ETE
Les grottes de l'été sont immenses et vides,
Et le dieu triomphal y mène sa clarté.
Ses pieds lourds et puissants font calme sa beauté^
Mais nul désir ne vient lécher ses flancs arides.
Ma lèvre a dédaigné tes jeux habituels, Et notre vie s'achève aux flexions des lignes, Où retombe en combats lassés d'amoureux cygnes L'enlacement des longs jets d'eau continuels.
De nos cœurs consumés la fraîche mort s'élève, Et de ses molles mains^ chargées de pleines fleurs, De ses yeux, où frémit une ardente fadeur, L'ennui vainement nu nous invite à son rêve.