G.-à-d. aux Capitouls
3. Cette tactique dut paraître bien étrange aux assiégés. P. de V.-G. le constate lorsqu'il dit (ch. lxxi, Bouq. 84 c) : c Accef dentés adversarii ad castrum Murelii, statim primo incursu, • primum castri burgum intraverunt, quia obsessi nostri non c poterant illud munire ... ipsum tamen primum castri burgum c hostes citius dimiserunt. » P. de V.-G. nous apprend au début du même chap. que le siège rat mis devant Muret le mardi 10 septembre.
mangé, ils virent venir par un coteau le comte de Montfort avec sa bannière, suivi de nombreux Français tous à cheval1. La campagne1 resplendit des heaumes et des épées comme s'ils eussent été de cristal. [2985] Je dis, par saint Martial, que jamais, entre si peu de gens, on ne vit tant de bons vassaux. Ils entrent à Muret par le marché, et vont, montrant la contenance de vrais barons, aux logis, où ils trouvent en abondance pain, vin et viande. [2990] Le lendemain, au jour, le bon roi d'Aragon et tous ses capitaines vont tenir conseil dehors, en un pré, avec le comte de Toulouse, celui de Foix, celui de Comminges au cœur vaillant et loyal, [2995] et maints autres barons, Ugo le sénéchal9, les bourgeois de Toulouse et tous les artisans4. Le roi parla le premier.
Le roi parla le premier , car il savait bien parler :
c Seigneurs , » leur dit-il , c écoutez ce que je veux
c vous montrer. [3000] Simon est venu dans la ville
c et ne peut échapper. C'est pourquoi je veux vous
c faire savoir que la bataille aura lieu avant la nuit ; et
c vous, soyez prêts à conduire [vos troupes] • Sachez
c frapper et donner de grands coups. [3005] Seraient-
c ils dix fois plus nombreux, nous les ferons battre
4 . Il venait de Fanjaux, en passant par Saverdun et Boulbonne ; voy. P. de V.-G. ch. lxxi et Guil. de Puyl. ch. xxi.
2. La ribeira (?. 2984) désigne la campagne qui s'étend de chaque côté d'un fleuve : c'est plus que les rives , et ce peut bien n'être pas une vallée, quoique ribeira ait eu, et ait encore en certains pays, ce dernier sens (voy. F. Michel, Guerre de Navarre^ p. 415); il n'y a plus en français d'équivalent pour ce mot, depuis que rivière a perdu son sens primitif.