Comme insigne de leur autorité
pelles, des outils, et il ne reste ni levier (?)*, ni coin, ni marteau, [8175] ni chaudière, ni cuve, ni pieu. On se met aux travaux, aux portes, aux guichets ; nobles et bourgeois se passent les pierres taillées ; ainsi font les dames, les damoiselless, les fillettes, les garçons, les pucelles, les grands et les petits, [8180] chantant ballades, chansons et vers3. Maintes fois les pierres des assiégeants tirent sur eux, et les arcs, les frondes leur lancent des pierres, des carreaux qui leur abattent les vases et les cruches qu'ils portent sur la tète4, et leur rompent manches5 et ronds6, [81 85] leur frappent les jambes, les mains, les doigts ; mais ils ont si bon courage qu'aucun ne s'en épouvante.
Aucun ne s'en épouvante : au contraire, il leur agrée et leur plaît de faire des abris pour défendre les fossés, [8190] et toute la communauté y travailla avec grande joie. Mais les pierriers du dehors, les arcs bandés, leur jettent tant de pierres et de carreaux empennés, qui tombent dans la foule et les frappent de côté, leur percent jambes, poitrines, bras, [8195]