‹ La chanson de la croisade contre les Albigeois, commencéeChapitre 32 sur 303 · Voy. p. 2, note · texte numérisé non relu

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3. Quel duc? Fauriel traduit, avec vraisemblance, c le duc de Bourgogne. »

48 CROISADE CONTEE LBS ALBIGEOIS. [4209]

ne put s'empêcher de lui faire bon accueil, de même que le comte de Saint-Pol, qui était son cousin1. Les croisés redoutent de se laisser surprendre par l'hiver, et s'en sont retournés à Troyes et à Paris, [885] là bas par Montpellier.

La grande ost se sépare, ne pouvant tenir plus longtemps, mais avant qu'elle se fût dissoute, les messagers s'en vont à Toulouse la grande, pour savoir si [les habitants] veulent traiter. En ce message allèrent beaucoup de bons chevaliers. [890] Les Toulousains disent qu'ils se conformeront à la décision du pape de Rome, auprès de qui ils veulent aller. Les messagers n'obtinrent rien de plus, mais s'en retournèrent par la grande route, et s'en allèrent avec leur ost tout droit à Montpellier. [895] Et le comte de Toulouse s'est apprêté, car je sais qu'il veut aler à Rome, parler avec le pape, il ne veut plus différer ; et je crois qu'il y sera avant le mois de janvier. Mais il y a d'abord envoyé ses messagers; [900] Raimon de Rabastens qui en revint tout récemment *, l'abbé de Saint-Àuzart,

1. Je ne pais découvrir comment Gauchier de Ghàtillon (voy. ci-dessus, p. 15, note 3) pouvait être cousin du jeune Raimon. P.-6. y aurait-il lieu de rétablir ici (en supposant dans le texte une omission ou une faute) le nom de Pierre de Gourtenai, qui était bien réellement cousin du comte de Toulouse ; voy. Du Bouchet, Hist. de la maison de Courtenai, p. 40. Quoi qu'il en soit, le comte de 8aint-Pol ne reparaîtra plus jusqu'au siège de Marmande en 1218 (v. 9278), bien qu'il fut de retour à la croisade dès 1215, puisque l'acte par lequel le sire de Montfort prend Aimeric de Narbonne sous sa protection (22 mai 1215, Molinier, Catalogue, n° 101), fut passé en sa présence.

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