom de roi. Arnolphe fournit une armée à Charles , pour le ramener en Neustrie ; mais cette armée l'abandonne , et • il perd , par sa maladresse, la protection d'Arnolphe. Zwentibold, fils naturel de celui-ci, s'allie à Charles malgré son père , mais inutilement. Délaissé par les grands , Charles s'adresse à Eudes lui-même, et demande le partage du royaume. Les conditions conviennent à Eudes , mais non au petit nombre des partisans de Charles. Dé mêlés d 'Héribert I er avec les comtes de Flandre et de Cambrai. Il obtient le secours d'Eudes , à la protection duquel il a acquis un titre, par le mariage de son fils avec la nièce de ce roi. Les partisans de Charles demandent pour lui à Eudes une partie du royaume. La crainte des Normands fait accéder Eudes à cette demande. Reproches que lui adresse le poète Abbon , et tableau des mœurs de la France à la fin du ix e siècle. Près de mourir , Eudes recommande aux grands de reconnaître Charles pour roi. Assassinats de l'archevêque Foulques et d'Héribert I er par Baudouin, comte de Flandre.