‹ La chanson de la croisade contre les Albigeois, commencéeChapitre 132 sur 303 · Ou encore c allemand » ? voy. p. 78, note · texte numérisé non relu

Ou encore c allemand » ? voy. p. 78, note

5. On verra que Lambert de Limoux (sur lequel voy. p. 44, n. 2) avait le commandement du château. C'est la première fois qu'il est qualifié de sénéchal, titre qu'il reçoit encore au v. 4827, mais qu'il ne prend jamais dans les actes où il figure comme témoin. P. de V.-C, sans nommer aucun des défenseurs du château, dit cependant que parmi eux se trouvait le sénéchal de Simon (Bouq. 105 c).

Guillaume de la Motte S le faux Bernait Adalbert*, font armer leurs compagnies, hommes et chevaux, et sortent par la porte du château3. Ils entrent dans les rues et viennent au galop, [3935] criant : c Montfort! Montfort! > Voilà du nouveau, car c'est la ruine et la destruction qui recommencent. Par la ville s'élèvent le cri et le tumulte. Toute la population court aux armes, et grande est la presse des barons provençaux : [3940] les trompes sonnent, on déploie les enseignes, on crie « Toulouse ! » la chasse va commencer. On frappe de dards et de lances et de pierres à main, de carreaux, de flèches, de haches, de cognées, de lances, d'épées, de bâtons, de massues. [3945] Du haut des fenêtres ils4 les pressent si vivement de toute façon avec des pierres massives qui brisent les boucles des écus et les poitraux*, qu'ils les mènent battant et leur donnent coups mortels, et sans merci les ont forcés à se renfermer dans le château. [3950] Mais ils se défendirent en vaillants guerriers, et munirent les tours, les murs et les échafauds6. Le comte cependant

1. Neveu de Lambert de Limoux; voy. v. 4634-5. « Willelmus de f Mota » est témoin en 1214 à un acte d'hommage rendu à Simon de Montfort (Molinier, Catalogue, n* 93).

2. Fauriel : c Bernard et Adalbert Faulx. » Il me semble plus probable que les deux noms appartiennent au môme personnage, et que /ou* n'est autre chose qu'une épi thète défavorable appliquée à un ennemi, comme bos Test parfois à un ami ; voy. p. 205, n. 4.

3. Le poète ajoute e dels vous (Fauriel lit e deUnaus qu'il traduit par c et du port i). Je ne me rends pas compte de la valeur de cette dénomination qui n'est peut-être motivée que par la rime.

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