‹ La chanson d'Antioche: composée au XIIe siècleChapitre 8 sur 30 · XII PREFACE DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

XII PREFACE DU TRADUCTEUR

Il le baise et Tétreint ; il la tant désiré !... Dieu Ta ainsi permis, le Roi du Paradis.,.

Par cet enfant fut la ville et le pays conquis. »

Touché de reconnaissance, « le Turc béni croit au Fils de sainte Marie, » livre aux chrétiens son palais, et les introduit dans la cité.

Rien de naturel et de vivant comme ces barons si braves, si durs, au cœur si bien trempé , qui parfois se lamentent et pleurent , parfois se troublent et se montrent, sans respect humain, abattus, intimidés devant le péril ; parfois se querellent, en viennent aux mains pour quelque sujet futile !... Souvent, la naïveté du trouvère peut ne pas paraître sans quelque analogie avec le comique des poètes burlesques d'un autre âge, et en y pensant, on trouve qu'elle lui ressemble, en effet, comme Tenfance ressemble à la décrépitude ! . . .

Mais un autre sentiment encore que celui d'une vague curiosité historique ou littéraire a inspiré notre travail. Il n'est guère de familles en France qui n'eussent quelqu'un de leurs membres à la croisade. Plu-

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