‹ La chanson d'EliacinChapitre 15 sur 26 · SOIR ANCIEN · texte numérisé non relu

SOIR ANCIEN

Abdique, ô mon amour, la majesté des voiles Ou, diapré de pierreries, souffre ton corps. Ta chair est une nuit débordante d'étoiles Et qui resplendira mieux que ta robe d'or 1

Mes bras dorment au bord de la source et t'attendent.

O glisse-toi sur ma poitrine extasiée !

Entends à tes pieds nus l'herbe folle plier

Et chanter les milliers de ses flûtes mourantes.

Ah 1 voici tes cheveux avec tant d'art tressés Qu'on les dirait une imprenable citadelle I Victime au pur autel de mon sein caressé, Ta chevelure abandonnée m'ouvre ses ailes !

L'horizon si profondément nous environne Que nous allons pleurer de mystère et d'oubli, Et lentement durant des instants infinis Mes doigts dénatteront ta splendide couronne.

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