‹ La chanson d'Antioche: composée au XIIe siècleChapitre 6 sur 30 · PRÉFACE DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

PRÉFACE DU TRADUCTEUR

gardée comme Tœuvre d'un témoin oculaire, le travail n'en est pas moins digne d'un grand intérêt, « et « il est à espérer que les judicieux éditeurs des hisc( toriens des Croisades ne dédaigneront pas de l'in- « sérer dans leur précieuse collection. »

Quoi qu'il en soit, l'auteur de la Chanson dAntioche , Richard le Pèlerin , a incontestablement assisté aux événements qu'il raconte. On le sent à chaque page de son récit, et à propos des circonstances les plus indifférentes: <( Je sais bien qui ils furent, mais je ne les nommerai pas!... » dit-il en parlant de ces trois chevaliers de mauvais service * qui refusent de suivre Hugues le Moine, le vaillant baron, sortant le premier des remparts pour engager la bataille. Graindor n'a fait que rajeunir, moins d'un siècle plus tard, le style dès lors un peu vieilli du compositeur primitif. Cette considération suffirait seule pour faire lire avec un intérêt plein d'émotion cette histoire partielle de la première croisade, la plus authentique, assurément, qui existe. D'un autre

* W ot tey trois de mesnie escarie.

Je sais bien qui ils furent, mais nés nomerai mie (Chant tiuitième, X].

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