LES MARBRES
Du parc hautain et droit que la lune sature, Où les couples s'en vont se jeter aux taillis, Les marbres souriants et vainqueurs ont jailli, Les vierges et les dieux aux souplesses impures ;
Car au parc où mon cœur se repaît de vains bruits Mes désirs ont mené leur danse solitaire, Et les marbres où l'ombre a laissé du mystère S'abandonnent au vent qui caresse la nuit,
Tandis qu'en la splendeur de leur âme secrète, Les narines gonflées et les lèvres ouvertes. Ils goûtent par delà toute étreinte d'amour,
Vêtus d'argent rêveur ou suavement nus, La quintessence ardente, au fond des avenues, De cette humanité de pourceaux tout autour.