‹ La chanson de la croisade contre les Albigeois, commencéeChapitre 277 sur 303 · Voy. p. 298 d. 2 et 448 n · texte numérisé non relu

Voy. p. 298 d. 2 et 448 n

7. Voy. p. 446 n. 1. — En juin 1226, c Raimundus Arnaudi de Podio » fit sa soumission à l'Église, et s'engagea à rendre an roi le château de Garcassonne à la première réquisition. (Teulet, Layettes, n9 1791.)

8. c EL tinhos dels juratz •, que Fauriel arrive à traduire par c masse levée », n'a pour moi aucun sens. P.-ô. y faut-il chercher le c Robert de Tinhes » du v. 8978.

9. Baziége est sur le Lers; mais ribeira peut désigner tout aussi bien les rives sur une assez grande profondeur.

vous garantissons qu'il n'y a ni crainte à avoir ni danger. Devant vous est le jeune comte qui nous a en haine, [91 05] le preux comte de Foix qui est dur et intelligent ; voici Rogier Bernart avec ses barons, et ils ont amené avec eux les capitaines et les bannis. Et s'ils sont bons aux armes, nous valons plus encore, car ici est concentrée toute la France et tout Montfort, [9140] l'élite de cette terre *, la fleur des croisés, et si personne venait à succomber, nous sommes absous par l'évéque de Toulouse et par monseigneur le légat. — Beau frère, » dit Jean, « pensez à bien férir ; j'en prends à témoins les miracles opérés pour nous et pour la croisade, aujourd'hui [9115] c'est Merci et Péché qui vont se livrer bataille. * Le vicomte de Lautrec2 dit : Seigneurs, écoutez-moi. J'ai bien observé les barons [qui viennent nous attaquer] et ce sera folie que de les attendre ici. — Vicomte, » dit Tibaut, c vous pouvez vous en aller. [9120] Nous attendrons ici le comte, et on verra qui a raison. »

Cependant, après toutes ces paroles, les lignes des chevaliers armés se forment, et les deux partis [opposés] se sont tellement rapprochés qu'il ne reste entre eux qu'un petit fossé sans pont ni planche. [9135] Lorsque le comte de Foix eut passé, avec son vaillant baronage, les deux partis formèrent deux moitiés [égales]3. Mais Foucaut de Berzi, bien en

1. Les barons du Midi qui, tels que le vicomte de Lautrec et Sicart de Montaut, s'étaient joints aux croisés.

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