‹ La chanson de la croisade contre les Albigeois, commencéeChapitre 239 sur 303 · Pour apporter des vivres · texte numérisé non relu

Pour apporter des vivres

4. Targiers, ici et au v. 8407, parait signifier, non pas comme l'entend Fauriel, « des* hommes armés de targes t, mais plutôt un appareil défensif formé de targes jointes. Nous savons qu'à l'attaque des places les sergents plaçaient en ligne les grands boucliers appelés targes, le long du fossé; voy. les ex. cités dans Du Gange, VI, 509, col. 3, et cf. la Mort de Garin, éd. DuMéril, p. 144.

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car il veut abattre la tour et prendre ses défenseurs. Grandes sont dans Toulouse l'émotion, la peine, la tristesse, la douleur, l'affliction, la peur, l'effroi des hommes et des femmes. [7600] On se dit l'un à l'autre : « Jésus-Christ miséricordieux, veillez sur le droit de vos fidèles ! » Et les aux moutiers, portant les ol deniers, les cierges, les c les chandeliers; [7605] ell fleurit la rose, et de qui :

glorieux et véridique, de soient confondus par les e;

Cependant on convoqui Dalmatz de Creixell qui sait bien parler [7640] parle comme il convient, donnant de sages conseils : « Seic gneurs, si les circonstances sont dures et con- « traires, gardez-vous cependant de vous abandon- « ner à la tristesse et à l'effroi : bien souvent une f perte est l'occasion d'un grand bien1. »

Pour la défense de la ville il fut convenu [7615] que le comte de Comminges avec ses compagnons, Bernait de Montaut*, l'Abbé8, Rogier', Guiraut', Pelfort, tous à cheval, et le peuple de Toulouse belliqueux et actif, occuperaient les tranchées, les fossés et les portes, [7680] et de l'autre côté Rogier Bernart,

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