‹ La chanson de la croisade contre les Albigeois, commencéeChapitre 116 sur 303 · Voir la note 2 de la page suivante · texte numérisé non relu

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2. Ge cardinal, que le poète met souvent en évidence, principalement dans les événements qui précédèrent et qui suivirent la mort de Simon de Montfort, mais qu'il ne nomme jamais, n'est pas, comme Ta cru Fauriei (à la table), c Bertrand, cardinal du f titre de S. Jean et 8. Paul, • qui n'arriva sur le théâtre de la guerre qu'en 1217 (P. de V.-C. dans Bouq. 108 c), mais Pierre de Bénévent, cardinal du titre de Sainte Marie in Aquiro, légat dans le Midi de la France depuis le commencement de Tannée 1214; voy. Innoc. epist. 1. XVI, ep. CLXvn, clxx à clxxii; P. de V.-C. ch. lxxxii, Bouq. 100 c, 101s; cf. Vaissète m, 256.

3. C'est à Pâques 1215 que Louis, fils de Philippe-Auguste, se rendit dans le Midi, à la tête de nombreux seigneurs. Leur quarantaine faite, ils retournèrent en France. P. de V.-C. (ch. lxxxii) raconte longuement les circonstances de ce voyage et fait connaître les craintes qu'inspira d'abord la venue du prince.

Por et l'argent soient à lui1. Ils résolurent donc [31 30] de combler les fossés, de façon qu'aucun défenseur ne s'y puisse défendre, si bien armé qu'il soit ; et de ruiner de fond en comble les tours, les murs, les défenses. Telle fut la sentence qui Ait agréée et prononcée2. [31 35] Simon de Montfort resta en possession de toutes les terres qui relevaient du comte de Toulouse et de ses adhérents, celui-ci étant déshérité par l'effet de prédications déloyales3. Et le roi4 s'en retourne en France.

1. Tel est en effet le raisonnement que lui prête à diverses reprises P. de V.-C.; voy. ci-dessus p. 39 n. 1, et 132 n. 1.

2. P. de V.-C. expose avec détail (en. lxxiv) les négociations qui eurent lieu entre les Toulousains et las évoques. Il dit que ceuxlà, après avoir promis d'abord 200 otages, puis 60, finirent par répondre « quod nullo modo obsides darent i. D'autre part, nous savons qu'en février 1215, douze des consuls furent pris comme otages et envoyés à Arles (Du Mège, Hist. des instit. de Toulouse, I, 316 et 422; Clos, Rech. sur le régime municipal dans le Midi de la France, dans les Mém. présentés à l'Ac. des Inscr., 2, m, 348- 9, ou p. 124-5 du tiré à part). Quant à la destruction des murs de Toulouse, elle eut lieu en vertu d'une décision /qui concernait aussi Narbonne et d'autres places fortifiées; voy. P. de V.-C. ch. lxxxu, Bouq. 103 c, 104 a. Il est douteux que le démanteliement ait été exécuté complètement, car on verra plus loin la ville remise assez promptement en état de défense.

3. Cette assertion a besoin d'être précisée. Depuis le moment de la conquête (après Muret), les terres du comte de Toulouse furent tenues par le légat (Pierre de Bénévent), jusqu'en janvier 1215 (n. s.), alors que le concile de Montpellier, à la suggestion du légat, les attribua à Simon de Montfort (P. de Y.-G. ch. lxxxi). Cette décision n'eût pas été valable, ainsi que le remarque P. de V.-C. (Bouq. 101 a), sans la confirmation pontificale. Le pape intervint en effet, et par une lettre du 2 avril 1215 (P. de V.-C. ch. lxxxu , Potthast, n° 4967) confia à Simon les dites terres à titre de commande. Ce n'est qu'à la suite du concile de Latran que ce titre devint définitif.

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